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Culture

La Fête du Slip se tiendra du 13 au 16 mai à Lausanne

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Contrairement aux précédentes éditions (ici en 2018), la Fête du Slip, consacrée à la diversité sexuelle, se resserre cette année sur son bastion lausannois, le quartier de Sévelin (Archives © Keystone/LAURENT GILLIERON)

La 9e édition de La Fête du Slip aura lieu du 13 au 16 mai à Lausanne. Contraintes sanitaires obligent, la manifestation consacrée à la diversité sexuelle se resserre sur son bastion lausannois, le quartier de Sévelin.

Une exposition pluridisciplinaire sur le genre et le graphisme aura lieu au Musée de design et d'arts appliqués contemporains (mudac) dans le cadre du festival et fera l'objet pour la première fois d'un programme de médiation scolaire, ont aussi annoncé jeudi les organisateurs.

"Subversi·ive·s - graphisme, genre et pouvoir" s'adressera au jeune public avec des visites spécialement organisées pour les élèves des classes de la région, du 10 au 12 mai 2021. Le festival proposera des outils pédagogiques aux enseignants afin de thématiser ces questions d'actualité avec les élèves, précisent les organisateurs.

En journée, en petit comité, dans la rue ou dans l'espace virtuel, le programme complet de La Fête du Slip sera dévoilé le 29 avril prochain. "La 9e édition s'annonce certes plus intime et plus sage que les années précédentes, mais toujours aussi coquine", promettent ses responsables.

www.lafeteduslip.ch

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Réouverture à perte pour les cinémas suisses

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Les salles de cinéma ne peuvent pas recevoir plus de 50 personnes, ceci sans dépasser un tiers de la capacité de la salle pour les plus petits cinémas. Le port du masque est obligatoire et la consommation de boissons, pop-corn, chocolats ou glaces est interdite. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Après plus de deux semaines de réouverture, les cinémas suisses tirent un bilan mitigé. Côté lumière, le public est heureux de retourner dans les salles, côté ombre, l'affluence est quatre à six fois plus faible qu'habituellement en raison de la jauge à 50 personnes.

Si certains cinémas ont réouvert le 19 avril dernier, la plupart n'ont réouvert leurs salles que le 22 avril, le temps d'effectuer des travaux préparatoires. Ils ont attiré près de 30'000 spectateurs lors de la première semaine de réouverture et environ 67'000 lors de la deuxième semaine, a indiqué à Keystone-ATS Claude Ruey, président de ProCinéma, la faîtière des exploitants de salles de cinéma et des distributeurs de films suisses.

L'affluence moyenne en temps normal varie entre 180'000 et 240'000 spectateurs par semaine à l'échelle suisse. "On est donc bien en-dessous, entre quatre et six fois moins de monde", souligne-t-il. La moyenne des salles de cinéma helvétique compte environ 170 places.

Etonnés en bien

"La reprise est proportionnellement meilleure en Suisse romande qu'en Suisse alémanique car il y a actuellement de meilleurs films à l'affiche du côté francophone, avec notamment 'Adieu les cons' et 'Drunk'. Côté germanophone, il est plus difficile d'obtenir des films connus en ce moment", explique M. Ruey.

La programmation est aussi tributaire de la réouverture en France et également du retour des blockbusters internationaux qui dépendent eux-mêmes notamment de la situation aux Etats-Unis.

Un petit tour d'horizon effectué par Keystone-ATS montre que plusieurs responsables de cinémas se disent "étonnés en bien" et que l'intérêt du public est évident. Pour certains cinémas, il n'est pas rare que les 50 places autorisées soient complètes.

"Cela a bien démarré et compte tenu des circonstances, l'affluence est plutôt bonne. Le temps pourri de la deuxième semaine de reprise nous a bien aidés", témoigne Xavier Pattaroni, programmateur à Cinemotion (Fribourg, Bulle et Payerne). Il ne se dit pas surpris, tant l'attente du public était grande, selon son propre constat.

Absolument pas rentable

Chez Pathé, chaîne de cinéma présente dans sept villes suisses avec huit multiplexes pour 79 salles, "les chiffres de fréquentation dépassent les attentes, surtout les jours de pluie", selon Jolanda Schönenberger, porte-parole. "La plupart des salles ne sont pas complètes, mais sont bien fréquentées". Au vu de la demande, "nous allons étendre nos heures d'ouverture dès mercredi prochain", annonce-t-elle.

Si le public est ravi de retourner dans les salles obscures, la situation n'est en revanche absolument pas rentable. "C'est une période compliquée. Les restrictions sur le nombre de places assises, ainsi que l'interdiction de vendre de la nourriture et des boissons, rendent impossible une activité rentable pour le moment", affirme Mme Schönenberger. Pareil pour tous les cinémas.

Pour rappel, les salles ne peuvent pas recevoir plus de 50 personnes, ceci sans dépasser un tiers de la capacité de la salle pour les plus petits cinémas. Le port du masque est obligatoire et la consommation de boissons, pop-corn, chocolats ou glaces est interdite.

Plus de 200 millions de perte

Le maintien de la fermeture des kiosques ou bars dans les cinémas est un grand manque à gagner pour les exploitants. La vente de boissons et de nourriture représente entre 20 et 30% du chiffre d'affaires total, rappelle le président de ProCinéma.

"Depuis le début de l'année et en date du 14 avril, la crise liée au coronavirus a engendré quelque 84 millions de pertes pour les exploitants de salle de cinéma de tout le pays. Cette somme s'ajoute à la perte de 130 millions pour 2020, soit 214 millions au total depuis le début de la pandémie", indique M. Ruey.

"Bien que les cinémas ne gagnent rien et que ce soit dur pour eux, la situation n'est pas totalement catastrophique, notamment grâce aux aides étatiques pour le secteur culturel", nuance-t-il. Et selon lui, aucune faillite n'a été déclarée jusqu'ici. Cette réouverture restreinte "est à vrai dire surtout une sorte de service pour le public".

ProCinéma a désormais deux revendications prioritaires pour la deuxième phase d'assouplissement des mesures liées au Covid-19: l'augmentation de la jauge à 50% de la capacité d'une salle et l'ouverture des kiosques et bars, en autorisant la consommation, une fois assis. "J'en ai informé le conseiller fédéral Alain Berset le 26 avril dernier lors d'une séance culture avec lui", précise M. Ruey.

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Culture

Céline Dion chantera au Paléo en 2023

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Céline Dion chantera en 2023 au Paléo festival (Archives © KEYSTONE/AP The Canadian Press/JACQUES BOISSINOT)

Le Paléo Festival de Nyon reporte le concert de Céline Dion au 17 juillet 2023. Les billets achetés initialement pour le 20 juillet 2020 restent valables pour la nouvelle date, qui est déjà complète. Aucun billet ne sera remis en vente.

En raison d'un conflit de dates, l'artiste ne pourra se produire l'année prochaine à Nyon. Le concert de 2023 sera son unique date de festival en Suisse et son premier spectacle en Suisse romande depuis 2008, indique jeudi le Paléo dans un communiqué.

La chanteuse québécoise devrait quand même se produire en Suisse l'an prochain. Selon son site internet, elle fera halte les 15 et 16 juin 2022 au Hallenstadion à Zurich, des concerts initialement prévus en mai 2020.

A Nyon, Céline Dion offrira le "meilleur de sa discographie pléthorique – francophone et anglophone - avec un spectacle hors norme", promet le Paléo. D'autres artistes viendront compléter l'affiche de cette journée de festival.

La prochaine édition du Paléo est prévue du 19 au 24 juillet 2022. En raison de la pandémie, le festival avait dû annuler son rendez-vous en 2020, puis, plus récemment, aussi celui de cet été.

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Culture

Oscar du meilleur film pour "Nomadland" de la Chinoise Chloé Zhao

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La 93e cérémonie des Oscars se déroule dans une gare historique du centre de Los Angeles. (©KEYSTONE/AP/Mark Terrill)

"Nomadland" a confirmé dimanche à Los Angeles son statut de grand favori des Oscars en remportant la récompense suprême du meilleur long-métrage. Sa réalisatrice Chloé Zhao est devenue la première cinéaste non blanche à remporter le prix du meilleur réalisateur.

Avant Chloé Zhao, seule une autre femme avait reçu ce prix convoité, Kathryn Bigelow en 2010 pour "Démineurs". "Quel voyage incroyable et unique nous avons fait ensemble", a lancé la réalisatrice née en Chine, dont les acteurs dans le film sont pour beaucoup des amateurs jouant leur propre rôle de trimardeurs modernes.

Frances McDormand, l'une des rares comédiennes professionnelles de cet hybride de road movie, de drame social et de documentaire sur des Américains âgés vivant sur les routes après avoir tout perdu lors de la crise financière, rafle, quant à elle, l'Oscar de la meilleure actrice.

Son rôle de veuve désargentée et désabusée vivotant dans un vieux camping-car lui permet de devenir la deuxième femme à obtenir trois Oscars dans cette catégorie, derrière la championne toute catégorie, Katharine Hepburn, qui en détient quatre.

Oscar en gare

Chez les hommes, Anthony Hopkins a créé la surprise en raflant la statuette du meilleur acteur pour son rôle de vieillard sombrant dans la démence dans "The Father". Le Britannique de 83 ans n'était pas présent pour recevoir son prix. Il faisait figure d'outsider assez improbable face à Chadwick Boseman, mort l'été dernier d'un cancer et qui semblait parti pour recevoir un Oscar posthume pour "Le Blues de Ma Rainey", où il incarne un trompettiste hanté par des atrocités racistes.

La cérémonie la plus suivie d'Hollywood se tenait exceptionnellement cette année dans une gare historique du centre de Los Angeles accueillant les stars en lice, qui pour beaucoup ont foulé un tapis rouge pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19.

C'est là que le Danois Thomas Vinterberg, réalisateur de "Drunk", a reçu l'Oscar du meilleur film étranger. Sa comédie douce-amère met en scène quatre amis menant une expérience de soûlographie quasi scientifique. Il a dédié la victoire à sa fille Ida, morte dans un accident de voiture quatre jours après le début du tournage et qui devait jouer dans son film.

De la diversité

Les quelque 200 candidats invités à se présenter sur le tapis rouge, réduit cette année à sa plus simple expression afin de respecter les règles sanitaires et la distanciation sociale, étaient visiblement ravis de se retrouver. "Aujourd'hui, c'est la première fois que je m'aventure. Je ne me suis pas rendue dans une grande ville depuis plus d'un an", a assuré Glenn Close aux rares journalistes admis à suivre en personne cette 93e édition.

Même des magnats d'Hollywood, comme Bob Iger, le tout-puissant patron de Disney, numéro un mondial du divertissement, n'ont pas reçu de carton d'invitation pour l'événement. Il n'a donc pas pu assister en chair et en os à la victoire de "Soul", fable onirique des studios Pixar (filiale de Disney) sur le sens de la vie sorti au beau milieu d'une pandémie meurtrière, dans la catégorie du meilleur film d'animation.

Après des années de controverse sur la composition de l'académie des Oscars, jugée trop blanche et trop masculine pour représenter l'ensemble de la société, deux acteurs de couleur ont été récompensés pour le second rôle: le Britannique Daniel Kaluuya, 32 ans, pour "Judas and the Black Messiah", et la septuagénaire sud-coréenne Youn Yuh-jung pour "Minari".

Déception pour Netflix

Le premier Oscar de la soirée, celui du scénario original, est allé à Emerald Fennell pour son film "Promising Young Woman", thriller féministe inspiré par le mouvement #MeToo.

Même si elle repart avec sept récompenses au total, la plateforme Netflix a en revanche subi une nouvelle déception dimanche dans les catégories majeures, malgré plusieurs films qui abordaient des thèmes pourtant d'une actualité brûlante.

Chadwick Boseman et Viola Davis ont échoué avec "Le Blues de Ma Rainey" et son évocation des discriminations raciales dans le Chicago des années 1920 tout comme "Les Sept de Chicago", qui revisite la répression policière et judiciaire ayant suivi les manifestations contre la guerre du Vietnam en 1968.

Ode en noir et blanc à Hollywood, "Mank" a dû se contenter d'Oscars pour sa photographie et ses décors.

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Le fantastique neuchâtelois débarque à la Cinémathèque

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"Old Boy" du Coréen Park Chan-wook s'est forgé une excellente réputation auprès des amateurs de films de genre.

Avant de fêter son 20e anniversaire cet été, le Festival du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF) se déplace pour une halte à la Cinémathèque suisse à Lausanne.

C'est une sélection de 13 long-métrages fantastiques que le Festival de Neuchâtel propose au public à la Cinémathèque suisse, des vingt dernières années, d'horizons et de styles divers. Des films devenus cultes - Old Boy du Coréen Park Chan-wook - aux pépites moins connues - le film helvétique Blue My Mind - la sélection fait la part belle aux différents styles du fantastique. Une sélection qui permet de faire le point sur l'évolution du genre durant les deux dernières décennies, comme l'explique Loïc Valceschini, directeur artistique du NIFFF.

Loïc Valceschini
Directeur artistique - NIFFF
Loïc ValceschiniDirecteur artistique - NIFFF

Le film suisse "Blue My Mind" de Lisa Brühlmann fait partie de la sélection du NIFFF. Le long-métrage avait notamment reçu trois récompenses aux Prix du cinéma suisse en 2018, dont celle de meilleur film de fiction.

Auparavant vu comme un genre de niche, le fantastique s’est démocratisé depuis quelques années pour finalement prendre une place importante actuellement dans la production mondiale : Game of Thrones, The Walking Dead ou encore les sagas de super-héros, de nombreux produits audiovisuels piochent désormais dans le fantastique, et le tout avec des records d'audience à la clé. Les explications avec Loïc Valceschini directeur artistique du NIFFF.

Loïc Valceschini
Directeur artistique - NIFFF
Loïc ValceschiniDirecteur artistique - NIFFF

"On s'amuse parfois à rappeler à certains professeurs qui sont un peu moins sensibles au fantastique que des auteurs comme Roald Dahl, voire même les contes, sont à la base des récits fantastiques" Loïc Valceschini, directeur artistique du NIFFF

Malgré cet engouement qui ne cesse de grandir pour le fantastique dans les films et les séries, il reste des préjugés concernant les films de genre. Pourtant, le fantastique est présent avec nous depuis bien longtemps, comme le précise Loïc Valceschini :

Loïc Valceschini
Directeur artistique - NIFFF
Loïc ValceschiniDirecteur artistique - NIFFF

Le programme du NIFFF à la Cinémathèque se déroule jusqu'au 30 avril, avant la 20e édition du Festival du 2 au 10 juillet. Plus d'informations sur le site du Festival ou sur le site de la Cinémathèque suisse.

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Le théâtre de Vidy a retrouvé son public

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Le théâtre de Vidy a retrouvé son public jeudi soir dans sa salle du Pavillon. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Comme la plupart des théâtres suisses, celui de Vidy à Lausanne a retrouvé son public cette semaine. "Nous avons le sentiment de respirer à nouveau", se réjouit son directeur Vincent Baudriller.

"Le théâtre est un art vivant et il doit se partager, ce dont nous étions empêchés depuis novembre. Avec la réouverture, c'est une impression de libération. Nous retrouvons le sens de notre mission", a-t-il dit jeudi soir à Keystone-ATS, peu avant les retrouvailles avec les spectateurs.

Vincent Baudriller a constaté que le désir du public pour le théâtre, contenu depuis plusieurs mois, est "énorme". Il a expliqué que le site internet et la ligne téléphonique pour la réservation de billets ont été "pris d'assaut" depuis l'annonce de la réouverture.

"Il y a une véritable joie du public à retrouver une vie culturelle", a-t-il remarqué. Cela occasionne aussi parfois une certaine frustration sachant que les places sont encore limitées: 50 personnes sont admises au Pavillon, une trentaine dans la salle René Gonzalez.

"Avec la profession, nous avions proposé des protocoles sanitaires qui tiennent compte de critères comme la taille de la salle ou la ventilation", a rappelé Vincent Baudriller. Cette demande n'a toutefois pas été entendue et la limitation a été fixée à 50 personnes par salle, ou à un tiers maximum de leur capacité. "J'espère que l'on va peu à peu pouvoir rouvrir plus largement", a-t-il dit.

La saison a été prolongée de la mi-juin à la mi-juillet afin notamment de reprogrammer les spectacles qui ont dû être reportés. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Saison prolongée

En matière de programmation, au lieu de terminer mi-juin, le théâtre de Vidy achèvera sa saison mi-juillet. Cela lui permettra de montrer les spectacles qui ont été annulés ces dernières semaines, mais aussi d'ajouter des propositions artistiques créées durant la fermeture.

Pour le grand retour du public, le théâtre de Vidy a dévoilé jeudi soir deux premières: "Chansons sans paroles" de Thom Luz, inspirée de la musique de Felix Mendelssohn, et "Vocation" d'Emilie Charriot.

https://vidy.ch/

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