Suisse Romande
Thermes de Val-d’Illiez: enchères annulées
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La vente aux enchères des bassins, de l’hôtel et des restaurants des Thermes Parc à Val-d’Illiez (VS) prévue mercredi est annulée. Le Tribunal cantonal a rejeté la demande d’effet suspensif concernant la faillite des trois autres sociétés du site.
Dans une prise de position écrite, la direction des Thermes Parc a indiqué lundi après-midi son choix de faire recours de la décision prise auprès du Tribunal fédéral. La vente aux enchères prévue n'en demeure pas mois annulée.
Les Thermes Parc s’articulent autour de quatre firmes distinctes, toutes en main du promoteur Richard Cohen. Outre les bains thermaux, fermés depuis mercredi dernier avec 60 emplois perdus, les autres concernent respectivement les appartements du site non vendus – on parle de plusieurs dizaines -, les parkings, ainsi que la source d’eau chaude.
Ces trois autres sociétés anonymes ont été déclarées en faillite cet été. Selon une information tombée lundi matin, l’effet suspensif demandé par le propriétaire auprès du Tribunal cantonal (TC) a été rejeté. Reste au TC à rendre son verdict sur le recours en lui-même.
Soixante emplois supprimés
La décision prise rend de facto la vente aux enchères caduque, selon l’Office de poursuites et faillites du district de Monthey qui l’a annulée. La vente des Bains n'aurait pas permis à leur acquéreur de les exploiter sans collaborer avec le promoteur actuel qui détient les sources. L’option d’une future vente de l’ensemble des sociétés sera privilégiée en cas de quadruple faillite.
Paradoxalement, la mise en faillite des quatre sociétés du groupe par le Tribunal cantonal pourrait simplifier de futurs investissements. Reste à concrétiser l’affaire. Deux pistes, alémanique et française, demeureraient d’actualité, selon des sources proches du dossier.
2018, un tournant
Pour le propriétaire, la situation, fragile depuis des années, s’est détériorée courant 2018. En octobre de l’an dernier, la société d’exploitation du site, MD Management & Développement SA, est sommée de rembourser un prêt octroyé par le canton du Valais de 2,5 millions de francs (crédit NPR), ainsi que huit millions à sa banque partenaire. C’est cet institut bancaire qui a entamé une action légale.
La vente du centre thermal et de son hôtel est ainsi devenue inéluctable, avant qu’elle ne soit différée suite à la décision du Tribunal cantonal. Une importante entreprise générale fait également partie des créanciers.
Un président confiant
Interrogé, le président de la commune de Val-d’Illiez, Ismaël Perrin, parle de "nouvelles solutions à trouver pour un site dont la construction devra être terminée. Je suis confiant. Je ne crains pas que l’endroit devienne une friche." Dans un courrier envoyé il y a quinze jours à différents médias, Richard Cohen a estimé ne pas être suffisamment soutenu par les pouvoirs publics, communaux ou cantonaux. Des accusations réfutées en bloc par l’Etat du Valais et la commune.
Suisse Romande
BCVS: 66,7 millions versés aux collectivités publiques
La Banque Cantonale du Valais (BCVS) s'est réunie en Assemblée générale ordinaire vendredi à Martigny (VS). Elle annonce redistribuer 66,7 millions aux collectivités publiques et 63,2 millions de francs aux actionnaires.
Le rendez-vous a réuni 826 participants, dont 584 actionnaires qui représentent 82,6% du capital-actions, écrit la BCVS dans un communiqué vendredi. Tous les points à l'ordre du jour ont été acceptés, dont les comptes 2025, qui présentent un bénéfice de 85,9 millions de francs.
Les actionnaires ont, en outre, approuvé la proposition du Conseil d'administration d'attribuer 22,7 millions à la réserve légale issue du bénéfice. Ils ont aussi validé la distribution d'un dividende inchangé de 4 francs par action, ce qui représente un montant de 63,2 millions.
"Cet exercice permet de contribuer à hauteur de 66,7 millions de francs aux collectivités publiques, sous forme de dividende, d’impôts et de rémunération de la garantie de l’État", poursuit la banque cantonale valaisanne. La "vision stratégique 2025" a aussi permis à la BCVS de "renforcer sa position dans un marché bancaire complexe et concurrentiel."
Désormais, l'institution met en oeuvre sa Stratégie 2030, lancée l'année dernière. "Plus d’une vingtaine de projets sont en cours d’implémentation, avec des objectifs de performance et d’efficience."
Lors de son Assemblée générale, la BCVS a aussi procédé à l'élection complémentaire d'un membre du Conseil d'administration. Les actionnaires ont élu Antoine Fournier en tant que représentant des actionnaires minoritaires pour les trois prochaines années (2026-2029).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Fin de partie pour la galère à Morges
La galère "La Liberté", plus grande voile du Léman, ne naviguera sans doute plus jamais. Le célèbre bateau, inutilisé au large de Morges depuis plusieurs années, n'a pas reçu l'autorisation cantonale qui aurait pu lui permettre de reprendre ses activités.
Mise à l'eau en 2001, la galère ne peut plus embarquer du public depuis 2017. Des travaux de rénovation et la construction d'un ponton d'accès auraient été nécessaires pour reprendre son exploitation.
Or la Direction générale du territoire et du logement (DGTL) a refusé d'octroyer l'autorisation de construire ce ponton, annonce vendredi Le Journal de Morges. L'information a été confirmée à Keystone-ATS par Jean-Marc Lavanchy, président de l'Association lémanique galère La Liberté, propriétaire du bateau.
M. Lavanchy évoque "une immense colère" et "beaucoup d'incompréhension" à la suite de cette décision. Il relève que le projet du ponton bénéficiait d'un large soutien, notamment de la Ville de Morges, de l'ARCAM (Association de la région Cossonay-Aubonne-Morges) et de plusieurs services cantonaux, seule la DGTL s'y opposant.
"La DGTL savait pourtant que des préavis favorables avaient déjà été acceptés au niveau public pour co-financer une partie importante des travaux de rénovation de la galère et de construction du ponton", note M. Lavanchy.
Besoin public
Retranscrite par Le Journal de Morges, la décision de la DGTL mentionne notamment qu'en l'état, "la construction d'un ponton et des infrastructures liées (buvette, terrasse, billetterie) en zone de protection des rives du lac n'est pas conforme à la LAT et la pesée des intérêts ne permet pas de délivrer une autorisation dérogatoire de construire."
Pour la DGTL, la construction de ce ponton ne répondait pas à "un besoin public", explique Jean-Marc Lavanchy. Alors que, selon lui, il y avait bien un intérêt public à sauver ce bateau, à organiser à nouveau des sorties sur le Léman ou encore à animer le parc de Vertou, où il était prévu de construire le ponton.
"La DGTL savait que d'importants fonds publics avaient déjà été investis depuis 2017 pour développer le nouveau projet d'exploitation, mener des études, préparer le dossier de mise à l'enquête et répondre aux exigences techniques et sécuritaires" du Service des automobiles et de la navigation, souligne encore M. Lavanchy.
Destruction à venir
Faute de temps et de moyens financiers, l'Association lémanique galère La Liberté ne pourra pas faire recours contre la décision de la DGTL. Elle n'aura ensuite d'autre choix que de déposer le bilan en vue de sa dissolution.
Jean-Marc Lavanchy explique qu'une lettre a été adressée au Canton pour qu'il prenne "ses responsabilités" et assume "les mesures nécessaires" pour l'avenir de la galère.
Son rachat par un repreneur reste en théorie possible. Mais M. Lavanchy n'y croit pas, sachant qu'il faudrait toujours trouver un lieu où amarrer le bateau. "La destruction semble être la seule issue", regrette-t-il. Et de prévenir que la destruction d'un tel bateau de 190 tonnes pourrait s'annoncer très compliquée et coûteuse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Valérie Dittli a bien signé un accord secret - Rupture de confiance
La conseillère vaudoise Valérie Dittli a bel et bien conclu un accord pour qu'une plainte pénale soit retirée à son encontre, sans en avertir le Conseil d'Etat. Ce dernier estime que la confiance avec la ministre centriste est entamée et sera difficile à rétablir.
L'ancien juge cantonal Jean-François Meylan, qui a été sollicité le 19 janvier dernier par le Conseil d'Etat pour mener l'enquête, a rendu vendredi son rapport sur l'attribution de mandats suspicieux par Valérie Dittli. Ceux-ci avaient été attribués à l'ancien président de la Commission foncière rurale (CFR 1), Jean-Claude Mathey, après que ce dernier a retiré une plainte pénale contre elle.
M. Meylan a pu prouver l'existence d'une telle convention écrite, signée le 12 décembre 2024. Le texte comprenait plusieurs points, dont le retrait de la plainte pénale. Il prévoyait aussi une rémunération de 10'000 francs à M. Mathey, celui-ci se mettant à disposition de la CFR I durant six mois et s'engageant à réaliser un état des lieux sous forme de rapport sur cette commission, pour soi-disant assurer la transition avec son successeur.
Pas de corruption
Ce montant de 10'000 francs est "disproportionné" par rapport à la contre-prestation apportée par M. Mathey, relève le rapport de 35 pages du juge Meylan, qui s'est concentré sur l'établissement des faits, sans les apprécier ou les commenter. Il a aussi précisé que ce genre de convention n'est pas rare au sein de l'Etat pour le retrait d'une plainte.
Le terme de "corruption" a ensuite été clairement écarté par Jean-Luc Schwaar, directeur général des affaires institutionnelles et des communes du canton de Vaud, interrogé à ce propos.
L'enquêteur a surtout conclu que le Conseil d'Etat n'avait jamais été informé de cette convention et des deux mandats, à commencer par les conditions établies. Selon son rapport, Mme Dittli a juste parlé d'un accord et du remboursement des frais d'avocats de M. Mathey.
2e mandat plus flou
M. Meylan a aussi prouvé que le deuxième mandat, sur la publication d'un ouvrage sur la CFR, ne faisait, lui, pas partie de la convention. Il relève d'une initiative personnelle d'un cadre de la Direction générale de l'agriculture (DGAV). Selon le juge, Mme Dittli a été informée de l'existence de cette idée de mandat en décembre 2024, mais n'en a pas informé non plus le Conseil d’Etat.
Enfin, le rapport montre que deux versements ont été effectués en septembre 2024 sur ordre de Mme Dittli sur le compte de son avocat, pour un total de 23'000 francs, ce montant devant être versé à M. Mathey. Ils ont eu lieu alors qu'aucune convention n'avait été conclue et que le Conseil d'Etat n'avait pas donné son accord au versement d'une compensation financière à M. Mathey, au-delà d'une contribution aux frais d'avocat. Ce montant a été restitué à l'Etat.
Mensonges et cachoteries
Présent lors de la conférence de presse, à l'exception de Valérie Dittli, le gouvernement a réagi en dénonçant les mensonges de la ministre centriste. "Mme Dittli a menti et caché l'existence d'une telle convention, en particulier ses incidences financières pour l'Etat", a déclaré la présidente du gouvernement Christelle Luisier.
Elle a affirmé que "le rapport de confiance avec Mme Dittli s'en trouve ainsi entamé et qu'il sera difficile à le rétablir." Elle a toutefois dit vouloir "s'attacher à travailler de manière la plus unie possible pour l'ensemble de la population vaudoise jusqu'à la fin de la législature", en 2027. "Nous sommes des professionnels et nous le resterons", a-t-elle ajouté.
A ce stade, aucune démission n'a été évoquée. Le Conseil d'Etat ne peut pas légalement suspendre un de ses membres ni lui retirer l'ensemble d'un département. Aucune réorganisation des départements n'a non plus été évoquée vendredi, selon Mme Luisier.
Rapport transmis au MP
Le rapport Meylan va désormais être transmis au Ministère public vaudois, qui devra déterminer s'il existe des infractions pénales. Il fait de facto office de signalement d'une dénonciation pénale.
Selon l'ex-juge cantonal, M. Mathey n'a commis aucune infraction pénale. Le doute subsiste pour Mme Dittli.
Face aux dysfonctionnements au sein de la DGAV mis au jour par le rapport Meylan, le Conseil d'Etat va mandater le Contrôle cantonal des finances (CCF) afin d'effectuer un audit de la DGAV.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Le Continuum: une nouvelle âme au cœur de Sévelin
Après d'importants travaux de mise aux normes, le Continuum franchit une étape majeure. Fort d'une nouvelle licence de bar-terrasse, ce lieu hybride mêle désormais art de la table, mode, scène artistique et rencontres dans le quartier de Sévelin, à Lausanne.
Niché au cœur du quartier de Sévelin à Lausanne, le Continuum propose un nouveau souffle aux Lausannois. Après d’importants travaux pour se mettre au norme, l’espace mêle désormais art de la table, mode, scène et rencontres. Une réouverture synonyme de nouveau départ pour l’équipe du Continuum, comme l'explique l'un de ses trois fondateurs Benjamin Gmür.
Lancé fin 2023, le projet franchit une nouvelle étape avec l’obtention d’une licence pour exploiter un bar-terrasse. Situé dans une ancienne friche industrielle, l'architecte de formation décrit un espace qui su conserver son identité brute tout en s'ouvrant au public.
Le Continuum se veut avant tout une plateforme pour la scène locale. Son "Store" permanent, propose des créations allant de la mode à l'artisanat, avec une volonté marquée de soutenir les talents de la région.
Pour marquer sa réouverture, un premier événement est organisé ce samedi 25 avril. Au programme: un pop-up accompagné d'une sélection de vêtement pour chiner un marché de créateurs suivi de DJ locaux. À terme, les fondateurs espèrent faire du Continuum un véritable lieu de vie offrant un rayonnement qui dépasse le simple bar de quartier.
Toutes les informations sont à retrouver sur le site du Continuum.
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