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Coronavirus - les informations du 29 avril

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Image prétexte (KEYSTONE/Martial Trezzini)
Retrouvez ici l'essentiel des informations majeures de cette journée du 29 avril concernant la pandémie de coronavirus, dans le canton de Vaud, mais également en Suisse et dans le monde.

Magasins, restaurants et musées pourront ouvrir le 11 mai

Les entraînements sportifs reprendront et les transports publics circuleront normalement. Le Conseil fédéral a assoupli mercredi d'un cran supplémentaires les mesures contre le coronavirus.

Les restaurants pourront accueillir leurs clients à condition que chaque table n'accueille que quatre personnes ou des parents avec leurs enfants. Les clients devront tous être assis et les tables espacées de deux mètres ou isolées avec un élément de séparation.

>> Notre article à lire ici : Magasins, restos et musées pourront ouvrir le 11 mai 

Les entrées en Suisse seront assouplies dès le 11 mai

Les restrictions d'entrée sur le territoire suisse seront progressivement assouplies à partir du 11 mai, si la situation épidémiologique le permet. Mais le Conseil fédéral maintient les contrôles aux frontières, a-t-il décidé mercredi.

Les demandes déposées avant le 25 mars par les travailleurs en provenance des Etats membres de l'UE ou de l'AELE seront traitées dès le 11 mai. Le regroupement familial sera à nouveau possible pour les membres de la famille de citoyens suisses. Il le sera également pour les membres de la famille de ressortissants d’États membres de l’UE ou de l’AELE qui vivent en Suisse.

>> Notre article à lire ici : Les entrées en Suisse seront assouplies dès le 11 mai

Image prétexte (KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

Plus de 140 nouveaux cas de coronavirus enregistrés en un jour

La Suisse a enregistré 143 nouveaux cas de coronavirus en un jour, soit 43 de plus que la veille. A ce jour, 1408 personnes sont décédées des suites de la maladie, soit 28 décès supplémentaires en un jour, indique mercredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Au total, le pays compte 29'407 cas confirmés de Covid-19. L'incidence se monte à 343 cas pour 100'000 habitants. A ce jour, environ 260'500 tests ont été effectués pour le Sars-cov-2, dont 13% étaient positifs. Les cantons de Genève, Tessin, Vaud, Bâle-Ville et du Valais sont les plus touchés. Schaffhouse est le canton le plus épargné.

>> Notre article à lire ici : Plus de 140 nouveaux cas de coronavirus enregistrés en un jour

Les examens de maturité sont laissés à l'appréciation des cantons

Les cantons sont autorisés à ne pas organiser d'examens écrits de maturité cette année. Le Conseil fédéral leur laisse le choix. Plusieurs avaient demandé une suppression afin de tenir compte des conditions découlant du Covid-19.

Le Conseil fédéral s'est rangé mercredi à l'avis de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP). Le gouvernement estime que cette solution permet de tenir compte de la situation épidémiologique locale et des conditions pédagogiques résultant de l'interdiction d'enseigner en classe.

>> Notre article à lire ici : Les examens de maturité sont laissés à l'appréciation des cantons

Les manifestations de plus de mille personnes sont interdites en Suisse jusqu'à la fin du mois d'août. De très nombreux festivals et rencontres sportives sont concernés, comme le Caribana. Archives (KEYSTONE/Patrick Huerlimann)

Les grandes manifestations de plus de 1000 personnes seront interdites jusqu'à la fin du mois d'août

Cette échéance a été choisie afin de garantir une certaine coordination avec les pays voisins et d'offrir une certaine sécurité de planifications aux organisateurs.

Des centaines de manifestations sont concernées, le nombre est impressionnant, a relevé le ministre de la santé Alain Berset. Le Conseil fédéral réévaluera la situation avant les vacances d’été en tenant compte des mesures prises dans les autres pays, a précisé mercredi à la presse le ministre de la santé Alain Berset.

>> Notre article à lire ici : Les grandes manifestations interdites jusqu'à fin août

Possible rebond durant l'été, selon des chercheurs de l'EPFL

Le relâchement progressif des mesures anti-coronavirus en Suisse pourrait augmenter le nombre d’infections et provoquer un rebond durant l'été. Des chercheurs de l'EPFL, avec des confrères américains, planchent sur différents scénarios.

Une équipe de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et de la John Hopkins University à Baltimore, aux États-Unis, a effectué des calculs portant jusqu'en octobre, rapporte le quotidien 24 Heures mercredi.

Selon ces travaux, une deuxième vague de cas de Covid-19 pourrait connaître un pic en juillet/août, poussant le système hospitalier helvétique très près de sa limite en lits de soins intensifs, récemment augmentée à environ 2000 unités pour fait face à la crise.

Au cours de cette deuxième vague, selon les différents scénarios, plusieurs millions de personnes pourraient contracter le Covid-19 en Suisse. Avec à la clé 5000 à 15'000 morts, voire plus de 20'000 pour le modèle basé sur un taux de reproduction de la maladie (la valeur R0) de 1,5, où chaque porteur du virus contamine en moyenne une personne et demie. Pour faire reculer la pandémie, il est important que ce taux descende au-dessous de 1.

>> Notre article à lire ici : Possible rebond durant l'été, selon des chercheurs de l'EPFL

Image d'illustration (KEYSTONE/Ennio Leanza)

Près de 1,9 milliard pour le secteur aérien

Les compagnies Swiss et Edelweiss devraient pouvoir surmonter leurs problèmes de liquidités grâce à des garanties fédérales. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de demander au Parlement près de 1,9 milliard de francs pour soutenir l'ensemble du secteur aérien.

Swiss et Edelweiss devraient avoir besoin d'environ 1,5 milliard de francs de liquidité jusqu’à la fin de l’année. Elles seront mises à à disposition par l’intermédiaire d’un consortium de banques, par analogie avec les crédits Covid-19+. Au total, 85% des fonds utilisés, mais au maximum 1,275 milliard de francs, seront garantis par la Confédération.

>> Notre article à lire ici : Près de 1,9 milliard pour le secteur aérien

Cinq objets en votations fédérales le 27 septembre

Les votations fédérales du 27 septembre seront chargées. Le congé paternité et les avions de combat s'ajouteront à l'initiative de l'UDC sur la libre circulation, la loi sur la chasse et les déductions fiscales des frais de garde.

Le Conseil fédéral a fixé mercredi le menu du premier scrutin fédéral depuis le début de la crise du coronavirus. Les trois derniers sujets auraient dû être tranchés lors de la votation du 17 mai que le gouvernement a annulée en raison de la pandémie.

>> Notre article à lire ici : Cinq objets en votations fédérales le 27 septembre

Vaud: reprise par étapes des activités du Service des autos

Le Service des automobiles et de la navigation (SAN) ouvre à nouveau ses guichets dès lundi dans le canton de Vaud. Les contrôles techniques seront, eux, assurés dès le 11 mai. Les examens théoriques et pratiques pour l’obtention des permis, ainsi que les tests d’aptitude à la conduite restent en revanche indisponibles.

Dès lundi, les guichets du SAN seront accessibles au public, à l’exception du site de Cossonay, indique le SAN mercredi dans un communiqué. Afin de garantir la sécurité de sa clientèle et de son personnel, il mettra à disposition des solutions désinfectantes, aménagera des espaces pour le respect de la distanciation sociale (marquage au sol, sens de la circulation, parois en plexiglas, etc.).

>> Notre article à lire ici : Vaud : reprise par étapes des activités du Service des autos

Le ministre français de la Santé Olivier Véran. Archives EPA/ALAIN JOCARD / POOL MAXPPP OUT

"Inquiétude" en France concernant une maladie grave touchant des enfants

Le ministre français de la Santé Olivier Véran prend "très au sérieux" l'apparition en France de cas d'enfants touchés par une maladie inflammatoire grave. Il a toutefois souligné qu'il n'y avait pas encore assez d'éléments pour faire un lien avec le nouveau coronavirus.

Les autorités sanitaires britanniques ont lancé ces derniers jours une alerte concernant une augmentation du nombre d'enfants présentant des symptômes ressemblant à la maladie de Kawasaki, un syndrome vasculaire affectant les jeunes enfants et dont la cause reste indéterminée. Mais des cas ont aussi été rapportés en Italie, en Espagne, en Suisse, ainsi qu'en France, a indiqué Olivier Véran.

>> Notre article à lire ici : Maladie grave touchant des enfants: inquiétude en France

Le sport suisse va reprendre ses droits

A l'arrêt depuis deux mois en raison de la pandémie du coronavirus, le sport suisse va reprendre ses droits. Le Conseil fédéral a, en effet, assoupli les mesures prises à l'encontre de la pratique sportive.

Le Conseil fédéral prévoit, ainsi, d'autoriser à nouveau le déroulement des compétitions sportives, sans public, à partir du 8 juin. La décision formelle sera probablement prise le 27 mai en tenant compte, bien sûr, du développement de la pandémie. Le huis clos sera de mise jusqu'au 31 août dans la mesure où les rassemblements de plus de 1000 spectateurs demeurent interdits jusqu'à cette date. On rappellera qu'Athletissima, l'une des plus grandes manifestations sportives de Suisse romande, doit se dérouler le 20 août.

>> Notre article à lire ici : Le sport suisse va reprendre ses droits

Tennis - "Possible qu'on ne rejoue plus en 2020" selon Wawrinka

Dans une longue interview accordée à "L'Equipe", Stan Wawrinka fait part d'un certain scepticisme devant les répercussions de la pandémie du coronavirus. Il doute que le Circuit puisse reprendre ses droits cette année.

"C'est dur d'imaginer la sortie tout de suite, dit-il. Le tennis est l'un des sports les plus compliqués à gérer par rapport au coronavirus. Non seulement, il faut que les pays s'ouvrent, mais il faut qu'on puisse voyager et se rassembler. Le tennis sera la dernière étape. Roland-Garros, par exemple, ce n'est pas organisé par cinquante personnes. Donc même si on joue sans public, il y a énormément de gens sur place. C'est trop tôt pour savoir. Tout est possible. C'est possible qu'on ne rejoue plus du tout cette année.

>> Notre article à lire ici : Tennis - "Possible qu'on ne rejoue plus en 2020" selon Wawrinka

Robin Jaunin et Keystone-ATS

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Genève lance sa campagne automnale de rappel de vaccination

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Genève privilégie le nouveau vaccin bivalent de Moderna pour les rappels de vaccination contre le Covid-19 de cet automne (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Genève lance sa campagne automnale de vaccination contre le Covid-19. Cette vaccination de rappel s'effectuera prioritairement avec un nouveau vaccin bivalant qui cible la souche initiale et le variant omicron du coronavirus. Elle est fortement recommandée pour toutes les personnes vulnérables.

Les inscriptions sur la plateforme en ligne seront ouvertes dès vendredi, indique mardi le Département de la santé (DSPS) dans un communiqué. Les premières injections se feront dès lundi 10 octobre dans l'un des sept centres de vaccination ainsi qu'auprès d'une centaine de cabinets médicaux et de pharmacies.

Cette campagne vise principalement à protéger les personnes vulnérables contre les formes graves de la maladie et ses complications. La recommandation s'adresse aux personnes de plus de 65 ans, à celles qui présentent un risque individuel élevé et aux professionnels de la santé. La vaccination de rappel n'est pas recommandée pour les enfants et adolescents de moins de 16 ans.

Selon le DSPS, la vaccination de rappel peut être effectuée quels que soient les vaccins préalablement reçus. Mais un délai d'au moins quatre mois après une infection ou une précédente vaccination doit être respecté avant le rappel de cet automne. La vaccination est toujours gratuite.

Avec le changement de saison, il faut s'attendre à une hausse de la circulation du virus. En parallèle à la vaccination, il est dès lors important de maintenir les bons réflexes en matière d'hygiène.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud lance sa campagne automnale de vaccination contre le Covid-19

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La vaccination de rappel demeure gratuite (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Vaud lance sa campagne automnale de vaccination et propose à la population une dose de rappel avec un nouveau vaccin Moderna bivalent. Dès aujourd’hui, les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes vulnérables peuvent s'inscrire pour recevoir gratuitement leur injection de rappel, a annoncé mardi le canton.

Les premières administrations de vaccin bivalent se feront uniquement à partir du 10 octobre, précise-t-il. Les personnes de 16 à 64 ans qui souhaitent bénéficier d'un rappel pourront s'inscrire prochainement. Le nouveau vaccin Moderna dit "bivalent" cible la souche originelle du Covid plus une souche d'Omicron.

Le rappel doit être administré au moins quatre mois après la dernière vaccination ou après la guérison, et ce pour tous les groupes d'âge, souligne-t-on encore.

Sept centres et des pharmacies renforcées

"Ces deux dernières années ont montré que l'automne est propice à une hausse de la transmission du Covid-19, en raison de la multiplication des contacts étroits dans les espaces clos lorsqu'il fait froid. Vaud est bien armé pour faire face à cette augmentation des contaminations puisque plus de 98% de sa population présente des anticorps, grâce notamment à un excellent taux de vaccination", écrivent les autorités cantonales.

La vaccination est offerte sur l'entier du territoire vaudois, avec des centres à Nyon (CMC), Gland (clinique de la Lignière), Rennaz (HRC), Payerne (HIB), Morges (eHc) et Lausanne (Unisanté et Bois-Cerf). Des pharmacies renforcées à Avenches, Clarens, Lausanne, Orbe, Prilly, Rolle, Signy, Vallorbe et Yverdon complètent ce dispositif.

Quelques cabinets médicaux ayant déjà vacciné en 2021 proposeront également cette prestation dans des régions de montagne éloignées d'un centre de vaccination.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le vaccin anti-Covid ne réduit pas la fertilité

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Selon Swissmedic, le vaccin contre le Covid-19 ne réduit pas le nombre de spermatozoïdes. Le virus peut en revanche l'influencer (Archives). (© KEYSTONE/AP PA JOURNAL OF SCIENCE/STR)

Il n'existe aucune preuve scientifique d'une quelconque influence des vaccins à ARNm sur la fertilité humaine. Le coronavirus peut en revanche avoir des effets, selon une étude de Swissmedic.

L'Institut suisse des produits thérapeutiques s'est penché sur le sujet, en collaboration avec dix autorités partenaires, suite à plusieurs demandes de citoyens et de journalistes. Il a étudié le lien entre les faibles taux de natalité constatés dans certains pays et le vaccin Covid-19, indique-t-il samedi dans un communiqué.

L'étude couvre une population d'environ 800 millions d'habitants. Aucun des pays sollicités n'a actuellement vu ou évalué un signal dans ce sens. Ni la littérature spécialisée publiée ni la surveillance du marché mondial n'indiquent qu'il existe un lien entre la vaccination et l'infertilité.

D'autres raisons

Dans certains pays, des changements dans le taux de natalité ont été observés à la fois dans le contexte de la pandémie et du début de la campagne de vaccination. En Suède et dans les pays germanophones, le taux de natalité a fortement augmenté au cours de l'année 2021 et a de nouveau fortement baissé début 2022.

Dans ces pays, la cause de cette baisse serait le report d'un éventuel désir d'enfant, car on craignait les effets négatifs de la vaccination sur la fertilité. Un document de travail de l'Institut fédéral allemand pour la recherche démographique énumère comme cause de la baisse de la natalité aussi bien la crise sanitaire que les incertitudes économiques qu'elle engendre, écrit Swissmedic.

Moins de spermatozoïdes

Dans d'autres pays, comme l'Espagne, le Japon, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, une baisse significative des taux de fertilité a été observée neuf mois après le début de la pandémie, donc avant le lancement de la campagne de vaccination. Comme l'évolution de ces taux de fertilité varie fortement d'un pays à l'autre, il semble difficile de prouver un lien de cause à effet entre la vaccination et la fertilité, écrit Swissmedic.

Certaines études indiquent toutefois que ce n'est pas la vaccination, mais une infection au Covid-19 qui peut réduire temporairement la fertilité chez les hommes. Il existe des indices selon lesquels la production de spermatozoïdes serait partiellement réduite.

Des troubles de l'érection ou un manque de testostérone serait aussi constaté chez les hommes infectés par le coronavirus. Il fallait ensuite au moins 60 jours pour que ces hommes redeviennent aussi fertiles que s'ils n'avaient pas été infectés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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"La fin de la pandémie est en vue" selon le chef de l'OMS

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime désormais que la pandémie pourrait se terminer bientôt si les efforts adaptés sont menés (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

"La fin de la pandémie est en vue". Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé mercredi à Genève à ne pas relâcher les efforts. La semaine dernière, le nombre de nouvelles victimes a été le plus bas depuis mars 2020.

"Nous n'avons jamais été en meilleure position de mettre un terme à la pandémie", a affirmé à la presse M. Tedros qui est sorti pour la première fois de son habituelle prudence. "Nous n'y sommes pas encore", a-t-il toutefois ajouté. Depuis deux ans, M. Tedros a toujours affirmé que les Etats et les citoyens pouvaient mettre un terme à la pandémie, estimant toutefois que cette étape était encore loin d'être atteinte.

Et le directeur général d'affirmer également que le moment "serait le pire" pour arrêter les efforts pour réduire la prévalence du coronavirus, alors que la pandémie ralentit depuis plusieurs semaines. Une telle situation pourrait aboutir à "davantage de variants, de victimes, de perturbations et d'incertitudes", dit le directeur général qui a rendu hommage à ceux qui ont oeuvré à l'OMS contre le coronavirus.

Il a rappelé l'importance de vacciner tout le personnel de santé et les groupes vulnérables. "De la vigilance et de la préparation, c'est ce dont nous avons besoin", a renchéri le chef du programme d'urgence à l'OMS Michael Ryan.

La pandémie constitue toujours une urgence sanitaire de portée internationale. Le Comité d'urgence, constitué d'experts indépendants mandatés par l'organisation, doit se réunir à nouveau dans un mois si M. Tedros ne le convoque pas avant. Il pourrait alors décider de recommander au directeur général de considérer différemment le statut de l'épidémie de coronavirus.

Pacifique occidental et Europe

Des responsables rappellent que la fin de la pandémie ne signifiera pas pour autant la fin du virus. "Nous nous attendons à de nouvelles vagues, mais celles-ci n'ont pas à se refléter dans de nouveaux décès", a affirmé une épidémiologiste de l'organisation, Maria Van Kerkhove.

D'autant plus que le virus continue de circuler de manière importante dans les différents pays. Le nombre de cas et de victimes est probablement sous-estimé, ajoute Mme Van Kerkhove.

Mais les nouvelles infections ont reculé la semaine dernière de 25%, selon les données publiées mercredi par l'OMS. Plus de 3,1 millions de nouvelles infections ont été identifiées. Au total, le Pacifique occidental et l'Europe ont chacun dû faire face à plus d'1 million de cas additionnels.

Davantage de victimes en Afrique seulement

Toutes les régions ont pu s'appuyer sur un recul. Celui-ci va de 15% en Europe à un tiers en Afrique et un peu plus dans le Pacifique occidental.

Côté nouveaux décès, le nombre a atteint un peu moins de 11'000, en recul de 20%, le nombre le plus bas depuis mars 2020. Seule l'Afrique a dû faire face à une augmentation, alors que l'Europe, avec 31% de réduction, a elle obtenu la plus importante diminution.

Le variant Omicron rassemble à nouveau presque tous les séquençages sur un mois. Au total, environ 6,5 millions de personnes ont succombé au coronavirus depuis le début de la pandémie. Près de 610 millions ont été infectées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le monde est revenu 5 ans en arrière avec le Covid-19

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Le SARS-CoV-2 a fait reculer l'espérance de vie sur terre de plus d'un an et demi entre 2019 et 2021, de 73 ans à 71,4 (archives). (© KEYSTONE/AP NIAID/NIH)

Confronté à une superposition de crises sans précédent, en particulier le Covid-19, le monde est revenu cinq ans en arrière en matière de développement humain, s'alarme l'ONU jeudi. Cette situation alimente "méfiance" et "frustration" à travers la planète.

Pour la première fois depuis sa création il y a plus de 30 ans, l'indice de développement humain, qui prend en compte espérance de vie, éducation et niveau de vie, a reculé deux années de suite, en 2020 et en 2021, relève le rapport du Programme de l'ONU pour le développement (PNUD).

"Cela veut dire que nous mourons plus tôt, que nous sommes moins éduqués et que nos revenus baissent", énumère son patron Achim Steiner lors d'un entretien avec l'AFP. "Avec ces trois paramètres, vous pouvez avoir une idée de pourquoi les gens commencent à être désespérés, frustrés, inquiets pour l'avenir", insiste-t-il.

Alors que l'indice progressait de façon continue depuis des décennies, il est revenu en 2021 à son niveau de 2016, "effaçant" des années de développement. En cause en particulier, le Covid-19, mais aussi les catastrophes climatiques qui se multiplient, et des crises qui se superposent sans donner le temps aux populations de reprendre leur souffle.

90% des pays touchés

"Nous avons vécu des catastrophes avant, nous avons eu des conflits avant, mais la confluence de ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui est un recul majeur pour le développement de l'humanité", insiste le patron du PNUD.

Ce recul est quasi universel, touchant plus de 90% des pays de la planète, même si les inégalités entre pays sont toujours flagrantes. En haut de la liste, se trouvent toujours la Suisse, la Norvège et l'Islande. Et tout en bas, le Soudan du Sud, devant le Tchad et le Niger.

Et si certains pays commencent à se remettre des impacts de la pandémie, beaucoup d'autres en Amérique latine, en Afrique sub-saharienne, en Asie du Sud ou dans les Caraïbes n'ont pas eu le temps de se relever que s'abattait déjà une nouvelle crise: la guerre en Ukraine.

Avec son impact majeur sur la sécurité alimentaire et énergétique - pas encore pris en compte dans l'indice qui s'arrête à 2021-, "sans aucun doute, la perspective pour 2022 est sombre", a relevé Achim Steiner.

Le recul de l'indice de développement humain est en grande partie tiré par la baisse de l'espérance de vie de plus d'un an et demi entre 2019 et 2021 (71,4 ans en 2021 contre 73 ans en 2019), alors que quelques mois sont gagnés chaque année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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