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Culture

La renaissance sous toutes ses formes au menu de BDFIL

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S'il fallait trouver un fil rouge à cette édition, ce serait la renaissance, explique Dominique Radrizzani. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Pour sa 16e édition, initialement prévue en 2020, BDFIL célèbre une certaine renaissance. Le festival lausannois invite le bédéiste Jacques Tardi et revisite la Joconde de Léonard de Vinci. Une vingtaine d'expositions sont annoncées du 16 au 20 septembre.

Commencée en 1976, la série "Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec", s'inspirant des romans-feuilletons de la Belle Epoque, a fait connaître Jacques Tardi. Le festival lausannois consacre une rétrospective à cet illustrateur français, qui a contribué à la renaissance de la bande dessinée en participant à l'invention du roman graphique.

Durant la majeure partie de ses 50 ans de carrière, Jacques Tardi n'est pratiquement pas sorti de chez lui. "Pourtant, il n'a jamais eu autant envie de sortir depuis que ça lui est interdit", plaisante Dominique Radrizzani, directeur artistique de BDFIL, en faisant référence à la pandémie de coronavirus, devant la presse mercredi.

Le bédéiste français, invité d'honneur du festival, signe une des deux affiches de cette 16e édition. Un autoportrait caricatural avec une vue de Lausanne verdoyante en toile de fond, qui représente la joie de vivre et le besoin d'air, comme le souligne Dominique Radrizzani.

Joconde revisitée

Figure centrale de la renaissance italienne, la Joconde de Léonard de Vinci a inspiré de nombreux dessinateurs. Commandées par BDFIL, ces interprétations incarnent la dualité entre deux genres: celui de la haute culture et de l'institution muséale par opposition à la BD, encore souvent déconsidérée et dénigrée.

Zep, Anouck Ricard ou encore Emil Ferris: les artistes se sont rués sur le chef-d'oeuvre du XVIe siècle pour à la fois "lui rendre hommage et le massacrer". Les dessins originaux seront à voir aux arcades de PLATEFORME10.

Ancêtre des super-héros

Changement de décor avec "Conan: le barbare du neuvième art". Ce héros d'un passé mythique symbolique du genre heroic fantasy est mis à l'honneur dans le cadre d'une exposition au Palais de Rumine. Au travers des collections patrimoniales du Centre BD de la Ville de Lausanne, le festival invite à plonger dans un monde entre civilisation et sauvagerie.

En parallèle, le protagoniste aux muscles galbés et recouverts de sang sera mis en scène dans le cadre d'un jeu de rôle dessiné, qui se tiendra également au Palais de Rumine, à la salle du Sénat.

20 ans du petit diable orange

Cette 16e édition de BDFIL marque aussi les 20 ans de Nelson, un personnage tiré de l'imagination de Christophe Bertschy. Invité d'honneur du festival en 2006, le dessinateur vaudois revient pour des célébrations dans le cadre d'une exposition immersive dans la Cathédrale de Lausanne. En outre, un parc d'attractions sera consacré au diablotin orange vers la fontaine de la Riponne.

"S'il fallait trouver un fil rouge à cette édition, ce serait la renaissance", conclut Dominique Radrizzani. "La culture est en train de renaître de ses cendres après une année éprouvante". Le festival se tiendra du 16 au 20 septembre et accueillera près de 40 auteurs sur place. Cette année, exceptionnellement, la manifestation participera également à la Nuit des Musées le 25 septembre.

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Culture

Trois lauréats pour le Grand Prix suisse d'art 2023

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Uriel Orlow puise son inspiration dans diverses disciplines, comme l'histoire, l'archéologie, la géologie ou la botanique (archives). (© KEYSTONE/DPA/ANDREAS ARNOLD)

Le Grand Prix suisse d'art / Prix Meret Oppenheim 2023 revient à Uriel Orlow, à l'initiative Parity Group et à Stanislaus von Moos, a annoncé mercredi l'Office fédéral de la culture (OFC). La remise des distinctions aura lieu le 12 juin à Bâle.

L'½uvre "engagée et multidisciplinaire" d'Uriel Orlow, né à Zurich en 1973, "résonne avec les débats contemporains", écrit l'OFC. Depuis plus de vingt ans, elle élargit le concept d'art et utilise les médias les plus divers pour promouvoir l'examen d'autres perspectives culturelles. Avide d'explorations, Uriel Orlow puise son inspiration dans d'autres disciplines comme l'histoire, l'archéologie, la géologie ou la botanique.

Le colonialisme, la question de la place du souvenir, la justice sociale et l'écologie sont des thématiques fondamentales de son ½uvre. Uriel Orlow a notamment été lauréat d'un Prix suisse d'art à trois reprises.

Initiative pour l'égalité

Initiative née en 2014 au sein du Département d'architecture de l'Ecole Polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) à l'instigation d'un groupe d'architectes, le collectif Parity Group s'est depuis établi à l'intérieur de l'institution comme "un réseau qui promeut la parité, la diversité et la critique institutionnelle".

Tous les 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, le Parity Group organise le symposium "Discussions sur la parité", avec des intervenants locaux et internationaux.

De ce symposium est notamment né le "Manifeste des 9 points pour la parité", neuf mesures que l'institution a pour la plupart mises en place. Ce manifeste a eu entre autres pour effet de voir nommer un plus grand nombre de femmes professeures dans l'institution.

Bâtisseur de ponts

Historien d'art et expert en architecture né en 1940 et établi à Zurich, Stanislaus von Moos a quant à lui établi en tant que chercheur, curateur et professeur, des ponts entre l'architecture et l'art, entre l'histoire et la critique.

Eclectique, il a aussi bien mené des débats sur le postmodernisme et le réalisme dans les années 1980-1990, fait connaître en Europe le travail de Venturi, Scott Brown & Associates, qu'écrit sur l'architecture de la Renaissance italienne et l'histoire du design industriel suisse.

Parmi ses écrits les plus reconnus, il a publié en 1968 la première monographie critique sur l'½uvre de Le Corbusier après la mort de l'architecte, ouvrage qui est vite devenu une analyse incontournable du modernisme architectural. En 1971, il a fondé et dirigé le magazine archithèse.

Les récompenses seront remises aux trois lauréats dans le cadre de l'exposition des Swiss Art Awards à Bâle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Française Juliette Binoche mise à l'honneur aux Goya espagnols

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Juliette Binoche semble appréciée en Espagne. Elle pose ici l'an dernier dans le cadre du Festival international du film de et à San Sebastian, aux Pays Basques pour son fim Avec amour et acharnement (Archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/JUAN HERRERO)

L'actrice française Juliette Binoche sera mise à l'honneur le 11 février lors des Goya, les oscars espagnols. Elle y recevra un prix récompensant "son extraordinaire trajectoire", a annoncé mercredi l'Académie du cinéma espagnol.

L'interprète de 58 ans qui a remporté un Oscar en 1996 pour "Le patient anglais" d'Anthony Minghella, "référence indiscutable dans le cinéma européen", recevra un "Goya international" lors de la cérémonie qui se tient cette année à Séville, dans le sud du pays.

Ce prix n'existe que depuis deux ans et avait été remis en 2022 à l'actrice australienne Cate Blanchett.

Au cours de ses quarante ans de carrière, Juliette Binoche a joué dans de nombreux films parmi lesquels "l'Insoutenable légèreté de l'être", "Les amants du Pont-Neuf" ou encore "Le patient anglais" pour lequel elle a reçu l'Oscar de la meilleure actrice pour un second rôle.

Elle a travaillé avec des cinéastes comme Jean-Luc Godard, Leos Carax ou Louis Malle, mais aussi le Polonais Krzysztof Kieslowski, l'Américain Abel Ferrar, le Suédois Lasse Hallström, le Britannique John Boorman ou encore l'Autrichien Michael Haneke.

L'actrice collectionne les récompenses, du César français au Bafta britannique en passant par les prix d'interprétation dans les festivals de Cannes, Berlin ou Venise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Plateforme 10: plus de 270'000 visiteurs pour l'année inaugurale

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Les deux nouveaux musées du site Plateforme 10 à Lausanne, le mudac et Photo Elysée, ont attiré du monde depuis leur inauguration en juin dernier. L'affluence est aussi bonne pour le MCBA voisin. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le pôle muséal lausannois Plateforme 10 a enregistré 271'000 visites pour son année inaugurale, à la satisfaction de ses responsables. L'année 2023 s'annonce riche pour les trois musées du quartier des arts, avec une douzaine d'expositions majeures au programme.

"Nous sommes très satisfaits de ces chiffres. Mais nous surfons sur la nouveauté du quartier des arts. Nous devons désormais dépasser cet effet nouveauté", a déclaré mercredi devant les médias le directeur de Plateforme 10 Patrick Gyger.

Il présentait un bilan de l'année 2022 et les perspectives pour 2023, accompagné de Juri Steiner, directeur du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), de Beatrice Leanza, directrice du mudac et de Nathalie Herschdorfer, directrice de Photo Elysée.

La formule d'un billet pour trois musées semble gagnante puisqu'elle attire le public vers les trois institutions. Depuis l'inauguration en juin du site complet, le mudac a attiré 78'000 visiteurs, Photo Elysée 72'000 et le MCBA 87'000, auxquels il faut ajouter 34'000 visiteurs au premier semestre pour ce dernier (121'000 donc), ouvert depuis octobre 2019, soit un total de 271'000 visiteurs pour 2022.

"Diversité et ouverture"

Grâce à l'effet pôle muséal, la fréquentation est "plus transversale et plus commune", note M. Gyger. A ce stade, elle est "beaucoup plus élevée" qu'auparavant dans les trois musées dispersés en ville, indique-t-il.

"La réussite de cette période inaugurale, c'est pour moi aussi le succès de la diversité et de l'ouverture à toutes les formes artistiques et à tous les publics, populaires ou amateurs d'art, lausannois, vaudois, romands, suisses alémaniques, français, italiens ou américains", a encore affirmé le directeur. Entre 20 et 25% des visiteurs viennent de Suisse alémanique ou de l'étranger.

Les regards se sont ensuite tournés vers 2023. Les trois responsables des musées ont présenté un survol des expositions à venir, une vingtaine au total, dont douze événements majeurs.

Les expos à voir

Le MCBA présentera du 10 mars au 21 mai le travail de l'artiste plasticienne suisse Silvie Defraoui, connue pour son travail mêlant installation, photographie, peinture sérigraphie ou encore art vidéo. Elle viendra ébranler nos convictions et croyances avec "Le tremblement des certitudes". L'été accueillera la sculptrice et artiste textile polonaise Magdalena Abakanowicz.

A Photo Elysée, le flou s'introduira dans le nouveau bâtiment cubique du 3 mars au 21 mai avec une exposition retraçant l'histoire du flou photographique. D'un défaut initial devenu expression artistique. Laïa Abril, Deborah Turbeville et Richard Mosse viendront notamment compléter le programme 2023.

Au mudac, deux expositions retiendront particulièrement l'attention: une histoire du design libanais vu de Beyrouth (du 7 avril au 6 août) et une plongée dans les collections rarement montrées du musée, qui feront dialoguer des objets, à l'image d'une pieuvre et d'un presse-agrumes de Philippe Starck (dès le 7 avril).

De très nombreux projets en partenariat pour des événements sont également prévus, avec notamment BDFIL, l'ECAL, le Romandie, le Festival de la Cité, tous à Lausanne, et le Festival de Locarno.

"Gagner en convivialité"

Patrick Gyger a aussi dégagé mercredi trois axes principaux de la stratégie de Plateforme 10 qui veut avoir "l'art de bouger les lignes": les nouveaux récits (diversité et polyphonie), le service au public et à la société (accessibilité et divertissement) et la durabilité (responsabilité écologique et engagement social et économique). La qualité des projets artistiques et le renouvellement des publics tiennent très à coeur à l'équipe en place.

Autres priorités: gérer la question des îlots de chaleur, la végétalisation de l'espace et rendre plus visible et accessible l'entrée du site côté gare. Des solutions et des aménagements, comme des zones d'ombre et de points d'eau, ont été annoncés.

"C'est un quartier encore en pleine mutation qui va encore gagner en convivialité (...) On ne va pas faire de ce lieu une forêt (...) L'idée est plutôt d'en faire une place de village vivante", a expliqué M. Gyger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Ozzy Osbourne annule sa tournée en Europe pour des raisons de santé

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Ozzy Osbourne explique que son équipe "est en train de trouver des idées pour savoir" où il pourrait se produire sans avoir à se "déplacer de ville en ville et de pays en pays" (archives). (© KEYSTONE/AP/Jordan Strauss)

Le chanteur de heavy metal Ozzy Osbourne a annoncé mercredi l'annulation de sa tournée prévue au printemps au Royaume-Uni et en Europe. Il a expliqué qu'il n'en était "pas capable physiquement" en raison de sa blessure à la colonne vertébrale il y a plusieurs années.

"J'ai réalisé que je ne suis pas physiquement capable de faire mes prochaines dates de tournée en Europe et au Royaume-Uni, car je sais que je ne pourrais pas faire face aux voyages nécessaires", a écrit le chanteur britannique âgé de 74 ans sur Twitter.

Cette tournée, prévue en mai et juin avec des dates notamment à Madrid, Zurich (21 mai) et plusieurs villes en Allemagne, avait déjà été repoussée à plusieurs reprises à cause de son état de santé et de la pandémie de Covid-19.

Le chanteur explique dans ce message qu'il a eu il y a quatre ans "un accident sérieux", une chute chez lui à Los Angeles lors de laquelle il a "abîmé sa colonne vertébrale". Malgré les opérations et les traitements qu'il a subis, son corps est "toujours physiquement faible".

"C'est probablement l'une des choses les plus difficiles que j'ai eues à partager avec mes fidèles fans", écrit Ozzy Osbourne. "Jamais je n'aurais imaginé que mes journées de tournée se termineraient ainsi".

Eviter de se déplacer

Le chanteur précise toutefois que son équipe "est en train de trouver des idées pour savoir" où il pourrait se produire sans avoir à se "déplacer de ville en ville et de pays en pays".

Ancien leader des Black Sabbath, Ozbourne avait été renvoyé de ce groupe en 1979. Il a ensuite lancé une carrière solo à succès. Il a également acquis une certaine notoriété par son comportement, par exemple en mordant la tête d'une chauve-souris vivante lors d'un spectacle en 1982.

Au début des années 2000, il a trouvé le succès auprès d'une nouvelle génération en tant que star de la télé-réalité - jouant son propre rôle dans l'émission "The Osbournes" de la chaîne musicale MTV.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Bientôt la deuxième édition des rencontres Textures à Fribourg

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Textures, avec son directeur Matthieu Corpataux, annonce un programme riche et multilingue pour sa deuxième édition du 1er au 5 mars à Fribourg (© Philippe Lebet - Keystone-ATS)

La deuxième édition des rencontres littéraires Textures, qui se tiendra du 1er au 5 mars à Fribourg, promet un riche programme. Le festival, qui se veut multilingue désormais, annonce plus de 50 événements.

Textures a grandi. "Tout en se professionnalisant, la manifestation a basculé du côté festivalier", a indiqué mercredi devant la presse à Fribourg son directeur Matthieu Corpataux. Le budget atteint 160'000 à 170'000 francs, avec notamment la rémunération des participants aux tables rondes, aux lectures et aux performances.

Les rencontres s'appuient aussi sur une vingtaine de personnes rémunérées et sur une cinquantaine de bénévoles. Matthieu Corpataux attend au moins autant de monde que lors de l'édition de 2021, où la manifestation organisée par l'association du Salon du livre romand avait attiré entre 2000 et 2500 visiteurs.

Riche programme

Le programme mêle plumes confirmées, enjeux de traduction, poésie déclamée et relève littéraire. Il comprend en particulier un lâcher de mots avec le collectif d'écrivains "Bern ist überall", une "rencontre-perfo" avec Anne-Sophie Subilia ou l’illustratrice Marion Fayolle ainsi qu'un dialogue entre Jérôme Meizoz et Alberto Nessi.

Toutes les formes d’écriture et d’extensions littéraires sont prévues. Le multilinguisme propose le français, avant tout, avec l'allemand et l'italien. Sans oublier des focus sur l’actualité, une première soirée dédiée aux prix suisses de littérature 2022, des rencontres autour des voix émergentes ou de la littérature jeunesse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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