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Biden tente de remobiliser l'électorat afro-américain

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A en croire de récentes enquêtes d'opinion, Donald Trump pourrait espérer jusqu'à 20% des voix des électeurs et électrices noires, voire plus. Le danger, pour Joe Biden, n'est toutefois pas tant la perte de voix au profit de son rival républicain, qu'une forte abstention de cet électorat. (© KEYSTONE/EPA/ERIK S. LESSER)

Joe Biden a tenté lundi à Charleston (sud-est), sur le site de l'un des pires massacres racistes de l'histoire américaine récente, de remobiliser l'électorat afro-américain. Mais le président a aussi été rattrapé par le conflit entre Israël et le Hamas.

Le déplacement avait des allures de pèlerinage politique pour le démocrate de 81 ans, dont la campagne peine à trouver son rythme: il y a quatre ans, sa large victoire à la primaire démocrate de Caroline du Sud, cet ancien Etat esclavagiste, lui avait donné un élan décisif vers la Maison Blanche.

Interrompu pendant son discours à la Mother Emanuel Church par des manifestants réclamant un cessez-le-feu à Gaza, le président américain a assuré qu'il "comprenait" leur émotion.

"Travail discret"

Le démocrate, dont la politique de très ferme soutien à Israël ne fait pas l'unanimité dans son propre camp politique, a dit qu'il "travaillait discrètement" afin qu'Israël "réduise nettement" sa présence dans le territoire. Les manifestants ont été escortés à l'extérieur pendant que le reste de l'assistance entonnait "Quatre ans de plus! Quatre ans de plus!".

En 2015, un suprémaciste blanc avait abattu le pasteur et huit fidèles noirs de la Mother Emanuel Church de Charleston, un lieu intimement lié aux luttes des Afro-américains à travers l'histoire, et qui avait accueilli, entre autres, Martin Luther King.

"Le suprémacisme blanc est un poison", a dit Joe Biden lundi, avant d'attaquer, comme il l'avait déjà fait vendredi, son grand rival Donald Trump, présenté comme un danger pour la démocratie.

Esclavage, cause de la guerre de Sécession

Le président américain a aussi dénoncé le "mensonge" qui consiste à présenter la guerre de Sécession comme un conflit portant sur le droit des Etats américains, et non sur l'esclavage.

"L'esclavage a causé la guerre de Sécession", a-t-il martelé à Charleston, qui était l'un des principaux points d'entrée des bateaux transportant les esclaves.

Le démocrate faisait référence à une candidate à la primaire républicaine, Nikki Haley, très critiquée parce qu'elle n'a pas mentionné ce fait lors d'un échange récent avec des électeurs.

Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), le Sud confédéré avait déclaré son indépendance des Etats-Unis et se battait pour conserver l'esclavage, aboli dans le reste du pays.

"Choisissons la vérité"

"Je suis ici pour dire une autre vérité, qui est que c'est grâce à cette assemblée, à la communauté noire de Caroline du sud (...) que je suis aujourd'hui président. J'ai fait de mon mieux pour honorer votre confiance", a encore dit Joe Biden, en rendant hommage à Jim Clyburn, élu de Caroline du sud qui avait joué un rôle décisif dans sa victoire en 2020.

"Il nous faut choisir. Choisissons la vérité", a exhorté ce fervent catholique, avant de conclure ainsi: "Je ne crois pas que le bon Dieu nous a mené si loin pour nous laisser tomber."

Trump grignote du terrain

Donald Trump, qui caracole en tête des intentions de vote pour la primaire du parti républicain, semble grignoter du terrain auprès de l'électorat afro-américain. Ce dernier avait joué un rôle déterminant dans la victoire de Joe Biden il y a quatre ans, en votant à 92% pour lui.

Cette fois, à en croire de récentes enquêtes d'opinion, Donald Trump pourrait espérer jusqu'à 20% des voix des électeurs et électrices noires, voire plus. Le danger, pour Joe Biden, n'est toutefois pas tant la perte de voix au profit de son rival républicain, qu'une forte abstention de cet électorat.

"Nous n'avons pas été capables de briser le mur monté par les partisans de Trump pour dire aux gens ce que le président a fait pour eux" en matière de relance économique et de prestations sociales, a déploré Jim Clyburn lui-même, dimanche sur CNN.

Il ne fait guère de doute que Joe Biden, sauf grave problème de santé ou autre surprise, sera le candidat de son parti en novembre. La primaire démocrate du 3 février en Caroline du Sud n'en sera pas moins un premier test majeur pour le président, handicapé par son âge, et plombé par un mécontentement persistant des Américains sur leur pouvoir d'achat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'ONU demande d'abroger le tribunal militaire pour le 7 octobre

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Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk estime que la loi sur le tribunal militaire spécial israélien sur le 7 octobre 2023 pourrait constituer un "crime de guerre" (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU ne veut pas d'un tribunal militaire spécial israélien pour juger les terroristes du 7 octobre 2023. Mercredi à Genève, le haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk a demandé l'abrogation de la loi votée la veille.

"Les victimes des atrocités perpétrées le 7 octobre méritent justice", a-t-il affirmé. Les responsabilités doivent être établies "mais cela ne peut être atteint pas des procès qui violent les standards internationaux", a-t-il ajouté.

Il reproche à la loi de ne prévoir une cour que pour juger les Palestiniens. Les ressortissants d'autres nationalités et les actes de l'armée israélienne depuis ce jour-là ne seront pas considérés.

"Cette loi va inévitablement institutionnaliser une justice unilatérale et contre les Palestiniens", insiste M. Türk. Elle diminue davantage encore les garanties de procès équitables en lançant notamment des procédures de masse qui reviennent à des culpabilités collectives en violation de la présomption d'innocence individuelle, selon lui.

Il redoute également l'admission de preuves obtenues par des conditions inadaptées et qui ne sont pas conformes au droit international. L'application obligatoire de la peine capitale est "consternante" et constituerait un "crime de guerre" parce qu'elle porterait sur les habitants des territoires palestiniens, en violation du droit international humanitaire (DIH), ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Swiatek s'offre sa première demi-finale en 2026

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Iga Swiatek s'approche de son meilleur niveau (© KEYSTONE/EPA/ALESSANDRO DI MEO)

Iga Swiatek (WTA 3) a balayé l'Américaine Jessica Pegula (WTA 5) 6-1 6-2 mercredi en quarts de finale du WTA 1000 de Rome. La Polonaise atteint ainsi sa première demi-finale sur le circuit en 2026.

Triple lauréate du tournoi romain (2021, 2022 et 2024), Iga Swiatek affrontera Elena Rybakina (WTA 2) ou Elina Svitolina (WTA 10) pour une place en finale. L'autre demi-finale opposera l'Américaine Coco Gauff (WTA 4) à la surprenante Roumaine Sorana Cirstea (WTA 27).

A onze jours du coup d'envoi de Roland-Garros où elle s'est imposée à quatre reprises, Iga Swiatek a signé mercredi sa première victoire de la saison contre une top 10, après quatre revers. Elle n'a mis que 68 minutes pour vaincre Jessica Pegula, qui avait infligé un 6-0 6-0 à la Bâloise Rebeka Masarova en 16e de finale à Rome.

Depuis son entrée en lice poussive à Rome contre l'Américaine Caty McNally (WTA 63), la Varsovienne a enchaîné trois démonstrations, ne laissant échapper que sept jeux en trois matches. Entraînée depuis quelques semaines par Francisco Roig, ancien coach de la légende Rafael Nadal, la droitière de 24 ans avait jusqu'ici enchaîné les déceptions sur sa surface de prédilection.

Battue en quarts de finale à Stuttgart début avril, Iga Swiatek avait été contrainte à l'abandon par un virus dès le 3e tour du tournoi de Madrid. Mais elle semble se rapprocher de son meilleur niveau.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nissan: nouvelle perte annuelle colossale

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Le constructeur nippon espère s'extirper des chiffres rouges dès l'année en cours. (archive) (© KEYSTONE/AP/YUKI IWAMURA)

Nissan a enregistré une perte de 2,88 milliards d'euros sur son exercice 2025-2026, mais alors qu'il poursuit ses douloureux efforts de restructuration, il s'attend à redevenir modestement bénéficiaire sur l'exercice en cours.

Sur l'exercice achevé fin mars, le constructeur automobile japonais a essuyé une perte nette de 533 milliards de yens (envriron 2 milliards de francs), après une perte équivalant à 4 milliards de franc sur l'exercice précédent, selon ses résultats publiés mercredi.

Miné par l'essoufflement de ses ventes, les taxes douanières américaines et l'impact de ses mesures de redressement, le groupe a dégagé de justesse un bénéfice d'exploitation annuel de 58 milliards, meilleur qu'attendu.

Et ce pour un chiffre d'affaires stable à 12'000 milliards correspondant à 3,15 millions de véhicules vendus à travers le monde.

Mais Nissan table sur la poursuite de ses efforts de restructuration pour remonter la pente: structurellement déficitaire et affaibli après avoir échoué à suivre la transition vers les véhicules électriques et hybrides, Nissan avait annoncé fin 2024 vouloir réduire drastiquement son nombre d'usines et supprimer 20'000 postes d'ici 2028.

Il a dévoilé mi-avril une refonte de sa gamme vieillissante, réduisant son nombre de modèles de 56 à 45 et concentrant 80% de sa production sur trois grandes "familles" de véhicules construits sur des plateformes mutualisées.

Il espère désormais être en mesure de dégager sur l'exercice 2026-2027 entamé début avril un modeste bénéfice net de 20 milliards, pour un chiffre d'affaires légèrement en hausse à 13.000 milliards de yens.

Pour autant, Nissan dit "anticiper un environnement commercial toujours difficile, marqué par la pression persistante d'une concurrence accrue, des fluctuations des taux de change, de l'inflation et des incertitudes géopolitiques persistantes".

"Ses principaux défis sont le déclin de la compétitivité de ses produits en Amérique du Nord, la chute rapide des ventes en Chine, l'atteinte à son image de marque. Ces difficultés ne peuvent être surmontées à court terme", abonde auprès de l'AFP avant la publication Tatsuo Yoshida, analyste de Bloomberg Intelligence.

Et comme pour les autres constructeurs japonais, l'horizon reste assombri par le conflit au Moyen-Orient, qui renchérit les matières premières et coûts du transport, tout en bouleversant les chaînes d'approvisionnement notamment sur l'aluminium.

Cette conjoncture compliquée n'empêche pas Nissan de muscler ses ambitions: il a annoncé mi-avril vouloir doubler ses ventes aux Etats-Unis à 1 million de véhicules par an d'ici 2030, en misant sur les larges SUV et en adaptant son offre après le revirement de Washington sur le soutien aux véhicules électriques.

L'entreprise vise aussi un million de véhicules vendus annuellement en Chine d'ici 2030, contre 660'000 sur l'exercice écoulé, sur un marché pourtant dominé par l'électrique et saturé de constructeurs chinois se livrant une guerre des prix, en adaptant mieux son offre selon les régions et les exigences du public local un objectif jugé difficile à atteindre par les analystes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Bruxelles veut un billet de train unique pour les trajets dans l'UE

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La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

"Un voyage, un billet": la Commission européenne souhaite que les voyageurs qui parcourent l'Europe puissent le faire avec un seul billet. Elle a présenté mercredi un nouveau paquet législatif visant à simplifier les déplacements transfrontaliers sur le continent.

La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires.

Selon la nouvelle proposition, les voyageurs pourront rechercher les offres de différentes compagnies, les comparer et les regrouper en un seul billet, qui serait acheté en une seule transaction sur la plateforme de leur choix. Il peut s'agir d'une plateforme indépendante ou du service de billetterie de la compagnie ferroviaire elle-même.

Pour ce faire, les compagnies seront tenues de partager leur offre avec les services en ligne qui vendent ces billets. Les services de billetterie en ligne des compagnies occupant une position dominante sur le marché devront faire de la place à d'autres opérateurs, afin que de nouveaux acteurs puissent eux aussi atteindre les clients.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / belga / afp

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