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Suisse Romande

Niveau des lacs de Neuchâtel et de Bienne toujours trop haut

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Le niveau du lac de Neuchâtel descend très lentement. Il faudra attendre plusieurs semaines avant un retour à la normale. (Image d'archives - ©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le niveau des lacs de Neuchâtel et de Bienne est toujours très haut mardi et ne devrait que très peu s'abaisser dans les jours qui suivent. Il faudra compter au minimum trois à quatre semaines avant un retour à la normale. La navigation est toujours interdite.

Le lac de Neuchâtel se situait mardi matin à 430,71 mètres et celui de Bienne à 430,65 mètres, ont indiqué les autorités neuchâteloises dans un communiqué.

Les débits d'eau qui sortent des lacs sont légèrement plus forts que ceux qui rentrent. Il faudra donc compter plusieurs semaines avant que les lacs ne retrouvent leur niveau saisonnier habituel, pour autant qu'aucune violente précipitation n'intervienne entre-temps.

Les arbres touchés par les inondations sont sous haute surveillance. Le fait que leurs racines soient immergées présente un risque de chute, ont averti les autorités. C'est le cas notamment aux Jeunes Rives à Neuchâtel, où le détachement des rochers à proximité du lac pourrait déstabiliser un saule.

Analyses en cours

Pour des questions de sécurité, il est toujours interdit de se baigner et de naviguer sur le lac de Neuchâtel, mais des analyses d'eau sont actuellement en cours afin d'évaluer si l'interdiction peut être levée à certaines plages ou non.

Certaines eaux usées ont pu se jeter dans le lac en raison des crues. Des prélèvements ont été effectués pour évaluer la qualité microbiologique des plages. Les résultats définitifs seront disponibles dans le courant de la semaine.

Sur le lac de Thoune, la navigation pourra reprendre mercredi. Elle est en revanche toujours interdite sur l'Aar, dont le débit reste dangereusement élevé.

Dans le canton de Fribourg, la situation se détend progressivement. Quelques déversements sont encore en cours au barrage de Rossens ainsi qu’à Montsalvens afin de respecter la procédure de décrue. En revanche, le niveau du lac de la Gruyère reste encore élevé.

En outre, les coupures de courant effectuées vendredi sont toujours en cours entre Cheyres et Cudrefin, a indiqué Groupe E dans un communiqué mardi. Les habitants concernés doivent s'attendre à patienter plusieurs jours avant d'être à nouveau alimentés en électricité.

Retour au calme à Lucerne

Détente aussi au lac des Quatre-Cantons dont le niveau est descendu à 434,66 mètres mardi matin, soit 28 centimètres de moins que vendredi lorsque la crue a atteint son maximum. Le célèbre Pont de la Chappelle à Lucerne a pu être rouvert. Les trois autres ponts piétonniers de la ville ont pu rouvrir lundi déjà.

Des orages étant toujours possibles la semaine prochaine, les structures de protection construites le long de la Reuss ne sont pas enlevées pour le moment, ont annoncé mardi les autorités de la ville de Lucerne. La route qui longe le lac en direction du Musée des transports reste fermée.

La baignade dans le lac est à nouveau autorisée, mais les autorités conseillent la plus grande prudence. La baignade dans la Reuss est à éviter, car la rivière reste dangereuse actuellement.

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Lausanne

Orthographe rectifiée: les députés vaudois font de la résistance

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La majorité de droite du Grand Conseil vaudois veut un moratoire sur l'enseignement de l'orthographe rectifiée à l'école (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois souhaite enrayer l'enseignement de l'orthographe rectifiée à l'école. Sa majorité de droite a renvoyé au Conseil d'Etat un postulat demandant un moratoire sur cette réforme.

Celle-ci, annoncée en 2021 par la Conférence latine des directeurs de l'instruction publique (CIIP), prévoit que les manuels scolaires romands soient modifiés selon les règles de l'orthographe rectifiée, et ce dès la prochaine rentrée.

Cette réforme, qui a suscité de vives réactions à travers la Suisse romande, avait déjà agité plusieurs fois le Parlement vaudois ces derniers mois. Mardi, c'est un postulat de Florence Bettschart Narbel (PLR) qui a encore occupé les députés.

Reconnaissant sa "ténacité" sur le sujet, la postulante a rappelé vouloir "défendre la richesse" de la langue française et "résister au modernisme ambiant". Elle a ajouté ne pas comprendre ce souci de simplification de la langue, alors que la réforme maintient plusieurs exceptions.

Elle a encore dit regretter un dossier "mal emmanché", sachant que la Commission interparlementaire de contrôle de la Convention scolaire romande n'a pas été consultée.

Réforme marginale

Plusieurs députés de gauche ont pris la parole pour s'opposer à ce postulat, arguant notamment que la langue française évoluait et que certaines simplifications étaient bienvenues.

Ils ont rappelé que la France ou la Belgique enseignaient déjà cette orthographe rectifiée. Une réforme d'ailleurs très marginale puisqu'elle concerne uniquement 0,4% des mots.

Ils ont encore souligné que les deux graphies - traditionelle et rectifiée - resteraient admises. Le seul changement concernera l'enseignement, puisque c'est l'orthographe rectifiée qui serait désormais transmise aux écoliers.

Ministre pas entendu

De son côté, le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a reconnu qu'avant d'entrer au gouvernement, il était plutôt opposé à cette réforme. Désormais ministre en charge de l'enseignement, il a toutefois appelé les députés à faire preuve de "pragmatisme".

"Est-ce bien raisonnable de vouloir faire cavalier seul au milieu de cet océan francophone ?", a-t-il demandé. Soulignant que "les références" en matière d'orthographe avaient changé, il est inévitable de "s'adapter", a-t-il affirmé.

Le ministre PLR n'a toutefois pas réussi à convaincre la droite de l'hémicycle qui a fait bloc pour accepter le postulat par 71 voix, contre 67 pour son classement et une abstention. Il revient désormais au Conseil d'Etat de se saisir de ce postulat et, comme demandé, d'envisager la possibilité d'un moratoire.

Comme à Genève

Le vote des députés vaudois suit celui de leurs homologues genevois, où la majorité de droite du Grand Conseil continue également de faire barrage à l'orthographe rectifiée. Au sein des autres parlements romands, les différents textes déposés ont fini par être classés dans les cantons de Neuchâtel, du Valais et du Jura. Fribourg n'a pas dû se pencher sur la question.

Annoncé en 2021 par la CIPP, l'enseignement de l'orthographe rectifiée dans les écoles romandes était initialement prévu dès la prochaine rentrée, mais la question se pose désormais avec le blocage valdo-genevois.

Pour mémoire, la réforme reprend des changements recommandés dès 1990 par le Conseil supérieur de la langue française, puis validés par l'Académie française. Parmi les exemples régulièrement cités de cette réforme, oignon devient ognon, piqure perd son circonflexe et piquenique ne forme plus qu'un seul mot.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Les députés fribourgeois votent le renvoi de la loi sur le climat

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L'alliance de la majorité de droite du Grand Conseil fribourgeois a écarté la version "bis" de la loi sur le climat concoctée par la commission ad hoc, malgré le soutien unanime de ses membres (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La majorité de droite du Grand Conseil fribourgeois a voté mardi un renvoi du projet de loi sur le climat, qui devait constituer une première suisse. Malgré un soutien unanime en commission, le Conseil d'Etat devra réévaluer les effets du texte, financiers notamment.

La demande de renvoi déposée par les groupes UDC et PLR-PVL, avec le soutien majoritaire du Centre, a passé la rampe par 55 voix pour, 46 contre et 4 abstentions, au terme du débat d'entrée en matière. "La recherche d'un projet équilibré a guidé le travail de la commission ad hoc", a déploré sa présidente, la centriste Susanne Aebischer.

Pour la première fois sur le plan cantonal en Suisse, Fribourg entendait se donner une base légale spécifique assurant une légitimité juridique à la protection du climat exigée par l’urgence de la situation. "En cas d'inaction, les conséquences seront plus lourdes", a relevé Susanne Aebischer, au début de la discussion.

Attendre ou pas

Que dirait la Terre si elle avait la possibilité de s'exprimer devant le plénum, a indiqué en substance la députée centriste. Avec l'instauration d'une loi sur le climat (LClim), l'ensemble s'articule désormais autour du plan climat, de la transition énergétique et de la mobilité, a-t-elle rappelé.

"L'augmentation des températures est un fait, son origine humaine reconnue", a constaté le conseiller d'Etat Jean-François Steiert. "Chacun a une responsabilité". "Surtout dans un canton qui vit de ses richesses naturelles plus que d'autres", a précisé le ministre de l'environnement, ajoutant qu'il n'était plus possible d'attendre.

Attendre est en revanche l'objectif du député Nicolas Kolly, président du groupe UDC. "Le projet me laisse sans voix", a-t-il dit. "Une usine à gaz, même si le sujet ne s'y prête guère". Il a dénoncé le manque de courage de la loi qui élude la question de savoir "comment arriver à ses fins" et l'impact sur le citoyen.

Analyser l'impact

"Le Conseil d'Etat doit esquisser les conséquences et le financement des mesures", a argumenté la députée PLR Antoinette de Weck à propos de la version "bis" ressortie des travaux d'une commission dont elle était membre. Au final, le gouvernement et l'administration devront analyser l'impact de la version "bis" de la commission.

"C'est une vaine tentative de repousser la loi climat à venir", a déploré sa collègue socialiste Marie Levrat. Le député vert Bruno Clément a regretté que le canton de Fribourg ne fasse pas "oeuvre de pionnier pour une fois". A ses yeux, "le renvoi constitue un déni du travail accompli". La gauche a insisté sur l'urgence d'agir.

"La commission s'est réunie, a décidé à l'unanimité de la nécessité de la loi, pour finir par une demande de renvoi", s'est étonné le député PLR Jean-Daniel Schumacher. Son collègue PS Simon Zurich a tenté une explication par une certaine déconnexion entre les membres d'une commission représentative des forces et les partis en plénum.

Méthode dénoncée

Selon Jean-François Steiert, le renvoi interpelle sur la méthode qui voit "les trois groupes de droite désavouer leurs représentants en commission". L'argument sur le nombre élevé des amendements lui a paru infondé, les deux tiers ayant été repoussés. "Ceux qui ont été acceptés ne changent pas l'esprit de la loi", a-t-il complété.

La LClim, qui devra donc attendre à Fribourg, doit agir comme un instrument de coordination permettant d’assurer l’efficacité et la pérennité du Plan climat cantonal (PCC), voté lui par les députés en septembre 2021. Le PCC s'inscrit dans la stratégie climatique d'ensemble du gouvernement, validée pour sa part en juin 2021.

Pour l'heure, le PCC est financé par un crédit d’engagement de 21 millions de francs, pour une durée initiale de cinq ans. Il peut en outre se voir doter de montants du fonds d’infrastructures, comme c’est le cas, dans le cadre du plan financier, avec une première dotation de 25 millions pour le climat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

AC Immune reçoit un demi-million de dollars pour ses recherches

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La fondation de l'acteur américain Michael J.Fox a fait un don d'un demi-million de dollars à l'entreprise vaudois AC Immune (archives). (© KEYSTONE/EPA/DAVID SWANSON)

AC Immune, le spécialiste vaudois des maladies neurodégénératives, a annoncé mardi avoir reçu de nouvelles subventions des fondations MJFF et Target ALS pour mener à bien son programme de recherche ciblant le TDP-43.

Plus de 500'000 dollars ont été alloués à la société d'Ecublens (VD) par la Fondation Michael J. Fox (MJFF) pour la recherche contre la maladie de Parkinson et par la fondation Target ALS contre la sclérose latérale amyotrophique, rapporte un communiqué.

Les fonds serviront au développement de tests immunologiques de détection des formes liées à la maladie de la protéine TAR de liaison à l'ADN 43 (TDP-43) dans le liquide céphalo-rachidien et des échantillons de sang (tests biofluides).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Des souvenirs de la Fête des Vignerons à découvrir à Vevey

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Le Musée de la Confrérie des Vignerons à Vevey une plongée dans les souvenirs récoltés pendant les douze fêtes des vignerons (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée de la Confrérie des Vignerons à Vevey propose une nouvelle exposition temporaire. "Vendanges de souvenirs, Fêtes des Vignerons 1797-2019" est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 30 novembre 2023.

Dès ses premières éditions, la Fête des Vignerons a suscité un engouement exceptionnel. Bien avant l'avènement de la photographie, gravures, dessins et premiers objets promotionnels se sont multipliés.

Nombreux sont ceux qui ont gardé précieusement leur billet d'accès aux estrades, leur programme ou les articles des gazettes décrivant l'ambiance dans la ville et le spectacle. Ces petits trésors, précieux ou modestes, ont été transmis dans les familles de génération en génération.

L'exposition en propose une sélection non exhaustive. Ils éclairent autant sur les spectacles que sur les goûts et les intérêts des générations successives qui ont vécu, joué, chanté, dansé et assisté aux douze Fêtes entre la fin du 18e et le début du 21e siècle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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