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Deux policiers suisses au Sri Lanka

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Deux policiers de fedpol iront soutenir l'ambassade de Suisse à Colombo (archives). (©Keystone/ANTHONY ANEX)

La Suisse a envoyé deux policiers au Sri Lanka. Ils doivent aider l'ambassade à Colombo à l'identification et au rapatriement de victimes suisses. Les attentats ont fait 290 morts.

Cette mesure a fait ses preuves par le passé et relève d'une procédure standard lorsque des victimes suisses sont à déplorer dans des attaques à l'étranger, a indiqué dimanche à l'agence Keystone-ATS Cathy Maret, porte-parole de l'Office fédéral de la police (fedpol). Elle revenait sur une information du SonntagsBlick.

Les deux fonctionnaires devront également faciliter l'échange d'informations avec les autorités srilankaises. Cela vaut la peine d'être sur place, notamment lorsque la situation n'est pas claire, a poursuivi Mme Maret.

Après les attaques de Nice en 2016 et Paris en 2015, fedpol avait fait de même. Les deux émissaires de fedpol ne participeront toutefois pas aux enquêtes policières.

Cinq personnes domiciliées en Suisse ont perdu la vie dans les attentats de Pâques au Sri Lanka. Deux d'entre elles possédaient un passeport suisse. Les familles bénéficient des services de la protection consulaire. Selon Mme Maret, l'identification des victimes n'est pas encore achevée.

(KEYSTONE-ATS)

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Six millions de personnes contaminées par le coronavirus dans le monde

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EPA/RAPHAEL ALVES
Plus de six millions de personnes ont été contaminées par le nouveau coronavirus à travers le monde Le Brésil fait face à une forte expansion qui a incité le pape François à exprimer son inquiétude pour les peuples indigènes d'Amazonie.

L'Amérique latine est devenue le principal terrain de progression de la maladie, et le Brésil le quatrième pays en termes de décès liés au Covid-19. Selon le ministère de la Santé, 28'834 personnes sont mortes de la maladie apparue en Chine en décembre, un bilan qui le place derrière les Etats-Unis (103'781 morts), le Royaume-Uni (38'376) et l'Italie (33'340) et devant la France (28'771) et l'Espagne (27'125).

En outre, 465'166 personnes y ont été infectées. "Il y a tellement de personnes contaminées et décédées, également parmi les peuples indigènes, particulièrement vulnérables", a déploré le pape François, à l'issue de sa prière dominicale célébrée pour la première fois depuis près de trois mois devant des fidèles réunis place Saint-Pierre à Rome.

"Jeunes et sportifs"

Face à la propagation de la maladie, l'appel du président brésilien Jair Bolsonaro à une reprise des championnats de football a été mal accueilli. Le directeur sportif du Sao Paulo FC et ancienne idole du Paris SG Raï l'a appelé à démissionner. "Comme les footballeurs sont jeunes et sportifs, le risque de mort s'ils attrapent le virus est infiniment réduit", a déclaré M. Bolsonaro, fidèle à son discours minimisant la pandémie, au nom de la préservation de l'économie.

Chez le voisin péruvien, deuxième pays d'Amérique latine le plus touché, plus de 155'000 cas ont été confirmés et 4371 morts. L'Iran a aussi franchi le seuil des 150'000 contaminations dimanche, et fait face à une accélération de la propagation du virus.

Pays du Moyen-Orient le plus frappé par la pandémie, il avait commencé à alléger en avril les restrictions imposées à sa population. Mais le ministère de la Santé a mis en garde contre une possible résurgence du virus après l'apparition de nouveaux foyers d'infection dans plusieurs provinces.

Trump crée la stupeur

Alors que le virus a fait près de 370'000 morts dans le monde, la décision du président américain Donald Trump de couper définitivement les vivres à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qu'il accuse de complaisance envers la Chine, a provoqué la stupeur. L'Union européenne lui a demandé samedi de reconsidérer sa décision, appelant à "la coopération et la solidarité mondiales" dans la bataille face au coronavirus.

En Europe, l'amélioration de la situation sanitaire a conduit à la levée progressive des restrictions imposées aux populations pour enrayer la propagation de la maladie. Nouvelle étape de son déconfinement, l'Italie a rouvert au public samedi la Tour de Pise, un des plus célèbres symboles de son attrait touristique. En France, la population a pu renouer avec ses parcs et ses jardins après plus deux mois de fermeture.

"Prématuré"

En Espagne, les clubs du championnat de football pourront lundi se remettre à l'entraînement collectif "total", dernière étape avant le redémarrage de la compétition le 11 juin. Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a cependant annoncé dimanche une "dernière prolongation" de l'état d'alerte, qui permet de limiter la circulation des personnes durant le déconfinement progressif du pays, jusqu'au 21 juin.

Mais ce processus ne va pas sans critique. Au Royaume-Uni, la décision du gouvernement de passer lundi à la phase suivante du déconfinement a été dénoncée par de nombreux experts et membres de l'opposition, qui la jugent "prématurée".

Lieux saints musulmans

A Jérusalem, l'Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, a rouvert ses portes tôt dimanche matin après plus de deux mois de fermeture due à la pandémie. Dès l'aube, les premiers fidèles, le visage couvert de masques sanitaires, ont pu pénétrer dans l'enceinte de l'Esplanade située dans la vieille ville de Jérusalem, avant la première prière de la journée.

L'Inde a aussi annoncé samedi un assouplissement du confinement malgré un nouveau record quotidien de contaminations. Le géant asiatique est soucieux de redémarrer son économie quasi à l'arrêt depuis fin mars, ce qui a plongé des centaines de millions de personnes au chômage tandis que le PIB du pays a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans.

A compter du 8 juin, édifices religieux, hôtels, restaurants et centres commerciaux pourront rouvrir, à l'exception toutefois des régions où le nombre d'infections est encore élevé.

Conséquences économiques

Les dégâts économiques provoqués par la pandémie ont poussé le Chili et le Pérou à demander des lignes de crédit au Fonds monétaire international (FMI) pour un total de presque 35 milliards de dollars. Le produit intérieur brut (PIB) de l'Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession.

En Thaïlande, des millions de personnes qui vivaient de petits boulots avant la crise sanitaire se retrouvent sans revenus. Le parlement thaïlandais a réagi en approuvant dimanche un plan de relance de près de 60 milliards de dollars, la plus grosse injection de fonds jamais réalisée par le royaume, dont près d'un tiers à destination des agriculteurs et des travailleurs du secteur informel.

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Etats-Unis sous haute tension, couvre-feu dans plusieurs villes

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(Mykal McEldowney/The Indianapolis Star via AP)
Plusieurs villes américaines, sous haute tension, ont imposé samedi des mesures exceptionnelles comme le couvre-feu ou le déploiement de militaires. Elles doivent tenter d'empêcher les manifestations liées à la mort de George Floyd de dégénérer à nouveau.

Le président Donald Trump a promis de "stopper la violence collective", après trois nuits d'émeutes à Minneapolis, où cet Afro-Américain de 46 ans est mort lundi aux mains de la police.

Dans cette ville du Minnesota, dans le Nord des Etats-Unis, la police a chargé des centaines de manifestants qui ont défié le couvre-feu, entrée à vigueur à 20h00. Les agents, en tenue anti-émeutes, ont tiré des fumigènes et des grenades assourdissantes pour les éloigner d'un commissariat.

Peu de temps avant, les manifestants affichaient leur détermination à rester sur place autant que possible. "Ils ne nous donnent pas le choix, il y a tellement de colère", expliquait Deka Jama, une femme de 24 ans venue "réclamer justice" pour George Floyd avec un groupe d'amies.

Eléments extérieurs

Des heurts entre policiers et manifestants ont également eu lieu à New York, Los Angeles ou Atlanta, conduisant les responsables de ces deux dernières villes, ainsi que ceux de Philadelphie ou de Chicago, à annoncer à leur tour un couvre-feu.

Donald Trump, qui a dénoncé à plusieurs reprises la mort "tragique" de George Floyd, a estimé que les émeutiers déshonoraient sa mémoire. "Nous ne devons pas laisser un petit groupe de criminels et de vandales détruire nos villes", a-t-il lancé en attribuant les débordements à "des groupes de l'extrême gauche radicale" et notamment "Antifa" (antifaschistes).

Le gouverneur du Minnesota Tim Walz, a lui aussi dénoncé des éléments extérieurs à sa ville, qui pourraient être selon lui des membres de groupes anarchistes, mais aussi des suprémacistes blancs ou des trafiquants de drogue. Parmi les dizaines de personnes interpellées la veille, 80% provenaient d'autres régions des Etats-Unis, selon les autorités locales.

"La situation à Minneapolis n'a absolument plus rien à voir avec le meurtre de George Floyd", a estimé le gouverneur. Il s'agit selon lui "d'instiller la peur et de déstabiliser nos grandes villes".

Police militaire

Pour reprendre le contrôle de la situation, M. Walz a annoncé la mobilisation générale des 13'000 soldats de la Garde nationale de l'Etat, une première, et indiqué avoir demandé l'aide du ministère de la Défense.

Des unités de la police militaire ont été mises en alerte pour pouvoir éventuellement intervenir à Minneapolis dans un délai de quatre heures, a précisé le Pentagone. La police militaire américaine ne peut légalement intervenir sur le territoire américain qu'en cas d'insurrection.

Vendredi soir, 2500 policiers et soldats de la Garde nationale et l'imposition d'un couvre-feu n'avaient pas empêché Minneapolis de s'embraser, avec de nombreux pillages et incendies volontaires. Mais face à eux, il y avait "des dizaines de milliers d'émeutiers", a souligné le responsable des forces de sécurité du Minnesota, John Harrington.

Dans la journée, les habitants de Minneapolis, armés de balais et de pelles, ont tenté de donner une autre image de leur ville, nettoyant tous les débris laissés par les émeutes. "Ma ville a mal, brûle", commentait Kyle Johnson, 28 ans. "Tout ce que je peux faire, c'est aider à faire le ménage."

D'autres se préparaient à une nouvelle nuit dangereuse. Des groupes de voisins se sont réunis pour mettre sur pied des stratégies de défense commune, des commerçants ont calfeutré leurs boutiques avec des planches de bois.

Autres villes

La tension est également montée samedi dans le reste du pays. Des foules de protestataires se sont rassemblées à New York, Dallas, Houston, ville d'origine de la victime, Las Vegas, Des Moines, Memphis et Portland, y compris à Washington sous les fenêtres du président Trump.

A New York, plus de 200 personnes ont été arrêtées après de violents incidents ayant fait plusieurs blessés au sein des forces de l'ordre. A Atlanta, des véhicules de patrouille de la police ont été brûlés. A Los Angeles, cinq policiers ont été blessés et plusieurs centaines de personnes arrêtées lorsqu'une manifestation pacifique a dégénéré, avec là aussi des commerces incendiés et des pillages.

Partout, les manifestants ont dénoncé les bavures policières et les disparités raciales. Et ils ont exigé justice pour George Floyd, dont l'arrestation mortelle a été filmée dans une vidéo devenue virale.

Le policier blanc Derek Chauvin qui, sur cette vidéo, maintient son genou pendant de longues minutes sur le cou du quadragénaire a été arrêté vendredi et inculpé pour "homicide involontaire" et "acte cruel et dangereux ayant causé la mort".

Mais pour les manifestants ce n'est pas assez: ils réclament son inculpation pour homicide volontaire et l'arrestation des trois autres agents impliqués dans le drame.

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Coronavirus - Washington rompt avec l'OMS, le Brésil s'enfonce dans la crise

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Le Brésil s'enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus. EPA/SEBASTIAO MOREIRA
Washington a rompu avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) accusée par Donald Trump de complaisance envers Pékin. Le Brésil s'enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus.

Le déconfinement se poursuit dans le même temps samedi surtout en Europe, avec entre autres l'Italie qui va rouvrir au public la célébrissime Tour de Pise, et la capitale ukrainienne Kiev qui fait redémarrer ses centres commerciaux et hôtels.

En France, le grand magasin parisien des Galeries Lafayette rouvre aussi samedi, avec masques et distances de sécurité de rigueur. Musées, parcs, cafés et restaurants français rouvriront mardi - seulement en terrasse à Paris. Ce sera aussi la fin de l'interdiction d'aller à plus de 100 km de chez soi.

Grâce au recul de la pandémie, à Varsovie les masques faciaux ne sont désormais plus obligatoires en public. La situation, en revanche, s'aggrave au Brésil, qui avec 27'878 décès est devenu le cinquième pays le plus endeuillé au monde, derrière les Etats-Unis (102'201), la Grande-Bretagne (38'161), l'Italie (33'229), la France (28'714), et devant l'Espagne. Qui plus est, des scientifiques soulignent que les chiffres réels au Brésil sont vraisemblablement bien pires.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 362'028 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 21h00 heure suisse. Plus de 5,8 millions de cas ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Trump divorce de l'OMS

Sans surprise, Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l'OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l'agence onusienne.

Il a annoncé "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Premiers bailleurs de fonds de l'OMS, les Etats-Unis vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", a-t-il déclaré à la presse.

La pandémie continue de faire des ravages aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Russie, et de plonger l'économie mondiale dans une crise inédite. Et des pays qui ont employé la manière forte avec des résultats convaincants, comme la Corée du Sud, restent en alerte.

Assouplissement à venir à New York

En Europe, le sauvetage à 9 milliards d'euros du géant du transport aérien Lufthansa a passé vendredi une nouvelle étape cruciale avec un accord entre le gouvernement allemand et la Commission européenne sur les principales conditions de cette opération, pour éviter la faillite du groupe. Mais quand le trafic retrouvera-t-il des niveaux qui permettent aux compagnies d'être rentables? Nul le sait.

Aux Etats-Unis, préoccupée par l'aggravation de la situation économique, le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé vendredi qu'il prévoyait une levée partielle du confinement pour la ville de New York la semaine du 8 juin, à condition que les indicateurs de santé publique soient satisfaisants.

Cet assouplissement ne concernerait dans un premier temps qu'une partie de l'économie, principalement le bâtiment et l'activité manufacturière. New York est, de très loin, la ville la plus touchée au monde par le coronavirus, qui y a tué plus de 21'000 personnes.

Les restaurants et salons de coiffure de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie, ont été autorisés vendredi à rouvrir à condition de mettre en oeuvre les précautions d'usage. Tous les employés de ces établissements devront porter un masque et les clients également, dès lors qu'ils ne seront pas en train de manger.

Revenu minimum en Espagne

Le produit intérieur brut (PIB) de l'Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession. Celui de l'Autriche a diminué de 2,9%. L'économie canadienne s'est contractée de 8,2% en rythme annuel au premier trimestre, la chute la plus brutale depuis début 2009.

En Inde, l'économie a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans, tandis que celle du Brésil s'est contractée de 1,5% par rapport au trimestre précédent.

En Espagne, la crise a aggravé la pauvreté et fait exploser la demande d'aide alimentaire, poussant le gouvernement à approuver vendredi la création d'un revenu minimum vital.

Ce revenu a été fixé à 462 euros par mois pour un adulte vivant seul. Quelque 850'000 foyers, soit 2,3 millions de personnes, toucheront 139 euros mensuels pour chaque personne supplémentaire, adulte ou enfant, avec un plafond fixé à 1015 euros par foyer.

Sur le front médical, un médicament, l'anakinra, initialement destiné à des maladies rhumatismales, donne des résultats "encourageants" pour les formes graves du Covid-19 en réduisant le risque de décès et le besoin d'être mis sous respirateur en réanimation, selon une étude française qui offre une lueur d'espoir.

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Etats-Unis - Couvre-feu à Minneapolis, policier arrêté et inculpé

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(AP Photo/Julio Cortez)
Des manifestations ont éclaté dans plusieurs grandes villes américaines vendredi soir après la mort en début de semaine d'un Américain noir lors de son interpellation à Minneapolis. Le policier a été arrêté et inculpé pour homicide involontaire.

Des centaines de personnes se sont rassemblées à travers le pays, comme devant la Maison Blanche à Washington mais aussi à New York, Dallas, Houston, ville d'origine de la victime, ou encore Las Vegas, Des Moines, Memphis et Portland. A Atlanta, des véhicules de patrouille de la police ont été brûlés.

Un couvre-feu est en vigueur depuis vendredi à Minneapolis, bravé par des manifestants qui ont subi des tirs de gaz lacrymogènes.

La famille de cet homme de 46 ans, à qui le président Donald Trump a annoncé avoir parlé, a salué l'arrestation du policier comme un premier pas sur "la voie de la justice", mais l'a jugée "tardive" et insuffisante.

"Nous voulons une inculpation pour homicide volontaire avec préméditation. Et nous voulons voir les autres agents (impliqués) arrêtés", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Garde nationale et couvre-feu

Pour l'instant, seul le policier Derek Chauvin "a été placé en détention", a déclaré le commissaire John Harrington, du département de la Sécurité civile du Minnesota. Le visage de cet agent a fait le tour du monde, depuis qu'une vidéo devenue virale le montre interpellant violemment lundi pour un délit mineur George Floyd, et placer son genou sur son cou. George Floyd supplie et se plaint: "Je ne peux plus respirer", l'entend-on dire.

Derek Chauvin et les trois autres agents impliqués dans le drame ont été licenciés et des enquêtes fédérales et locales ont été ouvertes pour établir leurs responsabilités.

M. Chauvin est accusé d'avoir commis un acte cruel et dangereux ayant causé la mort et d'homicide involontaire, a précisé le procureur du comté de Hennepin, où se trouve la ville de Minneapolis.

Ce développement judiciaire fait suite à une troisième nuit d'émeutes dans cette grande ville du Minnesota, dans le nord du pays, où les manifestants réclament que justice soit rendue.

La Garde nationale a été déployée pour tenter de ramener le calme et un couvre-feu décrété à partir de vendredi soir, de 20h00 locales jusqu'à 06h00 le lendemain, alors qu'un commissariat a été incendié dans la nuit et plusieurs commerces pillés.

Douleur et colère

Le président Donald Trump, qui a dénoncé à plusieurs reprises un crime "tragique", s'en est pris aux "casseurs". "Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles", a-t-il ajouté dans un tweet, que le réseau social a décidé de signaler comme une "apologie de la violence".

Sur un ton diamétralement opposé, son prédécesseur démocrate Barack Obama a dit partager "la détresse" des millions d'Américains noirs, pour qui "être traités différemment sur la base de la race est tragiquement, douloureusement et de façon enrageante 'normal'". "Cela ne devrait pas être 'normal' dans l'Amérique de 2020", a ajouté le premier président noir des Etats-Unis.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, pour la troisième fois, les manifestations ont tourné à l'émeute aux abords du commissariat où travaillaient les quatre hommes. Confrontées à l'avancée des manifestants, les forces de l'ordre avaient abandonné les lieux vers 22h00. Certains manifestants ont alors réussi à forcer les barrières de sécurité, à briser les vitres et à mettre le feu au bâtiment.

Plusieurs boutiques des alentours ont connu un sort comparable et les violences ont également gagné certains quartiers de la ville voisine de Saint-Paul, avec des heurts sporadiques entre policiers et habitants.

Militaires et policiers lourdement armés patrouillaient dans un climat tendu. Une équipe de journalistes de CNN, qui couvrait la scène, a été arrêtée en direct par des policiers, et relâchée après deux heures.

Réseaux sociaux en ébullition

La colère a gagné plusieurs autres villes américaines, et des centaines de personnes ont notamment manifesté devant la Maison Blanche à Washington en brandissant des pancartes barrées de slogans comme "Arrêtez de nous tuer".

A New York, ce sont près d'un millier de manifestants qui se sont rassemblés pour fustiger la police, tandis qu'à Denver, une autoroute a été bloquée.

A Louisville, dans le Kentucky, des affrontements ont eu lieu alors que des habitants demandaient justice pour Breonna Taylor, une femme noire tuée par la police dans son appartement en mars.

L'émotion a dépassé les frontières américaines, et des appels à rendre justice à George Floyd se multipliaient sur les réseaux sociaux dans plusieurs pays.

L'affaire rappelle notamment la mort d'Eric Garner, un homme noir décédé en 2014 à New York après avoir été asphyxié lors de son arrestation par des policiers blancs. Lui aussi avait dit "Je ne peux pas respirer", une phrase devenue un cri de ralliement du mouvement Black Lives Matter ("La vie des Noirs compte").

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Roger Federer sportif le mieux payé au monde

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Roger Federer a dépassé les 100 millions de francs de gains en un an. (©KEYSTONE/AP/DITA ALANGKARA)
Roger Federer arrive en tête du classement des sportifs les mieux payés au monde cette année avec 106,3 millions de dollars (102 millions de francs). Le classement est établi par le magazine Forbes.

Le détenteur du record de titres en tournoi du Grand Chelem (20) doit essentiellement sa place à ses contrats publicitaires et partenariats privés, qui lui ont assuré 100 millions de revenus entre le 1er juin 2019 et le 1er juin 2020, période prise en compte par Forbes. Le reste, soit 6,3 millions de dollars, provient de ses gains sur le circuit ATP.

Federer est le second sportif en activité après Tiger Woods à franchir le seuil des 100 millions de dollars de revenus publicitaires sur un an. C'est la première fois que le joueur de 38 ans arrive en tête du classement, notamment grâce à son récent partenariat avec la marque japonaise textile Uniqlo, qui lui assure 300 millions de dollars sur 10 ans.

Le Bâlois, qui n'était que cinquième du même classement l'an passé, devance d'un cheveu le joueur de football portugais Christiano Ronaldo, qui a gagné 105 millions de dollars lors des douze mois écoulés.

Dans son cas, en revanche, le salaire, provenant de son club, la Juventus, est la principale source de revenus, avec 60 millions de dollars, les cachets publicitaires et promotionnels atteignant 45 millions.

Les trois premiers du classement se tiennent dans un mouchoir de poche, car l'attaquant argentin du FC Barcelone, Lionel Messi, affiche, lui, 104 millions de dollars au compteur, dont 72 millions sous forme de salaire et le solde, 32 millions, provenant de ses divers partenariats.

Suivent le footballeur brésilien du PSG Neymar (95,5) et le joueur-vedette de la NBA et des Los Angeles Lakers LeBron James (88,2).

La première femme du classement, la joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka, arrive en 29ème position, avec 37,4 millions de dollars de revenus.

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