Rejoignez-nous

Suisse

Mobilisation pour le climat en Suisse

Publié

,

le

Les manifestations pour le climat ont à nouveau mobilisé dans toutes les grandes villes de Suisse comme ici à Bâle. (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Des milliers de personnes ont à nouveau marché samedi après-midi dans plusieurs villes de Suisse pour le climat. A Zurich, ils étaient 15'000, à Berne et Lausanne entre 8000 et 9000. A Genève en revanche, la participation a nettement baissé.

A l'échelle nationale, ce sont 50'000 personnes qui ont défilé dans une vingtaine de villes, ont indiqué les organisateurs en fin de journée. Il s'agissait de la quatrième journée de mobilisation pour la cause environnementale. Plus de 50'000 jeunes étaient déjà descendus dans les rues le 15 mars dernier, après deux premières grèves du climat le 18 janvier et le 2 février.

Cette fois, il n'y avait pas que des jeunes dans les rues, mais des participants de tout âge. Si les grandes villes ont attiré plusieurs milliers de personnes, les villes moyennes comme Bienne, Olten (SO), Thoune (BE) ou La Chaux-de-Fonds (NE) ont aussi vu défiler plusieurs centaines de personnes. Même à Sion où la manifestation était interdite faute d'une autorisation en bonne et due forme, quelque 200 jeunes ont défilé pacifiquement.

Fléchissement?

Si le mouvement semble encore drainer pas mal d'enthousiasme, il a nettement baissé à Genève et légèrement diminué à Lausanne. Dans la cité de Calvin, ils étaient entre 1200 et 1500 à défiler, soit presque quatre fois moins que lors des éditions précédentes. Dans le chef-lieu vaudois, le nombre de participants a reculé d'environ 2000.

Il existe un risque d'une certaine lassitude", a reconnu Laurane Conod, l'une des membres du comité d'organisation genevois, interrogée par Keystone-ATS. Pas question toutefois de baisser les bras. "Nous ne voulons pas arrêter notre mouvement tant que nos revendications n'ont pas été entendues, tant que nous n'avons pas obtenu des résultats concrets", a affirmé l'étudiante genevoise.

A Lausanne, la police a mené une action préventive au début du cortège et saisi du matériel de peinture et des sprays. Les organisateurs avaient annoncé vouloir mener plusieurs "actions positives" permettant de se réapproprier la ville. Une dizaine de personnes ont été contrôlées.

Pour le reste, la manifestation s'est déroulée sereinement. "Plus chaud, plus chaud que le climat", "oui, oui oui à l'écologie, non à la pollution" ont scandé les participants. Symbole de la manifestation, un arbre à rêves a été planté sur la place en face du Palais de Rumine sous la forme d'un petit pommier.

Nécessaires et incontournables

Le mouvement Grève du Climat réclame des émissions nettes de gaz à effet de serre nulles d'ici 2030 en Suisse et la proclamation d'un état d'urgence climatique. "Ces exigences sont ambitieuses, mais nécessaires et incontournables", selon Jan Burckhardt, gymnasien à Berne.

"Il s'agit de savoir si on veut enfin écouter la voix de la science." Le monde scientifique leur a en effet apporté un large soutien puisque 23'000 représentants allemands, autrichiens et suisses ont signé un texte qualifiant leurs demandes de "fondées et légitimes".

Depuis le début de la mobilisation en début d'année, les cantons de Vaud, Bâle-Ville et Fribourg ont adopté des résolutions sur l'urgence climatique. Par ce geste, ces collectivités reconnaissent l'empreinte de l'homme dans le changement climatique et s'engagent à contenir le réchauffement sous 1,5 degré par rapport à l'ère préindustrielle. La Grève du Climat demande que d'autres cantons et villes suivent cet exemple.

(KEYSTONE-ATS)

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse Romande

La gauche valaisanne se mobilise en faveur du Fonds climat

Publié

le

Le conseiller national écologiste Christophe Clivaz milite en faveur de la création d'un Fonds climat au niveau suisse (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les partis de gauche valaisans se mobilisent en faveur du fonds climat, à moins de cinq semaines de la votation du 8 mars. A leurs yeux, l'acception de ce projet ferait sens après que le peuple suisse ait validé la Loi Climat et innovation, en 2023.

"La Suisse est particulièrement touchée par le changement climatique. Elle se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui entraîne divers impacts négatifs, notamment en matière de fréquence et d’intensité des catastrophes naturelles", a rappelé le conseiller national écologiste, Christophe Clivaz, jeudi devant la presse. "Dans le même temps, les Suisses ont une des plus grosses empreintes CO2 par personne, au monde."

"L’initiative pour un fonds climat, qui prévoit d’investir 0,5% à 1% du PIB (produit intérieur brut) dans les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments et une mobilité moderne, est le moyen d’y arriver", résument les partis de gauche.

Jusqu'à 34 milliards de francs

Le Fonds prévoit non seulement d’engager des moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de la Suisse, mais aussi pour s’adapter et prendre en charge, les coûts liés aux conséquences du réchauffement climatique, notamment les événements météorologiques extrêmes qui pourraient rendre difficilement habitables certaines parties de notre pays.

"D’ici 2060, ces conséquences pourraient nous coûter jusqu’à 34 milliards de francs par année, soit 4% du PIB actuel", souligne Christophe Clivaz.

"En nous passant du pétrole, du gaz et de l’uranium, la Suisse augmentera aussi son indépendance énergétique dans un contexte géopolitique instable par rapport à l’accès aux ressources énergétiques. Plus nous sommes indépendants au niveau énergétique, plus notre capacité de résilience s’en trouve renforcée", estime encore le conseiller national.

Pas de taxe supplémentaire

Selon ses initiants, cette initiative ne prévoit aucune taxe ou impôt supplémentaire pour la population et les entreprises. "Le coût de l’inaction sera bien plus élevé que ce qui est proposé dans cette initiative, nous en avons de récents exemples en Valais (ndlr: la catastrophe de Blatten, le débordement du Rhône à Sierre et les laves torrentielles au Val de Bagnes)", rappelle la députée socialiste au Grand Conseil Marie-Josée Reuse. "Il ne s’agit ici d’aucune taxe supplémentaire, mais de constituer un fonds avec un emprunt à faible taux auprès de la BNS."

"Dire oui au fonds climat, c’est choisir une transition écologique solidaire, qui ne laisse personne de côté. C’est protéger notre santé, renforcer la cohésion sociale et préparer un avenir viable pour toutes et tous", conclut la membre du comité directeur du Parti socialiste du Valais romand.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Volg enregistre une petite croissance en 2025

Publié

le

L'an dernier les magasins Volg ont affiché des ventes de 1,34 milliard de francs (archives). (© KEYSTONE/MELANIE DUCHENE)

Le supermarché de proximité Volg a enregistré des ventes en légère hausse en 2025. Le chiffre d'affaires a enflé de 1,3% à 1,80 milliard de francs, soit le niveau le plus élevé de son histoire, indique jeudi le groupe winterthourois, propriété de Fenaco.

La progression a été inscrite alors que le nombre de magasins Volg a diminué, passant de 595 en 2024 à 593 en 2025. Ensemble, ils ont enregistré des recettes de 1,34 milliard (+1,1%). L'accent a été mis sur la durabilité avec l'intégration d'une cinquantaine de produits Alnatura, précise le communiqué.

Les magasins opérés dans les stations-services ont de leur côté enregistré une croissance plus dynamique. Ils ont vu leurs ventes progresser à 394 millions, soit une hausse de 3,7%.

Par contre, les détaillants indépendants, qui ne sont plus que 193 après 207 l'année précédente, pour la plupart opérant sous l'enseigne "Prima", ont réalisé un chiffre d'affaires en baisse de 7,7% à 60 millions. Ces magasins sont fournis par la filiale Volg Konsumwaren.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Neuchâtel: le RHNe s'attend à un déficit de 12,4 millions en 2026

Publié

le

Philippe Eckert, président du conseil d'administration du RHNe, a expliqué qu'avec Réso.ne, l’idée est de créer des pôles de santé pluridisciplinaires, en collaboration avec les autres établissements autonomes de droit public (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) s'attend à un déficit de 12,4 millions de francs en 2026, moins élevé que les dernières années. L'établissement, qui fait face à de nouveaux défis financiers, va sortir de ses murs pour développer des soins de proximité.

"Le RHNe devra composer en 2026 avec de nouvelles contraintes financières exogènes qui péjoreront la situation financière d’environ 5,6 millions de francs", a indiqué jeudi l'établissement. Malgré un programme de mesures d'amélioration du résultat de 15 millions, l'institution va ainsi enregistrer un déficit.

Le chiffre d’affaires devrait atteindre 461 millions de francs en 2026, en augmentation de 1,5% par rapport aux projections 2025. La reprise des activités du Groupe Santé Volta en décembre 2025, intégrée dans la nouvelle société Réso.ne, devrait y contribuer.

RHNe espère renforcer ainsi le maillage ambulatoire et les soins de proximité. Des pôles de santé pluridisciplinaires, en collaboration avec Nomad, Aross et le CNP devraient être créés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Lausanne: déploiement d'un service de Vélobox

Publié

le

La Ville de Lausanne propose désormais, sur abonnement, un service pour Vélobox pour stationner les vélos à l'abri (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Lausanne lance un service de Vélobox qui, moyennant un abonnement, offre des abris fermés et sécurisés. Jusqu'à huit vélos peuvent y stationner. Un premier lot de 200 places a été mis en service et, d'ici la fin de l'année, 1048 places seront disponibles.

Lausanne est la première ville de Suisse à proposer un service de Vélobox à large échelle, affirme jeudi la Municipalité. Les places de stationnement sont nominatives et le box est accessible 24/24h grâce à son téléphone. Toutes les personnes vivant à proximité d'un Vélobox peuvent s'abonner.

"Le projet-pilote a démontré l'engouement de la population pour une solution de stationnement pratique et sécurisée. Ce nouveau service répond à ce besoin croissant de la population", indique Florence Germond, conseillère municipale en charge de la mobilité, citée dans le communiqué. Elle ajoute que "trop de personnes renoncent ou sont freinées dans leur envie de pratiquer le vélo faute de solution de stationnement sécurisé près de chez eux".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Vierge

Chercher à être utile, est une belle initiative, mais vous surcharger est une conséquence stérile… Il faut vous en tenir à ce qui est prévu !

Les Sujets à la Une