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Suisse

La Suisse bientôt confrontée à un climat plus chaud et plus sec

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Les étés caniculaires pourraient devenir la norme (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse sera confrontée d'ici le milieu du siècle à un climat plus sec et plus chaud, avec moins de neige et davantage de précipitations intenses, selon des scénarios de MeteoSuisse. Les effets varieront toutefois fortement selon les cantons et les saisons.

Les scénarios climatiques suisses décrivent comment le climat du pays pourrait évoluer d'ici le milieu du siècle et au-delà si les mesures de protection du climat sont renforcées ou non. Ces projections ont été élaborées sous la houlette du National Centre for Climate Services (NCCS) de la Confédération et sous la direction de MeteoSuisse, indique l'office mardi dans un communiqué.

A long terme, les quantités moyennes de précipitations et leur fréquence diminueront en été dans tous les cantons. Les périodes estivales sans précipitations s'allongeront. A Buchs (AG), par exemple, elles dureront en moyenne 1,4 jour de plus qu'actuellement vers le milieu du siècle, si aucune mesure de protection du climat n'est prise. A Sion, elles dureront même 2,1 jours plus longtemps.

Davantage de journées tropicales

Les températures maximales augmenteront beaucoup plus fortement que les températures moyennes. Les plus chauds jours d'été, le thermomètre grimpera de 2 à 5,5 degrés de plus qu'aujourd'hui. Les étés caniculaires pourraient devenir la norme et les vagues de chaleur seront plus fréquentes et plus extrêmes.

Les zones urbaines à basse altitude seront particulièrement exposées. Sans mesures de protection du climat, les cantons de Zurich, de Genève et du Tessin pourraient par exemple compter en 2060 trois à quatre fois plus de journées tropicales qu'actuellement.

Les fortes précipitations seront par ailleurs probablement plus fréquentes et intenses qu'actuellement. Toutes les saisons seront concernées, mais plus particulièrement l'hiver.

Durant les mois les plus froids de l'année, les plus fortes précipitations journalières pourraient par exemple augmenter en moyenne de 7% à Aadorf (TG) d'ici 2060. Ce chiffre pourrait même grimper à 9% à Zollikofen (BE) ou à Lugano.

Des hivers plus doux

Les hivers seront par contre plus doux au milieu du siècle. Les précipitations resteront principalement sous forme de pluie et non de neige. Dans les Grisons, le nombre de jours avec de la neige fraîche diminuera par exemple "sensiblement" à toutes les altitudes.

Il neigera ainsi environ 20 jours de moins en 2060 dans les régions comprises entre 1600 et 2000 mètres d'altitude. La mise en oeuvre de mesures de protection du climat limiterait cette diminution à 14 jours en moyenne.

Les scénarios climatiques suisses constituent la base de la stratégie d’adaptation au changement climatique de la Confédération. Une fiche d'information a été élaborée pour chaque canton et pour le Liechtenstein.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les grévistes à Genève exigent un calendrier d'ici mardi

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Le personnel gréviste du Groupe intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) demande des négociations sur des questions qui portent sur les salaires. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les grévistes demandent au Groupe intercommunal pour l'animation du parascolaire (GIAP) à Genève un calendrier de négociations d'ici mardi sur leur revalorisation salariale. Vendredi, la mobilisation était un peu moins importante que mardi, avec près de 200 manifestants.

Les discussions "commencent à avancer", a affirmé devant eux une responsable du Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs (SIT). Le comité du GIAP ne comprend pas "la réalité de votre travail sur le terrain", a-t-elle insisté.

Il accepte toujours de discuter du taux d'encadrement et de l'accompagnement des enfants avec des besoins différenciés, mais ces questions n'ont pas d'effet sur les salaires, a-t-elle ensuite affirmé à Keystone-ATS. Ces mesures sont insuffisantes, selon le syndicat.

Une délégation du SIT a rencontré vendredi matin plusieurs membres du comité du GIAP, dont la présidente, la conseillère administrative de la Ville de Genève Christina Kitsos. Les grévistes souhaitent parler de l'augmentation du taux de travail et leur classe salariale. Ils ont approuvé à l'unanimité une reconduction du mouvement le 2 juin jusqu'à 15h00.

Comme mardi, les manifestants étaient à nouveau rassemblés derrière leur banderole qui relayait leur "colère". "Prestation de qualité, parents rassurés", affichait une pancarte. "Trop d'enfants, pas assez de temps", renchérissait une autre.

Les mêmes avantages

Le personnel demande principalement une revalorisation dès janvier 2027 des salaires pour les animateurs et les référents socio-éducatifs. Il veut également que le personnel non permanent soit rattaché au statut du personnel permanent afin notamment d'être rémunérés selon les grilles salariales de l'Etat et d'obtenir les mêmes avantages.

Avec près de 2650 collaborateurs, le GIAP assure l'encadrement de près de 30'000 enfants après l'école. Il a recruté plus de 850 personnes en 2025 pour augmenter le personnel sur le terrain. Approuvée par les 40 communes membres, une réforme organisationnelle portant sur 2025-2028 et chiffrée à 12 millions de francs est en cours. Selon le comité, les mesures de ce plan "vont dans le sens des demandes des partenaires sociaux".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La campagne de sensibilisation ne convainc pas les députés genevois

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La nouvelle campagne de sensibilisation visant à limiter la fumée passive sur les terrasses genevoises a été jugée trop timide par la majorité des députés genevois (image d'illustration). (© KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

La campagne de sensibilisation lancée la semaine dernière par le canton et visant à limiter la fumée passive sur les terrasses des bistrots ne convainc pas le Grand Conseil genevois. La majorité a demandé vendredi au Conseil d'Etat de revoir sa copie en proposant des mesures "moins timides".

La campagne, qui mise sur la prévention et le respect, était la réponse à une motion acceptée en octobre dernier. Ce texte demandait pourtant une interdiction des cigarettes sur les terrasses des restaurants à l'heure des repas pour des raisons de santé publique.

"Le message est paradoxal et brouillé", a relevé la députée verte Louise Trottet. Cette médecin a rappelé que le tabac tue chaque jour 26 personnes en Suisse. Le député du Centre, Souheil Sayegh, lui aussi médecin, a relevé la réponse "très timide" du Conseil d'Etat, "qui a voulu écouter les cafetiers".

Pour Pierre Maudet, chef du Département de la santé et des mobilités (DSM), la motion n'a pas de force contraignante. Sans remettre aucunement en cause la nocivité de la fumée, il a estimé qu'il faut laisser le temps de voir les effets de cette campagne de sensibilisation.

Si la majorité du Grand Conseil veut une interdiction de fumer sur les terrasses à l'heure des repas, il faudra passer par un projet de loi. Mme Trottet a déjà annoncé que "sans une réponse plus sérieuse du Conseil d'Etat", son parti y réfléchirait.

Une perspective qui fait déjà bondir le PLR Murat Julian Alder. Il a rappelé que la dernière interdiction en date, celle des "puffs", avait été cassée par la justice genevoise.

Suite à un vote populaire, Genève a banni la cigarette dans les restaurants en 2009. Cette interdiction a ensuite été étendue en 2023 aux aires de jeux et aux arrêts de bus, notamment. Mais cette dernière mesure peine à être appliquée sur le terrain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

La faille des Fios en Anniviers s'agrandit, Chippis détruit un pont

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Une vue du pont au-dessus de la rivière Navizence après sa destruction, à Chippis près de Sierre. (© Keystone/ANDREAS BECKER)

La faille des Fios dans le val d'Anniviers (VS), longue de plus de 250 mètres et menaçant de s'effondrer, a poussé les autorités de Chippis à détruire un pont datant de 1880. Cette opération va permettre de sécuriser un quartier de la commune particulièrement exposé.

Le Pont du cimetière a été détruit, jeudi, selon une information du Nouvelliste, confirmée à Keystone-ATS par la commune de Chippis. L'opération aura duré une demi-heure environ.

Cette destruction permettra d'éviter un embâcle, qui aurait eu comme conséquence un débordement de la Navizence, qui traverse le village de Chippis. Une crue qui aurait principalement fortement impacté le quartier du Bord et sa cinquantaine d'habitants.

Une question de sécurité

"Même si cet ouvrage est classé, nous avons choisi de le détruire pour des questions de sécurité", avait expliqué Olivier Perruchoud, le président de la commune de Chippis, lors d'une séance d'information publique, le 9 mars dernier. "Des travaux de surélévation et d'extension des digues seront réalisés avant fin mai afin de limiter les risques d'inondation".

En plus du démontage du pont, plusieurs infrastructures ont dû être déviées, comme des conduites d'égouts, des câbles électriques et de la fibre optique, de même que des installations de services.

Le coût total des travaux se monte à 1,8 million de francs. Ce montant sera pris en charge à environ 85% par le Canton du Valais, le solde par la commune de Chippis.

Près de 1 million de mètres cubes

Une rampe provisoire qui passe en rive droite, a été installée afin de pouvoir se rendre, en véhicule ou à pied, dans le quartier du bord. Un nouveau pont verra ensuite le jour, mais pas avant deux ans. L'ouvrage devra supporter un tonnage de 30 à 40 tonnes, afin de permettre le passage des poids lourds, comme ceux qui avaient été nécessaires à l'évacuation des gravats de la Navizence.

Outre la fissure principale située à proximité du village de Grimentz, les géologues appelés sur place ont constaté l'apparition de plusieurs failles secondaires. "La masse instable avoisine le million de mètres cubes", estime M. Perruchoud, interrogé, vendredi par Keystone-ATS. Le lieu est sous surveillance active depuis octobre 2025, soit depuis le moment de la découverte de la brèche.

Plusieurs scénarios envisagés

La faille s'est formée à la suite des crues de 2018 et de 2024. Le lit de la rivière, qui servait de "socle" au pan de montagne situé au-dessus, a été fragilisé par l'eau. Privée de ce support, la masse de terre se met ainsi gentiment à glisser, provoquant un important tassement de terrain et laissant apparaître une fissure de 250 mètres de long et une largeur comprise entre 80 cm et 1 mètre.

Le scénario "catastrophe" consisterait en un mouvement général de toute la masse en glissement. A ce stade, le scénario privilégié demeure un affaissement de la masse par morceaux successifs.

"En retirant le pont, on devrait être tranquille", espère M. Perruchoud. "Désormais, on va viser à limiter au maximum l'impact sur le quartier du Bord. Une nouvelle simulation de la Navizense doit être réalisée afin de définir si des mesures complémentaires seront nécessaires à la protection du quartier ou non".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

G7: le Grand Conseil genevois se réunira en session extraordinaire

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Le PLR souhaite que le Grand Conseil interdise tout rassemblement ou manifestation en lien avec le G7 du 10 au 19 juin dans plusieurs parties du canton (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les députés genevois se réuniront le jeudi 28 mai prochain en session extraordinaire pour aborder des questions liées au G7 d'Evian (F) prévu du 15 au 17 juin. Le PLR avait demandé cette réunion pour laquelle il a dévoilé un projet de loi interdisant des manifestations ou des rassemblements du 10 au 19 juin sur plusieurs zones.

La réunion, dont l'ordre du jour précis sera relayé prochainement, a a été annoncée vendredi par le sautier du Grand Conseil Laurent Koelliker. Le projet de loi porte sur les périmètres de sécurité provisoires établis par le Département des institutions et du numérique (DIN).

Soit la Ville de Genève, Carouge, Lancy, Onex, Confignon, les abords des hôtels des délégations, les sites des organisations internationales et l'aéroport et ses accès routiers. Si le texte est approuvé, il y sera interdit d'organiser un rassemblement en lien direct ou indirect avec le G7.

En cas de violation, des amendes allant jusqu'à 10'000 francs seraient possibles. Et l'organisateur serait passible d'une amende jusqu'à 180 jours-amende.

Les élus PLR qui ont lancé le projet de loi mettent en avant les exigences accrues de sécurité et d'ordre public. Ils rappellent la possibilité de contrôles renforcés aux frontières autorisés par le Conseil fédéral également du 10 au 19 juin.

Ils affirment que le dispositif qu'ils souhaitent est proportionné et qu'il est limité dans le temps et à quelques parties du canton. Etant donné que la clause d'urgence est décrétée dans ce texte, la loi entre en vigueur immédiatement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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