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Suisse

Initiatives pour protéger paysage et nature

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L'initiative biodiversité veut ancrer une meilleure protection du paysage dans la constitution (photo prétexte). (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La sauvegarde de la biodiversité et la protection du paysage doivent être mieux ancrées dans la constitution. Dénonçant les contradictions du monde politique, quatre organisations environnementales ont lancé mardi deux initiatives populaires.

La nature en Suisse se porte mal. La biodiversité s'éteint dans l'indifférence générale. Les espèces animales et végétales sont en forte diminution. De nombreux biotopes risquent de disparaître. La qualité des paysages s'appauvrit. Les monuments historiques sont négligés. Pro Natura, BirdLife Suisse, Patrimoine Suisse et la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage (FP) tirent la sonnette d'alarme.

Pour ces organisations environnementales, il est grand temps d’envoyer un signal fort pour attirer l’attention du public sur la protection de la nature et du paysage et placer celle-ci au centre de l’agenda politique. Le Parlement a, ces dernières années, affaibli la protection du patrimoine bâti et du paysage, a expliqué Sarah Pearson Perret, secrétaire romande de Pro Natura, devant la presse.

La confiance avec les milieux politiques est rompue. Le bilan environnemental du Parlement actuel est faible. Le dernier mot doit revenir au peuple, selon les initiants.

Responsabiliser les cantons

L'initiative populaire contre le bétonnage du paysage veut des prescriptions claires sur la construction hors des zones à bâtir. Son objectif est de limiter la construction hors zone à bâtir au lieu de l'étendre. Les cantons auront une responsabilité directe dans la protection de la nature et du paysage.

Le nombre de bâtiments et la surface qu'ils occupent ne devraient pas augmenter dans les parties non constructibles du territoire, a indiqué Roman Hapka, directeur suppléant de la FP. L'année dernière, plus de 2000 nouvelles constructions ont vu le jour hors zones à bâtir dont 400 pour des logements.

La deuxième étape de la révision de la loi sur l'aménagement du territoire présentée par le Conseil fédéral en fin d'année ne va pas assez loin. Elle offre aux cantons encore plus de marge de manoeuvre et ceux-ci peuvent interpréter à leur guise les compensations liées aux nouvelles constructions, a ajouté Adrian Schmid, directeur de Patrimoine Suisse.

Fonds à augmenter

L'initiative sur la biodiversité réclame de la Confédération et des cantons qu’ils assurent et renforcent la biodiversité en Suisse. Elle veut garantir l'argent et les surfaces nécessaires au maintien de la biodiversité. Les fonds consacrés actuellement à la biodiversité sont nettement insuffisants, a dénoncé Werner Müller, directeur de BirdLife Suisse. Sans toutefois chiffrer les moyens nécessaires.

Durant des décennies, la Suisse a cru être le bon élève de l’Europe en matière de protection de la nature. Or, en 2017, un rapport sur l’environnement de l'OCDE a montré que la Suisse se trouve loin derrière les autres pays en matière de politique de la biodiversité, a souligné M. Müller. Elle compte le plus d'espèces menacées et n'a mis que 6,2% de son territoire sous protection, ce qui la relègue au dernier rang des pays de l'OCDE.

Le délai de récolte des 100'000 signatures pour chaque initiative court jusqu'au 26 septembre 2020. Les initiants espèrent atteindre ce but en moins d'un an.

(KEYSTONE-ATS)

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Lausanne

Vaud: sept députés pour établir le rapport spécifique de la Coges

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La Commission de gestion (Coges) du Grand Conseil vaudois n'a pas fixé de date pour le rendu de son rapport spécifique sur le bouclier fiscal, mais il devrait intervenir avant la fin de la législature, selon elle (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La Commission de gestion (Coges) du Grand Conseil vaudois a fixé le cadre de son enquête sur le bouclier fiscal. Elle a défini vendredi le périmètre de son travail qui couvrira trois axes: les modifications légales, les processus de taxation, ainsi que ceux de contrôle et de surveillance. Sept députés se pencheront sur ce dossier controversé pour établir un rapport spécifique.

"Sous réserve des informations recueillies, ce périmètre est susceptible d'évoluer au fil des travaux" souligne la commission dans un communiqué. Elle sera organisée en sous-commission, précise-t-elle.

Les sept commissaires représentant l'ensemble des forces présentes au Grand Conseil sont: Céline Baux (UDC), Yolanda Müller Chabloz (Vert-e-s et coordinatrice de la sous-commission), Céline Misiego (EP), Oriane Sarrasin (PS), Jacques-André Haury (Vert'libéral), Maurice Neyroud (PLR) et Jean-Marc Udriot (PLR).

"Sur la base de la documentation à sa disposition, la Coges a déjà entamé une série d'auditions. Elle n'a pas fixé de date pour le rendu de son rapport, mais il devrait intervenir avant la fin de la législature, écrit-elle. La Coges réserve ses commentaires jusqu'à la publication de son rapport, indique-t-elle encore.

Un "plan C"

A défaut d'une Commission d'enquête parlementaire (CEP) ou d'une délégation des commissions de surveillance (DelSurv), c'est la Coges qui met donc son nez dans le bouclier fiscal. Elle avait été sollicitée en mars dernier par quatre partis politiques (PS, Vert-e-s, Ensemble à Gauche & POP (EP) et Vert'libéraux).

Ce "rapport spécifique" est à l'image de ce que la Coges avait fait sur la débâcle financière de Beaulieu ou encore sur l'affaire Swiss Space Systems (S3). Un "plan C" en quelque sorte, au vu du refus d'une CEP et du retrait d'une résolution demandant l'instauration d'une nouvelle délégation, intitulée DelSurv 2, qui aurait été basée sur le modèle de la première instaurée sur l'affaire Dittli.

CEP refusée par la droite

Le Grand Conseil a refusé le 27 janvier dernier d'instaurer une CEP sur le bouclier fiscal. La majorité de droite a fait barrage, l'emportant pour deux voix. Dans la foulée, le PLR avait glissé la suggestion d'une DelSurv 2, sorte de "plan B" pour néanmoins enquêter sur ce dossier controversé.

Pour mémoire, des enquêtes du journal Le Temps, puis un rapport de l'expert François Paychère, mandaté par le Conseil d'Etat, ont mis en lumière une mauvaise application du bouclier fiscal, ce mécanisme qui vise à plafonner les impôts des plus riches.

La pratique a été non conforme à la loi entre 2009 et 2021. Le rapport Paychère ne donne toutefois aucune indication sur les pertes fiscales, ni sur les véritables responsabilités de cette mauvaise application. Ces pertes pourraient potentiellement atteindre des dizaines de millions de francs, voire 500 millions de francs, comme l'ont parfois évoqué certains députés.

En janvier dernier, le Ministère public vaudois, via le procureur général Eric Kaltenrieder, a annoncé l'ouverture d'une instruction pénale sur le bouclier fiscal. Elle vise à enquêter sur son application illégale entre 2009 et 2021, mais aussi sur la modification de décisions de taxation à la suite de réclamations de certains contribuables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Vingt places de crèche financées à Genève par une fondation

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La conseillère administrative de la Ville de Geneve Christina Kitsos salue des efforts pour aider les parents actifs dans la vente à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les enfants de parents actifs dans la vente à Genève pourront accéder à vingt places de crèche supplémentaires. La Fondation Rankers-Hartmann s'est associée à la Ville de Genève et donne également une enveloppe de 250'000 francs pour du matériel adapté à des situations particulières.

Ce dispositif permet de soutenir les familles, notamment monoparentales, dans une activité exposée à des horaires variables et des contraintes importantes, a affirmé vendredi la Ville de Genève. Autre amélioration, des espaces sensoriels adaptés et du matériel pédagogique pour les enfants qui ont besoin d'une prise en charge différenciée sont prévus.

Cette approche est liée à 9% des enfants accueillis dans les structures préscolaires genevoises, selon une étude cantonale récente. La vice-présidente du Conseil administratif Christina Kitsos a salué un partenariat favorable à une branche "où il est particulièrement difficile de concilier vie professionnelle et familiale".

La Fondation Rankers-Hartmannn, établie par une ancienne petite commerçante, oeuvre notamment auprès des enfants de parents dans la vente. Et elle est active également dans la recherche contre les maladies pulmonaires. D'ici 2028, trois nouvelles crèches ouvriront aux Eaux-Vives. Dans cette région de la ville, entre 2025 et 2029, plus de 300 places auront été crées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Solar Impulse se crashe dans les eaux du golfe du Mexique

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Cet accident et fin fatale du célèbre avion à propulsion solaire de Bertrand Piccard et André Borschberg arrivent dix ans après avoir bouclé le 26 juillet 2016 à Abou Dhabi un tour du monde historique, sans carburant (arvchives). (© Keystone/PETER KLAUNZER)

L'avion solaire Solar Impulse n'est plus. Vendu en 2019 à une société hispano-américaine et testé par la marine américaine, le célèbre avion s'est abîmé lundi dans le golfe du Mexique, selon un rapport de sécurité, confirmant une information de la RTS vendredi.

Selon les informations du National Transportation Safety Board (Conseil national de la sécurité des transports), l'agence américaine chargée d'enquêter sur les accidents de transport, Solar Impulse aurait subi une perte de puissance avant de se crasher dans l'océan. Il a été entièrement détruit. Personne n'était à bord et il n'y a donc aucun blessé signalé.

Selon le premier rapport du NTSB, l'avion s'était envolé de l'aéroport international de Stennis dans l'Etat du Mississippi, à l'aube du lundi 4 mai. Il a fini sa trajectoire dans les eaux internationales de la baie de St-Louis dans le golfe du Mexique. Le NTSB annonce qu'il publiera un rapport final à la fin des investigations qu'il mène actuellement.

Dix ans après l'exploit

Cet accident et fin fatale du célèbre avion à propulsion solaire de Bertrand Piccard et André Borschberg arrivent dix ans après avoir bouclé le 26 juillet 2016 à Abou Dhabi un tour du monde historique, sans carburant. Parti du même lieu le 9 mars 2015, Solar Impulse 2 a parcouru 42'000 km en 17 étapes, traversant quatre continents.

Lors de cette aventure, à plus de 8500 mètres d'altitude au maximum, le Vaudois et le Zurichois s'étaient relayés dans le cockpit monoplace pour des raisons de poids. Pesant une tonne et demie, mais aussi large qu'un Boeing 747, le Solar Impulse 2 avait volé à une vitesse moyenne d'environ 80 km/h grâce à des batteries qui emmagasinent l'énergie solaire captée par quelque 17'000 cellules photovoltaïques sur ses ailes.

Le projet a coûté près de 170 millions de francs. Il a entre autres été financé par Omega, ABB et Google et a reçu le soutien de la Confédération.

Vain retour à Lucerne

Trois ans après l'exploit, Solar Impulse SA avait signé un accord avec la start-up Skydweller. Le montant de la vente n'a jamais été révélé. La société américano-espagnole Skydweller souhaitait tirer profit du savoir-faire de Solar Impulse en matière d'avions solaires pour développer, tester et industrialiser des appareils volants autonomes et sans équipage, de type drones de surveillance environnementale, industrielle ou pour les télécommunications.

Par la suite, une enquête de la RTS avait rapporté que l'avion solaire allait se transformer en projet potentiel à portée militaire. Des tests financés et annoncés par la marine américaine (US Navy), sur son site même en juillet 2025, auguraient d'une utilisation pour "développer l'intelligence maritime, la surveillance et la reconnaissance".

Dans le contrat signé à l'époque avec Skydweller, il était prévu que l'avion revienne en Suisse, pour être exposé au Musée des transports à Lucerne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le climat de consommation se redresse en avril

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Les perspectives quant à la situation financière se sont éclaircies (archives). (© KEYSTONE/LINDA HERZOG)

Les consommateurs suisses sont restés prudents le mois dernier, montrant toutefois un léger regain de confiance. La plupart des indicateurs se sont redressés, notamment celui portant sur les perspectives conjoncturelles générales.

L'indice du climat de consommation établi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) s'est redressé à -40,0 points en avril, contre -42,9 points le mois précédent. En comparaison annuelle, le rebond est de 2,4 points, selon un relevé diffusé vendredi.

Les perspectives quant à la situation économique générale se sont éclaircies à -58,0 points, contre -66,5 points un an auparavant. L'appréciation de la situation financière passée est remontée à -40,1 points, après -42,1 points, tout comme celle à venir, à 32,1 points, contre -33,0 points.

En revanche, la propension à réaliser de grandes acquisitions a reculé de 1,7 point à -29,7 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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