Suisse
L'UDC défend l'autodétermination
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L'UDC ne veut plus que le droit international décide de l'avenir de la Suisse. Prenant notamment pour exemple la mise en oeuvre de son texte sur l'expulsion des criminels étrangers, le parti a lancé mardi la campagne pour l'initiative sur les juges étrangers.
L'initiative populaire "Le droit suisse au lieu des juges étrangers (dite initiative pour l'autodétermination)" veut consacrer la primauté du droit constitutionnel suisse sur le droit international, sous réserve des règles impératives du droit international (interdiction de la torture, du génocide et de l'esclavage, notamment).
Les traités internationaux qui seraient contraires à la Constitution devraient être renégociés, voire dénoncés si nécessaire. Les initiatives populaires seraient ainsi mises en oeuvre à la lettre même si elles violent le droit international.
Les citoyens doivent avoir le dernier mot dans toutes les décisions politiques importantes, a relevé le président de l'UDC Albert Rösti devant la presse. Or, plusieurs initiatives acceptées n'ont pas été appliquées fidèlement: les initiatives sur l'internement à vie, sur le renvoi des criminels étrangers, contre l'immigration de masse et même l'initiative des Alpes. Il ne s'agit pas seulement d'une question de parti, a-t-il estimé.
Citoyen "dépossédé"
Le droit international et le pouvoir des organisations internationales sont des armes dont se servent le Parlement, l'administration et les tribunaux contre le peuple. Ils considèrent le peuple comme un facteur dérangeant, a affirmé le conseiller national zurichois Hans-Ueli Vogt.
Les accords internationaux dépossèdent le citoyen de ses prérogatives. Il s'agit de la fin de la démocratie directe, estime le professeur de droit à l'origine du texte. Aux opposants qui affirment que la Suisse devra renégocier tous les traités en cas de oui, l'expert répond le contraire.
L'initiative ne fait primer le droit suisse que dans des situations de conflit, a-t-il ajouté. Tous les autres pays le font.
Défense de la démocratie directe
Le Tribunal fédéral place régulièrement le droit international au-dessus de la Constitution fédérale. L'initiative populaire sur l'expulsion des criminels étrangers, acceptée par le peuple et les cantons, a été édulcorée par le Conseil fédéral et le Parlement qui ont ajouté toutes sortes d'échappatoires dans sa mise en oeuvre, a expliqué la conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz.
Il en ira de même, selon elle, avec l'accord-cadre que le Conseil fédéral négocie avec l'Union européenne. "Nous devrons accepter tout ce que Bruxelles prétend nous imposer". L'instauration de tribunaux d'arbitrage chargés de trancher d'éventuels litiges avec l'UE ne changera rien, selon la vice-présidente du parti.
Tous les groupes parlementaires au Parlement, à l'exception de l'UDC, ont rejeté cette initiative. Le Conseil fédéral a présenté ses arguments contre le texte la semaine dernière, le considérant comme contraire à la tradition helvétique et affaiblissant la position de la Suisse dans le monde.
(ATS / KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
Sport
Plus d'un million de visiteurs à la Vaudoise aréna en 2025
La Vaudoise aréna a franchi la barre symbolique du million de visites l'an dernier. Le centre sportif basé à Prilly a exactement enregistré 1'095'057 entrées, soit une hausse de 10,8% par rapport à 2024.
Dans le détail, le centre aquatique a totalisé 367'409 entrées, le centre de glace 98'143 entrées. La partie événementielle du site a rassemblé 566'768 personnes, dont 371'404 pour les matches du Lausanne Hockey Club, indique la société CSM (Centre sportif de Malley) dans un communiqué.
Le groupe a dégagé un chiffre d'affaires de 7,6 millions de francs, en hausse de 8% sur un an. Le déficit couvert par les collectivités publiques a atteint 16 millions, plus faible que le déficit budgétisé de 17,1 millions, indique la société détenue notamment par les Villes de Lausanne, Renens et Prilly ainsi que l'association Lausanne Région.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La Comco étend à nouveau une enquête en cours dans la construction
La Commission de la concurrence (Comco) étend une enquête ouverte en 2020 sur de possibles cartels de soumission dans le domaine de la construction dans la région italophone de Moesa, dans les Grisons. Neuf entreprises sont désormais ciblées.
Il s'agit de la deuxième extension de l'enquête après une première en 2021, indique jeudi l'autorité fédérale. Initialement, la Comco avait ouvert une enquête à l'encontre de trois entreprises de construction, avant d'étendre la procédure à six entreprises un an plus tard.
Après avoir transmis les conclusions de l'enquête aux entreprises concernées, sur lesquelles elles ont été invitées à se prononcer, une entreprise a fourni de nouvelles informations, conduisant la Comco à mener des investigations complémentaires. De ces dernières sont ressortis des indices laissant supposer l'existence d'autres accords impliquant des entreprises supplémentaires. "C'est pourquoi la procédure est désormais étendue à un total de neuf entreprises", écrit la Comco, rappelant que la présomption d'innocence s'applique à toutes les entreprises.
"Il faut s'attendre à une prolongation de la procédure d'un an", précise la Comco.
Si des entreprises coordonnent leurs offres lors d'adjudications de marchés publics ou privés, elles forment un accord de soumission. Lors d'une telle entente, les soumissionnaires désignent généralement l'entreprise qui est censée remporter l'appel d'offres et fixent également le prix.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
DocMorris sacrifie 100 postes sur l'autel de l'IA
DocMorris va biffer une centaine de postes de travail à l'échelle du groupe. Cette coupe s'inscrit dans le cadre du déployement d'une stratégie privilégiant l'intelligence artificielle et visant à réaliser dès l'an prochain des économies de 15 millions de francs.
Dans l'immédiat, la manoeuvre générera un coût unique de 5 million, comptabilisé sur le trimestre finissant. L'apothicaire en ligne thurgovien, concentré sur le marché allemand, s'engage dans son communiqué jeudi à respecter les obligations légales locales.
L'entreprise en profite pour assurer avoir observé une croissance de ces recettes en glissement trimestriel sur la période d'avril à fin juin, sans avancer pour l'heure d'indication quantifiée. De plus amples détails à ce sujet seront communiqués le 15 juin, avant une présentation officielle des résultats semestriels et des perspectives pour la suite de l'exercice agendée au 15 août.
DocMorris avait engrangé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 318,1 millions de francs, assorti d'une perte opérationnelle ajustée de 6,3 millions.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
La moitié des votants en Suisse ont 60 ans ou plus
En Suisse, les personnes âgées votent bien plus souvent que les jeunes. L'âge moyen des votants se situe autour de 60 ans, indique jeudi le groupe de réflexion Avenir Suisse.
Selon l'analyse d'Avenir Suisse, cette marque est nettement supérieure à l'âge moyen de la population (43 ans) et à celui des électeurs (53,5 ans). Une différence qui s'explique principalement par la disparité du taux de participation. Entre 2020 et 2024, alors que plus de 60% des 70-79 ans ont voté, la participation n'a été que d'environ 30% pour les 25-29 ans.
Cette évolution a des conséquences politiques concrètes. La 13e rente AVS, acceptée par la majorité de la population mais refusée par les moins de 40 ans, en est un exemple.
Ecart femmes-hommes
Alors que chez les jeunes, les femmes votent un peu plus souvent que les hommes, ce rapport s'inverse avec l'âge. A partir de 75 ans, la participation des femmes aux votations est nettement inférieure à celle des hommes, ce qui est probablement dû en partie au droit de vote des femmes, instauré en 1971. A l'époque, l'âge minimal pour pouvoir voter était de 20 ans. Les femmes nées en 1950 et plus tôt n'avaient donc pas le droit de voter en atteignant la majorité. Ce sont précisément elles qui ont aujourd'hui plus de 75 ans.
Des mesures comme l'abaissement du droit de vote à 16 ans n'auraient qu'un effet marginal sur cet écart entre jeunes et personnes âgées dans la participation, selon l'analyse.
L'âge moyen élevé des votants ne constitue pas en soi un déficit démocratique, mais c'est une réalité que l'on ne peut pas ignorer lors de la prise de décisions politiques, surtout lorsque les coûts et les avantages d'un objet sont répartis en fonction de l'âge, commente Avenir Suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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