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Vaud

Vaud veut doubler ses logements pour seniors d'ici 2030

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Aujourd'hui, 60 sites de logements adaptés avec accompagnement (LADA) sont reconnus par le Canton de Vaud, ce qui représente près de 1600 appartements accueillant plus de 1800 seniors et personnes en situation de handicap (Photo symbolique © Keystone/GAETAN BALLY)

Le Canton de Vaud se préoccupe de ses seniors. L'Etat veut renforcer le dispositif actuel pour permettre aux personnes âgées de vivre à domicile le plus longtemps possible. Il compte ainsi presque doubler le nombre de "logements protégés", appelés désormais logements adaptés avec accompagnement (LADA), d'ici 2030.

Selon Statistique Vaud, d'ici 2040, une personne sur cinq aura plus de 65 ans et, d'ici 2050, le nombre de personnes de plus de 80 ans va doubler. Cette évolution implique des enjeux considérables au niveau de l'hébergement et des conditions d'habitation des seniors, ont résumé jeudi les conseillères d'Etat Rebecca Ruiz et Christelle Luisier, en présentant un projet de modification de la loi d'aide aux personnes recourant à l'action médico-sociale (LAPRAMS).

Répondant à deux postulats parlementaires sur ce thème, cette loi revisitée vise à renforcer la politique des LADA en promouvant notamment le rôle des communes pour la mise en place de ces appartements spéciaux et en facilitant l'accès à ce dispositif. Le projet de loi prévoit aussi une aide financière pour soutenir l'adaptation des logements ordinaires des personnes de 65 ans et plus selon la Conseillère d'Etat Rebecca Ruiz :

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudois en charge de la santé

Huit mesures au total sont prévues. Parmi elles, une meilleure information et orientation pour la population, un renforcement de l'intégration des LADA dans le dispositif médico-social ou encore la promotion du partage d'appartement entre seniors et étudiants.

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudois en charge de la santé

Des avantages prouvés

Aujourd'hui, 60 sites de LADA sont reconnus par le Canton, ce qui représente près de 1600 appartements accueillant plus de 1800 seniors et personnes en situation de handicap. L'Etat estime qu'il faudra construire 1500 LADA et logements pour seniors supplémentaires d'ici 2030 pour répondre aux besoins identifiés. Une augmentation ambitieuse :

Christelle LuisierConseillère d'Etat vaudois en charge du territoire

Ces logements protégés s'adressent aux seniors en âge AVS fragilisés pour des raisons physiques, psychiques ou sociales (88% des locataires) et aux personnes en situation de handicap (12% des locataires). Ils disposent d'une architecture adaptée et sont proches des infrastructures tels que commerces, transports et services. Un système d'appel à l’aide peut être installé selon les besoins de la personne, le plus souvent en coordination avec le Centre médico-social (CMS) de la région.

Ces LADA préviennent le déclin fonctionnel et prolongent la vie à domicile: 46% des personnes de 65 ans et plus habitant dans un LADA décèdent à la maison contre 19% des personnes en logement ordinaire, souligne le Canton.

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudois en charge de la santé

Economiquement intéressant

Le dispositif est aussi "économiquement une alternative très intéressante", car il permet de repousser l'entrée en établissement médico-social de 1,9 année en moyenne. Les économies globales annuelles sont estimées à environ 1 million de francs pour le Canton et 1,6 million pour les communes.

Le projet de modification de la loi va être prochainement soumis au Grand Conseil. Sa mise en œuvre se fera progressivement dans le cadre de la législature par le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) de Mme Ruiz et par le Département des institutions, du territoire et du sport (DITS) de Mme Luisier.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Lausanne

Fonction publique: quatrième journée de grande mobilisation

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Les employés de l'Etat de Vaud avaient été entre 5000, selon la police, et 10'000, selon les syndicats, à manifester mardi 31 janvier. Seront-ils aussi nombreux voire plus nombreux ce jeudi? (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Une nouvelle journée de grève et de manifestation est prévue jeudi dans la fonction publique vaudoise. La demande reste la même, une indexation entière des salaires. Les syndicats exigent toujours l'ouverture de négociations avec le gouvernement.

C'est le quatrième jour de grève depuis bientôt deux mois, ponctué en fin de journée par un défilé qui partira vers 18h00 depuis la place St-François, au centre-ville de Lausanne, en direction de la place du Château à la Cité, en passant par la place de la Riponne.

Mardi 31 janvier, entre 5000, selon la police, et 10'000 personnes, selon les syndicats, avaient défilé dans les rues de la capitale vaudoise. Ils étaient entre 3000 à 4000 le 23 janvier. Aux secteurs de l'enseignement et du social s'était aussi ajouté celui de la police.

Il y a neuf jours, environ 40 établissements scolaires s'étaient mobilisés de diverses manières, contre 50 le 23 janvier: vote d'une résolution en faveur des revendications, grève partielle ou complète, débrayage de quelques minutes, etc. Au total, quelque 2100 enseignants de l'école obligatoire et du post-obligatoire s'étaient mis en grève, contre environ 1500 le 23 janvier.

Lettre ouverte du personnel du CHUV

Le personnel du CHUV à Lausanne se mobilise à nouveau, avec des débrayages prévus dans plusieurs services et un rassemblement devant les bâtiments de l'hôpital universitaire à 12h30. Dans une lettre ouverte à la population vaudoise, publiée jeudi, les employés dénoncent "des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader et des effectifs insuffisants".

"Nous ne demandons pas des récompenses, ni des privilèges, mais simplement de la reconnaissance et du respect. Or, en échange de cet engagement quotidien au service de toute la population, nous apprenons maintenant que notre employeur veut baisser nos salaires. Car oui, ne pas compenser l'inflation revient bien à baisser la valeur de notre salaire", écrivent-ils. "Nous ne méritons pas ça".

"Une gifle, du mépris"

La revendication est toujours identique: une indexation entière des salaires de la fonction publique et du secteur parapublic vaudois au renchérissement du coût de la vie. "Le refus du Conseil d'Etat d'ouvrir des négociations salariales est ressenti comme une gifle, du mépris", affirme jeudi dans un entretien au Temps le président du Syndicat des services publics (SSP Vaud) et député socialiste Julien Eggenberger.

"Dans ce pays où le partenariat social est une valeur cardinale, quand on n'est pas d'accord, on négocie. Les discussions peuvent être difficiles, longues, exigeantes (...) Mais on se parle, on avance pas à pas", dit-il.

"Là, depuis la séance du 8 décembre - où on nous a annoncé la décision du Conseil d'Etat -, il n'y a eu aucune rencontre entre le gouvernement et les organisations syndicales. Pour parler de nos grèves, la droite utilise le vocable horrible de 'prise d'otage". En réalité, nous sommes contraints de durcir le mouvement par la position inflexible du Conseil d'Etat", explique M. Eggenberger.

Apprentis indexés

Les trois organisations jugent que le taux d'indexation des salaires de 1,4% dès le 1er janvier 2023 pour la fonction publique et le secteur parapublic est insuffisant au regard de l'inflation. Une indexation correspondant au moins à la hausse de l'indice suisse des prix à la consommation entre octobre 2021 et octobre 2022 (+3%) est réclamée. La prime unique de 0,8% du salaire octroyée par l'Etat aux salariés de classes 1 à 10 en janvier 2023 ne satisfait pas non plus.

De son côté, le gouvernement vaudois reste ferme. Il n'entend pas revenir sur le dispositif global octroyant 182 millions de francs pour l'indexation des salaires, la lutte contre la vie chère et l'amélioration des régimes sociaux. En revanche, il a annoncé jeudi dernier l'indexation des salaires des apprentis de l'administration cantonale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Andreas Sutter succède à Gérald Cretegny

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Dans le canton de Vaud, Andreas Sutter remplacera Gérald Cretegny à la tête de la Fondation pour l’accueil de jour des enfants (image prétexte). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Changement à la tête de la Fondation d'accueil de jour des enfants (FAJE): Andreas Sutter, syndic de Tolochenaz (VD), succède à Gérald Cretegny qui a souhaité remettre son mandat à fin mars, après huit années de présidence.

Président du Conseil de fondation de la FAJE depuis le 1er janvier 2015, l'ancien syndic de Gland et ex-député Gérald Cretegny a compté parmi les pionniers du dispositif d’accueil de jour des enfants adopté en 2006, salue le Conseil d'Etat mercredi dans un communiqué. Durant son mandat, il n'a cessé de renforcer le rôle de la FAJE, notamment en accompagnant la révision de la Loi sur l'accueil de jour des enfants entrée en vigueur en 2018.

Pour remplacer Gérald Cretegny, le Conseil d'Etat a nommé Andreas Sutter qui prendra ses fonctions dès le mois d’avril 2023. Impliqué dans plusieurs organes intercommunaux et fin connaisseur du dispositif d'accueil de jour, il dispose de toutes les compétences pour assurer le bon développement de la Fondation, relève le communiqué.

Pour mémoire, la FAJE est financée par des contributions des communes, des employeurs ainsi que de l'Etat. Elle a pour mission, outre le subventionnement des réseaux d'accueil de jour existant dans le canton, d'évaluer les besoins, de coordonner l'organisation de l'accueil de jour et de favoriser la création de places.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Levée des dernières oppositions contre le tramway lausannois

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La Ville de Lausanne a signé un accord avec les commerçants de la Ville permettant de lever le dernier obstacle au grand chantier du tram lausannois. Une grande étape, comme expliqué par la municipale Florence Germond (Archives © KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN

La Municipalité de Lausanne et les tl ont trouvé un accord avec les milieux commerçants de la ville. Il a permis de lever les oppositions qui bloquaient les travaux du dernier tronçon du futur tramway Renens-Lausanne entre la rue de la Vigie et la place de l’Europe. Le calendrier devrait ainsi être respecté.

Plus rien n'empêche la finalisation du chantier du tramway lausannois. Alors que la première étape des travaux avait été lancée en août 2021, des oppositions étaient encore en suspens concernant le dernier tronçon, prévu au centre-ville. Contestations des commerçants, qui s'opposaient notamment aux solutions proposées comme alternative à la rampe Vigie Gonin ou la préservation de la forêt du Flon.

Avec le retrait de ces dernières oppositions, le projet est désormais "complètement" lancé. Il ne devrait surtout ne pas subir de retard. A l'horizon 2026, ce nouveau tramway lausannois permettra le transport de 13 millions de personnes par an, entre Renens et Lausanne.

Florence GermondMunicipale lausannoise en charge de la mobilité

Compromis sur le Grand-Pont

Autre point abordé durant cette discussion : le Grand-Pont. Suite à sa rénovation, la Ville souhaitait définitivement le fermer aux voitures, une décision largement contestée par les commerçants lausannois. Un compromis a finalement été trouvé.

Anne-Lise Noz,  présidente de la Société coopérative des commerçants lausannois se dit satisfaite par cet accord :

Anne-Lise NozPrésidente de la Société coopérative des commerçants lausannois

La municipale Florence Germond détaille ce compromis concernant le Grand-Pont :

Florence GermondMunicipale lausannoise en charge de la mobilité

La Municipalité s’est par ailleurs engagée à effectuer un monitoring avant et après la fermeture du Grand-Pont au transport individuel motorisé. Il permettra d’évaluer si des mesures complémentaires d’accompagnement s’avèrent pertinentes.

Au delà de cet accord trouvé pour l'édifice, le dialogue établi entre les deux parties ravit la présidente de la Société coopérative des commerçants lausannois

Anne-Lise NozPrésidente de la Société coopérative des commerçants lausannois

Rappelons que la mise en service de ce nouveau tramway lausannois est prévu pour 2026. Il devrait ainsi transporter 13 millions de passagers par an entre Renens et Lausanne, avec une cadence de six minutes.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Culture

"Pyxis" sera le nom de la Maison de la culture et du numérique

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La Ville de Lausanne avait annoncé en avril dernier la mue de la Maison Gaudard, ancien bâtiment du mudac sur le parvis de la cathédrale, en Maison de la culture et de l'innovation numérique (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Maison de la culture et de l'innovation numérique à Lausanne a trouvé son nom: ce sera "Pyxis, en référence à la constellation de la Boussole tout comme à la diversité des activités qu’elle abritera, a indiqué mercredi la Ville dans un communiqué. Le lieu culturel sera piloté par trois associations. L'ouverture au public est prévue à la fin de cet été.

"Original, court et incisif, novateur dans les domaines de la culture et de ses réseaux, Pyxis reflète aussi la diversité des activités du lieu et souhaite incarner la modernité digitale d'aujourd'hui", écrit la Ville. Elle avait annoncé en avril 2022 la mue de la Maison Gaudard, ancien bâtiment du mudac sur le parvis de la cathédrale, en "laboratoire dédié à la culture et à la participation numérique".

Les travaux de rénovation et d'aménagement ont débuté fin janvier pour une durée de six mois. Ils permettront d'accueillir les futurs résidents du lieu, à savoir le Bureau culturel Vaud et les bureaux permanents de six festivals lausannois (Festival de la Cité, Label Suisse, les Garden Parties de Lausanne, le Lausanne Underground Film & Music Festival, la Fête du Slip et la Fête de la musique).

Le public pourra continuer à fréquenter la Maison Gaudard, puisque la nouvelle structure disposera d'une salle de diffusion polyvalente proposant entre autres des expositions, des installations et des conférences. Il sera aussi le bienvenu au café culturel. Outre des boissons, celui-ci offrira la possibilité de consulter des ouvrages spécialisés.

Revoilà Chantal Prod'Hom

Afin d'assurer la gestion, l'organisation et l'administration de la pluralité d'activités qui prendront vie dans la maison, trois associations distinctes ont été créées. L'association Pyxis aura pour but d'assurer la gestion et l'exploitation du bâtiment et de ses espaces. Elle sera présidée par Chantal Prod'Hom, ancienne directrice du mudac.

L'association Pyxis exploration numérique aura, elle, pour but de développer le volet numérique. Sa direction sera assurée par Caroline Hirt, ethnologue de formation, spécialisée en arts, sciences et technologies, chercheuse, enseignante et consultante. En 2016, elle a fondé puis dirigé le Museum of Digital Art (MuDA) à Zurich. Enfin, l'association Pyxis Café aura pour but d'assurer la gestion et l'exploitation du café culturel au sein de la maison.

Le programme des activités culturelles du lieu sera dévoilé en juin prochain. L'ouverture des activités numériques destinées au public est prévue en septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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