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Vaud

Vaud: le projet de Conseil de la magistrature sur la table du Grand Conseil

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Un Conseil de la magistrature pourrait bientôt garder un œil sur la justice vaudoise. Le Grand Conseil va entamer ce mardi son débat autour du projet porté par le gouvernement.  L’idée : créer un organe indépendant chargé d'assurer une surveillance administrative et disciplinaire des magistrats. Et de simplifier le système actuel.

Le Grand Conseil vaudois va parler « surveillance de la justice » dès ce mardi. Les députés vont entamer leur débat autour du projet de Conseil de la magistrature porté par le gouvernement cantonal. L’idée : créer un organe indépendant chargé de la surveillance administrative et disciplinaire. Un organe qui garantirait la séparation des pouvoirs en évitant « l’intrusion dans la politique », selon la conseillère d’Etat chargée des institutions Christelle Luisier. Cela signifie-t-il que le système actuel comporte des failles ? La réponse de la ministre.

Christelle LuisierConseillère d'Etat chargée des institutions

Complexification ou simplification

Avec ce Conseil de la magistrature, le gouvernement vise donc également la simplification du système en place. Vision partagée par une majorité de la commission du Grand Conseil chargée d’étudier le projet. Mais pas par une minorité UDC qui souhaite faire barrage au Conseil de la magistrature. Le rapporteur de la minorité de la commission, le député UDC Yvan Pahud, nous explique pourquoi.

Yvan PahudDéputé UDC et rapporteur de la minorité de la commission

Premier point de mécontentement donc : le Conseil de la magistrature complexifierait le système en place, contrairement à ce qu’annonce le gouvernement. Argument que ne comprend pas la majorité de la commission. Sa présidente Florence Bettshart Narbel.

Florence BettschartDéputée PLR et rapportrice de la majorité de la commission

Perte de compétence

Autre point de mécontentement pour l’UDC : la perte de compétence du Grand Conseil qui ne conserverait que la haute surveillance de la justice. On retrouve Yvan Pahud.

Yvan PahudDéputé UDC et rapporteur de la minorité de la commission

Pour la conseillère d’Etat en charge des institutions et du territoire, l’essentiel du pouvoir du Grand Conseil est pourtant conservé. Christelle Luisier Brodard.

Christelle LuisierConseillère d'Etat chargée des institutions

Deux visions qui s'opposent

Le débat qui commencera ce mardi après-midi s’annonce donc tendu. On retrouve une dernière fois Florence Bettshart Narbel.

Florence BettschartDéputée PLR et rapportrice de la majorité de la commission

Précisons encore que les débats occuperont le Grand Conseil durant plusieurs semaines. Si le projet est validé, il faudra encore qu’il soit soumis au peuple. La création d’un Conseil de la magistrature nécessite, en effet, de passer par une modification de la Constitution.

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Vaud

Fin de partie pour la galère à Morges

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La galère "La Liberte", ici en 2002 lors de sa croisière inaugurale, se détruite (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La galère "La Liberté", plus grande voile du Léman, ne naviguera sans doute plus jamais. Le célèbre bateau, inutilisé au large de Morges depuis plusieurs années, n'a pas reçu l'autorisation cantonale qui aurait pu lui permettre de reprendre ses activités.

Mise à l'eau en 2001, la galère ne peut plus embarquer du public depuis 2017. Des travaux de rénovation et la construction d'un ponton d'accès auraient été nécessaires pour reprendre son exploitation.

Or la Direction générale du territoire et du logement (DGTL) a refusé d'octroyer l'autorisation de construire ce ponton, annonce vendredi Le Journal de Morges. L'information a été confirmée à Keystone-ATS par Jean-Marc Lavanchy, président de l'Association lémanique galère La Liberté, propriétaire du bateau.

M. Lavanchy évoque "une immense colère" et "beaucoup d'incompréhension" à la suite de cette décision. Il relève que le projet du ponton bénéficiait d'un large soutien, notamment de la Ville de Morges, de l'ARCAM (Association de la région Cossonay-Aubonne-Morges) et de plusieurs services cantonaux, seule la DGTL s'y opposant.

"La DGTL savait pourtant que des préavis favorables avaient déjà été acceptés au niveau public pour co-financer une partie importante des travaux de rénovation de la galère et de construction du ponton", note M. Lavanchy.

Besoin public

Retranscrite par Le Journal de Morges, la décision de la DGTL mentionne notamment qu'en l'état, "la construction d'un ponton et des infrastructures liées (buvette, terrasse, billetterie) en zone de protection des rives du lac n'est pas conforme à la LAT et la pesée des intérêts ne permet pas de délivrer une autorisation dérogatoire de construire."

Pour la DGTL, la construction de ce ponton ne répondait pas à "un besoin public", explique Jean-Marc Lavanchy. Alors que, selon lui, il y avait bien un intérêt public à sauver ce bateau, à organiser à nouveau des sorties sur le Léman ou encore à animer le parc de Vertou, où il était prévu de construire le ponton.

"La DGTL savait que d'importants fonds publics avaient déjà été investis depuis 2017 pour développer le nouveau projet d'exploitation, mener des études, préparer le dossier de mise à l'enquête et répondre aux exigences techniques et sécuritaires" du Service des automobiles et de la navigation, souligne encore M. Lavanchy.

Destruction à venir

Faute de temps et de moyens financiers, l'Association lémanique galère La Liberté ne pourra pas faire recours contre la décision de la DGTL. Elle n'aura ensuite d'autre choix que de déposer le bilan en vue de sa dissolution.

Jean-Marc Lavanchy explique qu'une lettre a été adressée au Canton pour qu'il prenne "ses responsabilités" et assume "les mesures nécessaires" pour l'avenir de la galère.

Son rachat par un repreneur reste en théorie possible. Mais M. Lavanchy n'y croit pas, sachant qu'il faudrait toujours trouver un lieu où amarrer le bateau. "La destruction semble être la seule issue", regrette-t-il. Et de prévenir que la destruction d'un tel bateau de 190 tonnes pourrait s'annoncer très compliquée et coûteuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Valérie Dittli a bien signé un accord secret

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Jean-Francois Meylan a dévoilé vendredi son rapport sur les mandats accordés par Valérie Dittli. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ministre vaudoise Valérie Dittli a bel et bien conclu un accord pour qu'une plainte pénale soit retirée à son encontre. Cette convention écrite prévoyait notamment l'octroi de 10'000 francs d'argent public au plaignant.

L'ancien juge cantonal Jean-François Meylan, qui a été sollicité par le Conseil d'Etat pour mener l'enquête, a rendu vendredi son rapport sur l'attribution de mandats suspicieux par Valérie Dittli. Ceux-ci avaient été attribués à l'ancien président de la Commission foncière rurale I (CFR I), Jean-Claude Mathey, après que ce dernier a retiré une plainte pénale contre elle.

M. Meylan a pu prouver l'existence d'une telle convention écrite, signée le 12 décembre 2024. Le texte comprenait plusieurs points, dont le retrait de la plainte pénale. Il prévoyait aussi une rémunération de 10'000 francs à M. Mathey, celui-ci se mettant à disposition de la CFR I durant six mois et s'engageant à réaliser un rapport sur cette commission.

Ce montant de 10'000 francs est "disproportionné" par rapport à la contre-prestation apportée par M. Mathey, relève le rapport Meylan.

Confiance entamée

L'enquêteur a aussi conclu que le Conseil d'Etat n'avait jamais été informé. Présent lors de la conférence de presse, à l'exception de Valérie Dittli, le gouvernement a réagi en dénonçant les mensonges de la ministre centriste. "Mme Dittli a menti et caché l'existence d'une telle convention, en particulier ses incidences financières pour l'Etat", écrit-il dans son communiqué.

Le gouvernement ajoute que "le rapport de confiance avec Mme Dittli s'en trouve entamé et qu'il sera difficile à le rétablir." Le Conseil d'Etat dit toutefois vouloir "s'attacher à travailler de manière la plus unie possible jusqu'à la fin de la législature", en 2027.

Le rapport Meylan sera désormais transmis au Ministère pubic, qui devra déterminer s'il existe des infractions pénales.

Affaire dans l'affaire

Pour mémoire, cela fait plusieurs mois que Valérie Dittli se trouve dans la tourmente pour diverses affaires en lien notamment avec des problèmes de management ou sur la question du bouclier fiscal.

Cette affaire des mandats, sorte "d'affaire dans l'affaire", a commencé à faire parler d'elle début 2025, lorsque la RTS a évoqué un conflit entre Valérie Dittli et l'ex-président de CFR I, ainsi que la plainte pénale déposée contre l'élue pour calomnie, diffamation, abus d'autorité et violation du secret de fonction.

Des recours du Département de l'agriculture en main de Valérie Dittli à l'encontre de décisions prises par cette commission, au sujet de la vente de terrains agricoles, semblent notamment être à l'origine des tensions. La plainte avait toutefois été retirée, à la suite d'un arrangement, jusqu'ici tenu secret conclu.

Temporalité

L'affaire a refait surface en janvier dernier, avec la publication du rapport de la délégation des commissions de surveillance (Delsurv) du Grand Conseil. Celle-ci a critiqué le management de Valérie Dittli, mais aussi pointé d'autres éléments potentiellement problématiques. Et notamment l'octroi de deux mandats à l'ancien président de la CFR I, et justement après que ce dernier a retiré sa plainte contre la ministre.

La Delvsurv n'avait pas pu prouver un lien de causalité entre ces mandats et le retrait de la plainte, mais avait reconnu que cette temporalité interrogeait. Le même jour, le Conseil d'Etat annonçait l'ouverture d'une enquête, confiée à Jean-Claude Meylan, pour faire toute la lumière sur l'octroi de ces mandats.

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Lausanne

Le Continuum: une nouvelle âme au cœur de Sévelin

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Lancé fin 2023, le Continuum franchit une nouvelle étape avec l’obtention d’une licence pour exploiter un bar-terrasse.(© Continuum)

Après d'importants travaux de mise aux normes, le Continuum franchit une étape majeure. Fort d'une nouvelle licence de bar-terrasse, ce lieu hybride mêle désormais art de la table, mode, scène artistique et rencontres dans le quartier de Sévelin, à Lausanne.

Niché au cœur du quartier de Sévelin à Lausanne, le Continuum propose un nouveau souffle aux Lausannois. Après d’importants travaux pour se mettre au norme, l’espace mêle désormais art de la table, mode, scène et rencontres. Une réouverture synonyme de nouveau départ pour l’équipe du Continuum, comme l'explique l'un de ses trois fondateurs Benjamin Gmür.

Benjamin GmürCofondateur du Continuum

Lancé fin 2023, le projet franchit une nouvelle étape avec l’obtention d’une licence pour exploiter un bar-terrasse. Situé dans une ancienne friche industrielle, l'architecte de formation décrit un espace qui su conserver son identité brute tout en s'ouvrant au public.

Benjamin GmürCofondateur du Continuum

Le Continuum se veut avant tout une plateforme pour la scène locale. Son "Store" permanent, propose des créations allant de la mode à l'artisanat, avec une volonté marquée de soutenir les talents de la région.

Leonardo CarrieroCofondateur du Continuum

Pour marquer sa réouverture, un premier événement est organisé ce samedi 25 avril. Au programme: un pop-up accompagné d'une sélection de vêtement pour chiner un marché de créateurs suivi de DJ locaux. À terme, les fondateurs espèrent faire du Continuum un véritable lieu de vie offrant un rayonnement qui dépasse le simple bar de quartier.

Toutes les informations sont à retrouver sur le site du Continuum.

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Culture

Le mudac se mue en ménagerie avec plus de 300 animaux en verre

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Dans une seule grande salle du mudac à Lausanne, ce sont plus de 300 animaux en verre de Murano, rassemblés par espèces sous des dômes transparents, qui s'offrent aux yeux du public. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A côté de la rétrospective "Isao Takahata", le Musée cantonal de design et d'arts appliqués (mudac) à Lausanne consacre une exposition à l'art verrier. Intitulée "Et nous alors? Les animaux en verre de la collection Pierre Rosenberg", elle est à découvrir jusqu'au 27 septembre prochain.

Dans une seule grande salle, ce sont plus de 300 animaux en verre de Murano, rassemblés par espèces sous des dômes transparents, qui s'offrent aux yeux du public. Chiens, chats, chevaux, félins, éléphants, girafes, baleines, poissons, crabes, oiseaux, araignées, fourmi rouge: c'est sous une forme de ménagerie très colorée que le mudac se mue, le temps de l'expo.

Ces 300 pièces font partie d'un ensemble de quelque 1000 pièces rassemblées par Pierre Rosenberg - éminent historien de l'art, membre de l'Académie française et directeur honoraire du Musée du Louvre - depuis les années 1960, selon une démarche volontairement intuitive et subjective. Elles témoignent d'une fascination pour les animaux en verre et de l'héritage de trois générations d'artistes vénitiens, expliquent les responsables du musée lausannois.

Rapport ambivalent au vivant

Vénitien de coeur, Pierre Rosenberg partage sa vie entre Venise et Paris. Les figurines qu'il collectionne forment un ensemble emblématique de la virtuosité des verriers de la Sérénissime du 20e siècle jusqu'à nos jours. Issue aussi bien des ateliers d'illustres familles du monde verrier muranais que de designers contemporains, cette ménagerie singulière offre un large répertoire d'artistes, de techniques verrières et de stylisations de la figure animale.

"Au-delà de la virtuosité technique des artistes verriers, l'exposition interroge notre rapport ambivalent au vivant. La diversité des formes et des expressions attribuées aux animaux révèle aussi bien notre curiosité et notre désir de compréhension de la faune que notre volonté d'en maîtriser la représentation et leur domestication", résument les responsables du mudac.

En 2022, Pierre Rosenberg a fait donation de près de 700 animaux en verre au nouveau musée du Grand Siècle à Saint-Cloud, près de Paris. Pour la réalisation de son exposition, le mudac a choisi de dévoiler une sélection d'oeuvres à la fois de la collection privée de l'historien d'art et de sa donation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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