Suisse
Rocade au gouvernement : nouvelles têtes pour quatre départements
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La nouvelle année rimera avec un grand chamboulement au Conseil fédéral. Des nouvelles têtes apparaîtront dans pas moins de quatre départements. Simonetta Sommaruga et Guy Parmelin changent de discastère. Viola Amherd se retrouve reléguée au DDPS.
Les sept ministres s'étaient déjà rencontrés vendredi, mais n'étaient pas parvenus à s'entendre à ce stade. Une nouvelle séance a eu lieu lundi. Ministre de justice et police, la socialiste Simonetta Sommaruga reprend le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC).
A la tête de la défense depuis 2016, l'UDC Guy Parmelin a quant à lui obtenu Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Concernant les deux nouvelles conseillères fédérales, le gouvernement a dû procéder à un vote pour préciser leur département.
La libérale-radicale Karin Keller-Sutter se voit attribuer le Département fédéral de justice et police (DFJP) et la démocrate-chrétienne Viola Amherd le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Pour la première fois de l'histoire, l'armée sera dans les mains d'une femme.
Au niveau des suppléances, Karin-Keller Sutter a tout de même obtenu l'Economie et Viola Amherd le DETEC. Ueli Maurer reste chef du Département fédéral des finances (DFF), Ignazio Cassis du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et Alain Berset du Département fédéral de l’intérieur (DFI).
DETEC à nouveau au PS
Simonetta Sommaruga peut désormais diriger le département qui lui avait échappé il y a huit ans lorsqu'elle avait succédé à Moritz Leuenberger. Le dicastère était passé dans les mains de la PDC Doris Leuthard. Les socialistes ont une grande expérience dans ce département. Ils l'ont dirigé pendant 27 ans depuis 1960.
Des chantiers complexes attendent la Bernoise. Il faudra notamment parachever la sortie du nucléaire ainsi que la libéralisation du marché de l'électricité. Mais aussi encadrer la restructuration du réseau postal, accompagner la privatisation partielle de PostFinance et finaliser les contours du futur paysage audiovisuel dans la nouvelle loi sur les médias électroniques.
Viticulteur à l'économie
Avec Guy Parmelin, c'est un ancien viticulteur qui reprend les rênes du DEFR. Un seul UDC a dirigé l'Economie depuis 1960: Friedrich Traugott Wahlen, et ce pendant un an et demi. Le département est depuis 2010 dans les mains du PLR Johann Schneider-Ammann.
Guy Parmelin marche dans les pas d'un autre Vaudois: le PLR Jean-Pascal Delamuraz avait aussi fait ses premières armes à la défense avant de prendre son essor à l'économie.
Union européenne
La première tâche de l'UDC sera de régler la question des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes dans le dossier européen. Sa position partisane pourrait être un handicap face au refus des syndicats de faire des concessions face à l'UE.
Sur l'accord-cadre avec l'Union européenne, ainsi que sur la politique agricole de la Confédération PA 2022+, Guy Parmelin a botté en touche devant la presse. "Il est prématuré de donner déjà des pistes de réflexion", a-t-il assuré, estimant qu'il lui fallait d'abord attendre les résultats des procédures en cours.
Interrogé sur son niveau d'anglais, nécessaire pour un ministre amené à collaborer avec l'extérieur, le Vaudois a assuré bien maîtriser un "anglais passif" et mis en avant l'usage de traducteur.
Plus d'UDC au DDPS
Le PDC n'avait quant à lui plus été à la tête de du Département de la défense depuis Arnold Koller, qui y était resté deux ans de 1987 à 1989 avant de reprendre le DFJP. Le DDPS est resté en mains du même parti l'UDC durant 20 ans.
"Il est sain qu'une autre formation reprenne les dossiers pour les faire avancer avec l'appui du collège", a déclaré Guy Parmelin devant la presse. Ce sera l'occasion pour le nouveau chef d'apporter une vision différente.
Il n'en reste pas moins que le ministre sortant refile à la nouvelle venue la patate chaude de l'achat de nouveaux avions de combat.
Retour du PLR au DFJP
Les libéraux-radicaux n'ont quant à eux pas été nombreux à diriger la Justice et la Police, un département aux mains de Simonetta Sommaruga depuis 2010. Avant Karin Keller-Sutter, les PLR Rudolf Friedrich (1983-1984) puis Elisabeth Kopp (1984-1989) se sont succédé au DFJP.
La nouvelle élue peut se prévaloir d'une certaine expérience puisqu'elle avait dirigé ce dicastère au niveau cantonal. Karin Keller-Sutter devra vraisemblablement affronter le référendum contre le durcissement de la législation sur les armes. Et plus tard, l'initiative contre le niqab, contre lequel le Conseil fédéral compte lutter avec une série de mesures ciblées, ainsi que l'initiative de l'UDC contre la libre circulation des personnes.
(ATS)
Culture
WAV, un modèle coopératif pour l'investigation en Suisse
Dans un paysage médiatique sous pression, le collectif zurichois WAV a choisi une voie originale: produire des enquêtes sans disposer de son propre média. La jeune structure collabore avec des rédactions établies plutôt que de chercher à construire son propre support.
"WAV n'est pas un média", résume l'un de ses membres Lorenz Naegeli dans une interview écrite avec Keystone-ATS. "WAV est un partenaire d'investigation pour les médias, la société civile et le secteur à but non lucratif." Depuis son lancement, ses enquêtes ont été publiées dans 72 médias suisses, du magazine Beobachter à Republik, en passant par l'hebdomadaire alémanique la WOZ en Suisse alémanique.
WAV ne s'arrête pas aux frontières linguistiques et multiplie les collaborations entre régions. En Suisse romande, le collectif cite notamment des enquêtes réalisées avec Heidi.News. Parmi ses partenaires figurent également Le Courrier, la RTS et RageKit, pour le format vidéo.
Renforcer les canaux existants
Le collectif est né d'un constat: les rédactions disposent de moins en moins de temps et de moyens pour mener des investigations complexes. "Les premiers contenus à en souffrir sont les enquêtes complexes et investigatives, qui exigent du temps ainsi que des compétences spécifiques", explique WAV. Plutôt que de créer un nouveau titre, ses fondateurs ont choisi de renforcer les canaux existants.
Le modèle repose sur une spécialisation dans les enquêtes longues, l'analyse de grandes quantités de données et le développement d'outils numériques propres. "Nous développons une combinaison de temps, de méthodes spécifiques et d'expertise qui constitue la base d'un travail d'investigation approfondi et persévérant", souligne Lorenz Naegeli pour le collectif.
Cette approche lui permet de se concentrer sur des sujets jugés pertinents plutôt que sur la course à l'actualité. Selon WAV, la pression des clics et de l'information en continu pousse souvent les médias à délaisser certains travaux de longue haleine. Le collectif affirme ainsi sélectionner ses projets en fonction de leur intérêt public et de leur faisabilité, avant de rechercher le partenaire de publication le plus adapté.
Forte indépendance éditoriale
L'organisation revendique également une forte indépendance éditoriale. Sans canal de publication propre, elle affirme choisir ses thèmes "selon leur pertinence et non d'après leur potentiel de clics ou leur actualité immédiate". Constituée sous une forme coopérative et sans but lucratif, elle appartient à ses collaborateurs.
Son financement repose sur plusieurs sources: contributions liées aux publications, subventions, mandats rémunérés pour des organisations non gouvernementales et dons de particuliers. Afin d'éviter les conflits d'intérêts, WAV précise refuser les mandats de partis politiques ainsi que ceux d'acteurs visés par des accusations crédibles de violations des droits humains ou de l'environnement. Les noms de tous ses clients sont par ailleurs rendus publics.
Stricte séparation
Le collectif assume travailler également pour des ONG, mais insiste sur une stricte séparation entre enquête journalistique et prestations sur mandat. "WAV fournit des faits et des données, mais pas d'analyse", explique l'organisation, ajoutant que chaque affirmation livrée à un client est accompagnée de sa source originale.
Pour convaincre un lectorat romand de son utilité, WAV met en avant son enquête sur l'entreprise américaine Palantir - qui fournit des technologies de surveillance à des armées et des services de renseignement - en Suisse, réalisée avec Republik et le Marchanzeiger. Cette investigation a débouché sur une procédure judiciaire largement favorable aux journalistes, le Tribunal de commerce de Zurich n'ayant admis qu'une seule des 23 demandes de droit de réponse déposées par l'entreprise.
A propos de son nom WAV, ces trois lettres indiquent à l'origine un format audio "sans perte" qui enregistre les conversations sans compression. "C’est ainsi que nous voulons enquêter: observer avec précision et tenir compte du contexte. Parce que les coulisses racontent des histoires", conclut Lorenz Naegeli.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
NIFFF: trois prix spéciaux remis à la cérémonie d'ouverture
La 25e édition du Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) débute vendredi et se tient jusqu'au 11 juillet. Les cinéastes S. S. Rajamouli et Bertrand Mandico et l'autrice Samantha Shannon vont recevoir des prix spéciaux lors de la cérémonie d'ouverture.
Les trois invités d'honneur sont des "figures visionnaires et singulières" du fantastique contemporain, a expliqué le NIFFF. Le cinéaste français Bertrand Mandico, figure incontournable d’un fantastique libre et flamboyant, l'Indien S. S. Rajamouli, à l’origine du phénomène mondial RRR et l’autrice britannique Samantha Shannon, l’une des voix majeures de la fantasy contemporaine seront honorés. Ils vont aussi donner des masterclass durant le festival.
Le film en compétition internationale "Nightborn" de la réalisatrice finlandaise Hanna Bergholm sera projeté lors de la cérémonie d'ouverture en présence de son interprète principale, Seidi Haarla.
Durant la manifestation, le festival va proposer 129 oeuvres de 33 pays. De nombreux invités sont attendus, dont l’actrice genevoise Souheila Yacoub et le réalisateur français Sébastien Vaniček à l’occasion de la présentation d'"Evil dead burn". Le réalisateur italien Paolo Strippoli, les cinéastes japonais Eisuke Naitō et Morihito Inoue feront aussi le déplacement à Neuchâtel.
La compétition internationale sera évaluée par le réalisateur espagnol Eugenio Mira, la critique et programmatrice de la Berlinale Jessica Kiang et la réalisatrice française Julia Kowalski. L'auteur genevois de bandes dessinées Frederik Peeters ainsi que le réalisateur alémanique Simon Jaquemet seront aussi membres du jury.
Du jeu vidéo à la littérature
Durant la manifestation, le public pourra gratuitement assister à 16 conférences avec des professionnels du domaine du cinéma, de l’art visuel et numérique, de la littérature et du jeu vidéo. Artiste de l’adaptation visuelle des ½uvres de J.R.R. Tolkien, John Howe s’associera au directeur créatif de The Yard VFX, Laurens Erhmann, pour dévoiler le "worldbuilding" (création d’univers) derrière la série "Les Anneaux de Pouvoir".
Un open air, avec un écran géant de 18 mètres sur la place des Halles, permettra de revoir gratuitement des classiques comme "Mulholland drive" de David Lynch ou "Shrek".
La clôture du festival sera assurée le samedi 11 juillet par "Colony" du réalisateur coréen Yeon Sang-ho. L'an dernier, le NIFFF avait accueilli environ 66'000 festivaliers.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Montreux Jazz: soirée hommage aux 60 ans du festival pour débuter
Le Montreux Jazz Festival (MJF) débute vendredi soir et fête son 60e anniversaire avec une soirée d'ouverture spéciale orchestrée par Raye. Jusqu'au 18 juillet, 67 concerts payants sont à découvrir sur le site historique du 2M2C, réinvesti après deux ans d'absence.
Le public va ainsi retrouver les deux salles emblématiques du MJF au Montreux Music & Conventon Center (2M2C) rénové et modernisé: l'Auditorium Stravinski (4621 places) et le Montreux Jazz Lab (2293 places). Et avec du beau monde: Nick Cave, Sting, Moby, Jovanotti, Deep Purple, The Roots, James Taylor, John Legend, Van Morrison ou encore Zara Larsson, PinkPantheress, Tyla, Conan Gray et Charlotte Cardin.
"Il y a une grande excitation. C'est une année particulière à double titre: nous fêtons notre 60e anniversaire et notre grand retour 'back home' au Centre des Congrès", confie le directeur du festival Mathieu Jaton à Keystone-ATS. Il se dit "très content" de l'état de la billeterie. "Il y a déjà quelque 20 concerts sold out. C'est une super tendance. Nous sommes bien partis", dit-il.
"Unique et sur mesure"
Le premier week-end démarre fort avec une soirée d'ouverture le vendredi sous l'impulsion de Raye, présente pour la troisième fois de suite. "Dans une salle du Stravinski spécialement métamorphosée à l'occasion d'un show unique et sur mesure, la chanteuse anglaise conviera des invités de marque afin de célébrer six décennies de musique jazz, soul, blues et pop, entre ses hits, des collaborations inédites et des classiques revisités", glisse le boss du MJF.
"Ce sera une soirée très émotionnelle. Raye s'est imposé comme une évidence. Elle représente en quelque sorte qui nous sommes, soit des univers différents, jazz, soul, blues, pop et hip-hop, s'appuyant sur le patrimoine du MJF tout en incarnant son futur. Nous lui avons donné carte blanche. Nous voulions privilégier ces touches de liberté et d'expression artistiques en lieu et place de grandes autocongratulations pour marquer ce 60e anniversaire", explique-t-il.
"C'est aussi une manière de célébrer l'amitié et les relations humaines dans un milieu musical souvent trop formaté et commercial. Ça va être fabuleux", assure Mathieu Jaton.
Moby, 30 ans d'attente
Sting (samedi) et Nick Cave & The Bad Seeds (dimanche) complètent ce week-end de lancement plein de charisme. Au Lab, c'est le chanteur-rappeur Eddy de Pretto qui ouvre les feux avec la création "Lonely Club", mêlant musique et danse contemporaine.
Les quelque 250'000 festivaliers attendus auront le choix parmi 67 concerts dans les deux salles principales et payantes, dont 39 exclusivités suisses. Le budget se monte à 30 millions de francs.
Pour Mathieu Jaton, l'un des événements de cette 60e édition est aussi la toute première apparition au MJF de l'artiste new-yorkais de pop-électro Moby. Trente ans que le festival attendait ça. Il présentera son nouvel album "Future Quiet" et quelques-uns de ses grands tubes, le mercredi 15 juillet.
Le directeur du festival se prête encore volontiers au jeu des trois coups de coeur, adressés en particulier aux néo-festivaliers du MJF: la venue du Californien Giveon pour l'une de ses deux seules dates en Europe, la Londonnienne de 25 ans PinkPantheress et la pop-soul anglaise de Sienna Spiro.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Quatre Suisses au top 100 des entreprises les mieux valorisées
Roche, Novartis, Nestlé et ABB font partie du classement mondial des entreprises cotées en Bourse les plus chères. La capitalisation boursière du top 100 a gonflé de 18% sur un an à 62 billions de dollars, un record selon le cabinet de conseil EY.
Le géant pharmaceutique Roche s'est confirmé à la 45ème place du classement avec une capitalisation boursière de 328,5 milliards de dollars. Son homologue Novartis s'est placé à la 57ème position avec 286,8 milliards, et Nestlé à la 66ème avec 264,5 milliards, détaille l'étude. Précédemment à la 143ème position, ABB est entré de justesse dans le top 100 avec ses 196,6 milliards (99ème).
Neuf entreprises suisses se sont placées dans le Top 300 dont UBS (138ème), Richemont (153ème) ou encore Zurich Insurance (202ème). En revanche, Holcim et Swiss Re ne sont plus sur la liste des 500 entreprises les plus valorisées au monde.
Plus de la moitié des entreprises citées sont installées aux Etats-Unis, viennent ensuite les sociétés chinoises en seconde position, tandis que les européennes ont perdu du terrain passant de 46 à 16 en vingt ans. En dehors des États-Unis, seuls TSMC (Taïwan) et Saudi Aramco (Arabie saoudite) figurent dans le Top 10.
Par secteur d'activité, ce sont les groupes technologiques qui dominent (38) avec Nvidia en tête et une capitalisation boursière de 4,8 billions. Alphabet, Apple, Microsoft ou encore Amazon suivent de près.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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