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Vaud

Le Conseil d'Etat dira bientôt s'il dénonce Holcim

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L'ancienne maison occupée au Mormont par les zadistes a été détruite sans autorisation par Holcim (Archives © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois dira "très prochainement" s'il dénonce Holcim pour la démolition du bâtiment occupé par les zadistes sur la colline du Mormont. Le cimentier, propriétaire des lieux, a fait détruire sans autorisation cette bâtisse début avril, quelques jours après l'évacuation de la ZAD.

"Une instruction est actuellement menée par la Direction générale du territoire et du logement. La réponse est attendue très prochainement", a relevé la conseillère d'Etat Christelle Luisier. Elle répondait mardi devant le Grand Conseil à une question orale du député Raphaël Mahaim (Verts), qui souhaitait savoir si Holcim serait dénoncé aux autorités pénales.

Mme Luisier a précisé qu'une démolition sans autorisation contrevenait à la législation sur l'aménagement sur le territoire et qu'une telle action était poursuivie d'office. "Il s'agit toutefois de voir si le Conseil d'Etat peut lui-même procéder à une dénonciation, alors que ce n'est généralement pas dans sa pratique", a-t-elle dit.

Arbres abattus

Toujours lors des questions orales, Sacha Soldini (UDC) a voulu savoir combien d'arbres avaient été abattus par les activistes durant leurs cinq mois d'occupation au Mormont. "Entre 10 et 20", lui a répondu la conseillère d'Etat Béatrice Métraux, se basant sur une inspection des lieux au lendemain de l'évacuation de la ZAD. Ces arbres ont été coupés pour construire des cabanes et des barricades, a-t-elle précisé.

Deux interpellations ont également été développées en plénum mardi au sujet de cette évacuation. L'UDC Fabien Deillon s'est interrogé sur les conséquences pour le contribuable, sachant que "l'occupation du Mormont s'est sodée par une opération spectaculaire" avec l'intervention de quelque 600 policiers.

Hadrien Buclin (Ensemble à Gauche - POP) a, lui, demandé des éclaircissements "sur certains agissements curieux de la police" durant l'évacuation. Il a fait allusion à des arrestations et fouilles jugées "disproportionnées", ainsi qu'à des journalistes qui auraient été entravés dans leur pratique ce jour-là.

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Vaud

Nuisances sonores: la traque aux véhicules non conformes continue

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Le Samedi 4 avril, sur 36 véhicules contrôlés, 11 ont été examinés par le Service des automobiles et de la navigation (SAN). Les sanctions sont tombées avec la saisie de trois jeux de plaques, l'immobilisation d'un véhicule et 11 dénonciations en préfecture. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Une opération a ciblé les régions de Nyon et de Gland, avec l’appui du Service des automobiles et de la navigation (SAN) le samedi 4 avril 2026. L’an dernier, 18 contrôles ont été menés. Sur près de 500 véhicules contrôlés, moins de la moitié ont fait l’objet d’une dénonciation. Une tendance stable mais qui ne faiblit pas.

Depuis 2021, la Police cantonale vaudoise et le Service des automobiles et de la navigation (SAN) mènent une vingtaine d'opérations annuelles contre le bruit routier. Durant le week-end de Pâques, le samedi 4 avril 2026, une opération conjointe entre la Gendarmerie et la Police Nyon Région a ciblé les régions de Nyon et Gland. Bilan de cette journée: sur 36 véhicules contrôlés, 11 ont été examinés par les experts du SAN. Les sanctions sont tombées avec la saisie de trois jeux de plaques, l'immobilisation d'un véhicule et 11 dénonciations en préfecture. Un automobiliste devra  répondre de ses actes devant le Ministère public.

Un fléau pour la tranquillité des Vaudois

Ces opérations répondent à une volonté commune de réduire les nuisances sonores du trafic et d'accroître la sécurité routière. L'objectif est de garantir la tranquillité des usagers de la route et des habitants face à des comportements de plus en plus problématiques.

Premier-lieutenant David Guisolan Chef des communications et relations publiques à la police vaudoise

Le premier-lieutenant David Guisolan précise que l'attention des agents est attirée par les véhicules qui « font apparaître des modifications techniques », parfois visibles à l'œil nu, mais souvent cachées dans la mécanique pour gagner en puissance et augmenter le volume sonore. L'article 33 de l'OCR interdit désormais les bruits évitables, y compris ceux générés par des systèmes d'échappement modifiés et lors de l’activation du mode de circulation sport.

Une surveillance accrue sur l'ensemble du territoire

Le retour des beaux jours marque traditionnellement le retour des motocyclistes et des propriétaires de voitures sportives, et avec eux, une augmentation des nuisances. Toutefois, la vigilance reste constante toute l'année. Les contrôles ne se limitent pas aux centres urbains: les cols de montagne, les zones industrielles ou les secteurs de campagne sont également sous surveillance.

Premier-lieutenant David Guisolan Chef des communications et relations publiques à la police vaudoise

Une tendance stable, mais sans recul

L'an dernier, 18 contrôles d'envergure ont été menés à travers le canton. Sur 492 véhicules passés au crible, 269 ont fait l'objet d'une dénonciation. Si la tendance est jugée stable le premier-lieutenant, elle ne montre pas de recul depuis 2021.

Premier-lieutenant David Guisolan Chef des communications et relations publiques à la police vaudoise

Malgré la prévention et la répression, le nombre d'infractions ne faiblit pas. Les sanctions peuvent aller jusqu'au retrait du permis de conduire ou à la saisie immédiate du véhicule. La police peut également procéder à la destruction des pièces non homologuées. Face à ce constat, les polices vaudoises et le SAN prévoient de poursuivre leur collaboration avec intensité sur tout le territoire cantonal.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Vaud

Etagnières (VD): une initiative communale a été invalidée à tort

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Une initiative voulant réglementer l'installation d'antennes de téléphonie n'aurait pas dû être invalidée pour des questions de forme, a jugé mercredi le Tribunal fédéral qui n'a pas examiné le contenu du texte. (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Une initiative communale qui comptait modifier de manière précise le plan d'affectation a été invalidée à tort, selon le Tribunal fédéral. Les citoyens d'Etagnières (VD) désiraient par leur texte réglementer l'installation d'antennes de téléphonie.

Les autorités communales, puis la Cour constitutionnelle vaudoise, avaient invalidé l'initiative en arguant qu'elle était rédigée de manière trop précise et qu'elle aurait dû être conçue en termes généraux, dès lors qu'elle touchait au plan d'affectation de la commune.

Le Tribunal fédéral a admis en audience publique le recours interjeté par les initiants contre cette décision, par trois voix contre deux. L'arrêt de la Cour constitutionnelle a été annulé: les juges cantonaux devront se repencher sur la question, en tenant compte du fait que l'initiative est formellement valide.

Un juge a procédé à une interprétation historique, à savoir qu'il a recherché la volonté du législateur vaudois au moment d'adopter la loi. Il en est venu à la conclusion que la loi avait été conçue pour aider les initiants et non pas pour leur mettre des bâtons dans les roues.

Troisième projet d'initiative

Des citoyens d'Etagnières (VD) avaient déposé en avril 2024 l'initiative populaire communale "Pour une réglementation des installations de téléphonie mobile". Cette dernière prévoyait que l'installation des antennes de téléphonie mobile "visuellement reconnaissables en tant que telle" devait obéir à des "zones de priorité".

Selon ce texte, l'antenne en question devait d'abord être installée dans une zone de première priorité, sauf si l'opérateur prouvait que cela n'était pas possible pour des raisons techniques. Dans ce cas-là, on pouvait passer à une zone de deuxième priorité.

Dans le détail, les antennes étaient ainsi prévues prioritairement en zone publique et parapublique, à l'exception de l'école primaire et de la garderie, puis en zone artisanale. Les zones d'habitation et les zones de villas ne constituaient que des zones de quatrième et cinquième priorité.

Toutefois, le contenu de l'initiative n'a pas été examinée par les juges de Mon Repos, qui ne se sont prononcés que sur la question de la forme que l'initiative devait revêtir pour être validée.

C'est la troisième fois que les initiants ont tenté de réguler l'installation d'antennes téléphoniques sur le territoire de la commune. Leurs deux premières initiatives avaient été refusées par le Tribunal fédéral, car elles prévoyaient une zone d'exclusion qui correspondait à la totalité de la zone à bâtir du village. Cela avait été jugé contraire au droit fédéral.

(arrêt 1C_341/2025 du 8 avril 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Emilie Bujès quitte Visions du Réel pour le GIFF

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Emilie Bujès va quitter la direction du festival Visions du Réel à fin juillet 2026 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La directrice artistique du festival du film documentaire Visions du Réel Emilie Bujès va quitter son poste à la fin juillet. En poste depuis 2018, elle a décidé de relever un nouveau défi en prenant la direction artistique du Geneva International Film Festival (GIFF).

Emilie Bujès est en poste de codirectrice et responsable de la programmation et de l'industrie de Vision du Réel depuis 2018. Elle a participé à neuf éditions du festival, dont l'édition 2026 se tient du 17 au 26 avril prochain. L'annonce de son départ a été faite mercredi par la Fondation Visions du Réel dans un communiqué.

Elle prendra la direction artistique du GIFF le 1er août 2026, est-il précisé. "Cette étape logique permettra à Emilie Bujès d'élargir encore davantage le spectre cinématographique de son travail et de se consacrer à la fiction, ainsi qu'aux séries et au numérique", explique la fondation.

Le poste de direction artistique fera prochainement l'objet d'un appel à candidatures, souligne le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Dix mineurs condamnés pour commande de faux documents d'identité

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La Police cantonale vaudoise a informé mercredi que dix mineurs résidant dans le canton ont été condamnés par le Tribunal des mineurs dans le cadre d'une commande de faux documents d'identité (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Dix mineurs résidant dans le Canton de Vaud ont été condamnés par le Tribunal des mineurs dans le cadre d'une affaire de faux documents d'identité. Un colis contenant des papiers falsifiés avait été saisi par les douanes en mai 2025 et une enquête avait été ouverte.

Les jeunes impliqués avaient pour objectif d'accéder à des établissements nocturnes, explique la Police cantonale vaudoise dans un communiqué mercredi. Entendus en qualité de prévenus lors des investigations, ils ont déclaré "ne pas avoir pleinement mesuré la gravité de leurs actes."

L'audition du mineur ayant passé la commande a également permis "d'établir que la commande avait été effectuée via un contact WhatsApp localisé au Royaume-Uni", précise encore la Police cantonale. Intercepté à Zurich, le paquet contenait neuf cartes d'identité et un permis de conduire.

Le dossier avait ensuite été transmis à la Police cantonale vaudoise, qui a mené les investigations. Plus précisément, l'enquête a été confiée à la gendarmerie de Vevey sous la conduite du Tribunal des mineurs.

Appel à la prudence

Dans son communiqué, la Police cantonale vaudoise "rappelle que la fabrication, la commande, la détention et l’utilisation de faux documents officiels constituent des infractions pénales passibles de sanctions, y compris pour les mineurs. Il en va de même pour l'utilisation de la pièce d'identité d'autrui à des fins personnelles."

Elle appelle aussi les jeunes et leurs parents "à faire preuve de vigilance face aux offres circulant sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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