Rejoignez-nous

Vaud

Un ex-chauffeur d'Uber obtient gain de cause

Publié

,

le

Selon la justice vaudoise, Uber a bel et bien le statut d'employeur. (Photo d'illustration - ©KEYSTONE/AP/Darryl Dyck)

La justice vaudoise a reconnu le statut de salarié à un ancien chauffeur d'Uber. La Cour d'appel cantonale a confirmé un jugement du Tribunal des prud'hommes de Lausanne, qui avait estimé que cet homme avait été licencié de manière injustifiée.

Ce chauffeur a travaillé pour Rasier Operations B.V., une filiale d'Uber, entre avril 2015 et décembre 2016. Son compte avait été désactivé fin 2016 en raison de plaintes à son égard.

Rejetant ces accusations et estimant avoir été injustement licencié, le chauffeur s'est tourné vers le Tribunal des prud'hommes, qui lui a donné raison en avril 2019. Ce jugement a désormais été confirmé par le Tribunal cantonal, a annoncé mardi Me Rémy Wyler, l'avocat du chauffeur.

Dans un arrêt transmis aux parties le 11 septembre, le Tribunal cantonal a reconnu "l'existence d'un rapport de subordination" qui est l'un des éléments caractéristiques du contrat de travail entre le chauffeur et Uber, a relevé Me Wyler dans un communiqué. La Cour a justifié cette décision en soulignant notamment que le véhicule devait être approuvé par Uber, mais aussi que l'itinéraire à suivre, le prix de la course et le montant revenant au chauffeur étaient déterminés par l'entreprise.

Comme en première instance, le Tribunal cantonal a condamné la filiale d'Uber à verser à son ex-chauffeur environ 19'000 francs. Ce montant englobe les deux mois de salaire du congé légal, une indemnité pour licenciement immédiat injustifié et les vacances auxquelles il aurait eu droit.

Selon Me Wyler, c'est la première fois en Suisse qu'un tribunal cantonal, statuant comme autorité d'appel, estime que le groupe Uber doit se comporter comme un employeur. L'avocat précise qu'un recours devant le Tribunal fédéral reste encore possible.

Satisfaction d'Unia

Le syndicat Unia s'est réjoui de cette nouvelle décision de justice. Le statut de salariés aux chauffeurs d'Uber devrait leur garantir "les cotisations aux assurances sociales, un salaire approprié, des vacances payées, l'indemnisation des dépenses et le respect des délais de résiliation ordinaires", a écrit Unia dans un communiqué.

Selon les calculs du syndicat, Uber doit "plusieurs centaines de millions de francs à ses quelques milliers de chauffeurs en Suisse" pour la période de 2013 à 2020. Les employés d'Uber y ont droit rétroactivement, a-t-il affirmé.

Début septembre à Genève, ce sont les livreurs d'Uber Eats qui ont obtenu le statut d'employés. L'administration genevoise considère Uber Eats comme une entreprise de location de services, et donc comme un employeur. Ce point de vue, contesté par la multinationale, a été confirmé récemment par Cour de justice de Genève. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) doit encore se prononcer sur la question.

Continuer la lecture
1 commentaire

1 commentaire

  1. amélie

    18 septembre 2020 à 15:51

    concernant le statut des chauffeurs, il faut souligner que le développement important d’emplois « uberisés » implique des risques spécifiques pour ces travailleurs indépendants fictifs et présentent beaucoup d’inconvénients pour la santé et la sécurité du travail avec de la précarité, et peu de prévention des risques professionnels et de protection sociale : https://www.officiel-prevention.com/dossier/formation/fiches-metier/la-prevention-des-risques-professionnels-lies-aux-plateformes-de-services

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Morges: carton plein pour le Diabolo Festival

Publié

le

Le site de Beuasobre a accueilli le festival (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pour sa dixième édition, le Diabolo Festival a affiché complet samedi et dimanche à Morges. Le festival pour enfants a accueilli quelque 7000 personnes.

En ouvrant ses portes, le festival proposait encore quelques places, mais elles ont vite trouvé preneur, dès 13h00 samedi et dès 11h00 dimanche, ont annoncé les organisateurs. Des spectacles de qualité et une météo idéale: tout était réuni pour séduire petits et grands.

Comme à son habitude, le programme a fait la part belle aux spectacles de magie, de théâtre et de marionnettes ainsi qu’aux activités et ateliers ludiques, créatifs et sportifs. La prochaine édition aura lieu les 24 et 25 juin 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

A Lausanne, un stage d'été pour repérer les jeunes talents

Publié

le

Septante jeunes danseurs avaient participé en début d'année au Prix de Lausanne 2022 (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le Prix de Lausanne organise du 4 au 9 juillet un stage d'été pour jeunes talents. Les candidats suivront une semaine de cours de danse classique et contemporaine. Quatre d'entre eux pourraient être sélectionnés pour le prochain Prix, qui aura lieu du 29 janvier au 5 février 2023.

Quarante-neuf danseurs, provenant de 13 pays européens, participeront à ce stage, qui est organisé pour la troisième fois. Ils bénéficieront de cours et coaching avec des professeurs de renommée internationale, comme Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta, anciens danseurs étoiles du Ballet de l'Opéra national de Paris.

Le jury du Prix a sélectionné les candidats en mai dernier, sur vidéo. Il a retenu 57 jeunes gens, dont 49 ont validé leur participation, explique un communiqué.

Les danseurs seront répartis en deux catégories, selon leur niveau: 25 concourront dans la catégorie "Présélection européenne", et pourront peut-être décrocher une place pour le prochain concours. Les autres suivront un stage d'été "intense" durant lequel ils recevront un entraînement et des conseils de professionnels leur permettant de se familiariser avec les exigences du Prix de Lausanne.

Le concours international a vu le jour en 1973. Il est destiné aux danseurs âgés de 15 à 18 ans. Après une année délocalisée à Montreux en raison de travaux, le Prix retrouvera le Palais de Beaulieu en 2023 et y fêtera ses 50 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Sport

Habisreutinger et Seifert couronnés champions de Suisse

Publié

le

Lilli Habisreutinger a fêté son premier titre au concours général (archive). (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Lilli Habisreutinger est devenue championne de Suisse du concours général. La Thurgovienne a remporté l'or à l'occasion des Championnats de Suisse à Montreux.

L'Argovien Noe Seifert est couronné chez les hommes.

Troisième l'an dernier derrière Giulia Steingruber, Lilli Habisreutinger (Turnfabrik Frauenfeld) faisait clairement partie des favorites pour le titre. Avec un total de 48,550, elle s'est imposée devant Lena Bickel (48,200/SFG Morbio Inferiore) et Stefanie Siegenthaler (47,350/Kutu Hinwil). Son prochain objectif sera un bon classement lors des Championnats d'Europe à Munich.

Comme Habisreutinger chez les dames, Noe Seifert a pu se réjouir de son premier titre au concours général chez les messieurs. L'Argovien faisait, lui aussi, partie des favoris. "Le concours ne s'est pas déroulé de manière optimale. Pourtant, je suis très satisfait du résultat", soulignait Seifert. Ce titre avait une grande signification pour le membre du Satus ORO. Il avait déjà remporté des médailles par ci et par là, mais ce titre au concours général lui manquait. Il s'est imposé avec un total de 81,766 points.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Le PS Vaud s'évite un duel Maillard-Nordmann

Publié

le

Pierre-Yves Maillard est parvenu à convaincre les délégués du PS Vaud: il est candidat pour le Conseil des Etats et Roger Nordmann obtient une dérogation pour se représenter au National. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Pierre-Yves Maillard défendra les couleurs socialistes l'an prochain dans la course au Conseil des Etats. Le PS vaudois l'a intronisé lors de son congrès à Payerne, où un duel avec Roger Nordmann a pu être évité grâce à un accord accepté sur le fil par les délégués.

Les deux conseillers nationaux auraient initialement dû s'affronter dans une sélection interne. Mais un arrangement, initié par Pierre-Yves Maillard et qui avait fuité vendredi, a été trouvé pour empêcher ce duel fratricide entre deux ténors du parti.

Roger Nordmann a accepté de retirer sa candidature pour le Conseil des Etats, en échange d'une deuxième dérogation pour se présenter au Conseil national aux élections fédérales d'octobre 2023. Selon les statuts de son parti, le Lausannois a en effet atteint le nombre limite de mandats à la Chambre du peuple, où il siège depuis 2004.

Sans cette dérogation, et en cas de défaite samedi face à Pierre-Yves Maillard, le chef de groupe du PS au Parlement n'aurait pas pu poursuivre sa carrière à Berne après 2023.

"Choix de l'efficacité"

Aux délégués réunis à Payerne, Pierre-Yves Maillard leur a demandé de faire "un choix qui vise l'efficacité, qui rassemble le parti plutôt que de le diviser." Le président de l'Union syndicale suisse (USS) a pressé ses camarades de "se réunir derrière le même intérêt majeur: gagner ces élections."

Roger Nordmann a affirmé qu'il trouvait son compte dans cette solution de dernière minute. "Pierre-Yves et moi avons encore beaucoup à apporter au parti et au pays", a-t-il déclaré.

Jeunesse socialiste fâchée

Les délégués présents à Payerne ont réservé un accueil mitigé à cette solution. Certains ont salué une proposition qui permettait d'éviter de fracturer le PS Vaud, tout en laissant en course pour 2023 deux locomotives du parti.

Même l'ancienne conseillère d'Etat Anne-Catherine Lyon, qui n'a pas pu solliciter une dérogation en 2016, a plaidé pour offrir "au cas par cas" une telle solution. Selon elle, la question n'est pas de savoir s'il faut prolonger la carrière de Roger Nordmann, mais "si l'on veut continuer à perdre ou recommencer à gagner", a-t-elle dit.

D'autres voix, issues des jeunes socialistes, ont toutefois critiqué cette nouvelle dérogation. Elle empêche, selon eux, "le renouvellement des têtes" et "renie le débat démocratique."

Les jeunes militants ont estimé que ces dérogations allaient "à l'encontre de nos principes", en rappelant notamment la devise du parti: "Pour toutes et tous, sans privilèges".

Pour sept voix

Au vote, l'arrangement imaginé par les têtes pensantes du parti est passé de justesse. Sur les 224 bulletins valables, il fallait récolter deux tiers des voix, soit 150, pour faire accepter cette proposition. Ils ont été 157 à la soutenir, tandis que 67 s'y sont opposés.

Désormais seul en course, Pierre-Yves Maillard s'est ensuite livré à un vibrant discours, dans lequel il a vanté les mérites du socialisme et dénoncé "le poison du néolibéralisme".

Le Renanais de 54 ans a insisté sur "la nécessité d'être unis" et de "passer moins de temps à débattre de notre nombril en étant davantage orientés vers les problèmes des gens."

Liste commune avec les Verts

En octobre 2023, Pierre-Yves Maillard aura comme mission de replacer le PS vaudois au Conseil des Etats. Un siège que le parti a perdu en 2019, lorsque le PLR Olivier Français et la Verte Adèle Thorens avaient été élus face à Ada Marra.

Pour la campagne qui s'annonce, Pierre-Yves Maillard a d'ores et déjà annoncé qu'il souhaitait faire liste commune avec Adèle Thorens "pour faire progresser les forces de gauche au Conseil des Etats." A noter toutefois que l'écologiste n'a pas encore dit si elle souhaitait rempiler.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Nyon: les dangers de la pollution au plastique dans le Léman

Publié

le

Des tonnes de microplastiques s'accumulent depuis des décennies dans le Léman (Archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Près de 55 tonnes de plastique entrent chaque année dans le Léman, alors que seules 10 tonnes en sont extraites. A Nyon, une exposition met en garde contre cette pollution. A découvrir en accès libre dans la cour du Musée du Léman, jusqu'au 4 août.

Le musée et l'association Oceaneye ont conjugué leurs compétences pour proposer une exposition entièrement dédiée à la pollution par les plastiques dans le plus grand lac d'Europe occidentale. Au-delà des déchets abandonnés et bien visibles, des tonnes de microplastiques, le plus souvent invisibles à l'oeil nu, s'accumulent depuis des décennies, rappelle le musée.

L'exposition en plein air "Plastic Léman" se compose de 20 panneaux. Elle donne des explications scientifiques sur les sources et les dangers des microplastiques ainsi que des pistes pour agir. Le photographe Nicolas Lieber complète l'ensemble en mettant en résonance des images d'archives et ses propres clichés du lac.

Basée à Genève, l'association Oceaneye étudie et cartographie la pollution plastique en mer et en eau douce, et mène des actions de sensibilisation de la population. Le Musée du Léman s'intéresse au patrimoine du Léman, qu'il soit naturel, culturel ou humain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X