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Suisse

Résultat 2017 en hausse et baisse des prix pour les CFF

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Les CFF ont enregistré un résultat positif de 399 millions de francs en 2017, en hausse de 4,8%. Le nombre de passagers continue d'augmenter, et des réductions de prix sont prévues à partir du 1er mai. Mais le personnel est inquiet.

Les billets dégriffés, en particulier aux heures creuses, seront vendus à un prix réduit jusqu'à 70%, contre 50% actuellement, ont annoncé les CFF mardi à Berne lors de leur conférence annuelle. Et les titulaires d'un abonnement général recevront un carnet de bons.

Le service téléphonique Rail Service sera en outre moins cher: c'est le tarif local qui sera appliqué, et non plus la facturation à la minute (1,19 franc). A travers ces baisses, la clientèle se verra "restituer" plus de 50 millions de francs, soulignent les CFF.

L'ex-régie fédérale compte aussi baisser les prix dans divers segments dès le prochain changement d'horaire. Un modèle d'indemnisation de la clientèle sera testé cet été pendant l'interruption totale de la ligne entre Lausanne et Puidoux-Chexbres (VD), soit durant sept semaines.

Trafic voyageurs

Le nombre de voyageurs transportés quotidiennement a augmenté de 1,25 à 1,26 million l'an dernier. Quant à la ponctualité, elle affiche une très légère hausse (+0,2) à 89%. "Très bonne" en Suisse orientale et dans la région de Zurich, elle s'est détériorée en Suisse romande à cause de travaux et des projets d'agrandissement de gares.

Quelque 480'000 clients possèdent un abonnement général (+1,7%) et 2,5 millions de personnes un abonnement demi-tarif (+5,7%). La part des billets achetés sur le site internet des CFF ou via l'application mobile s'élève désormais à un tiers (32,7%). Les ventes au guichet ne représentent plus que 14,8% du total.

Le résultat du trafic voyageurs s'affiche ainsi en hausse, à 186 millions de francs (139 en 2016), notamment grâce à l'amélioration du trafic international et à la forte croissance sur l'axe du Saint-Gothard.

Résultats par divisions

"Les CFF sont sur la bonne voie", se réjouit Monika Ribar, présidente du conseil d'administration. A 399 millions de francs, le résultat du groupe a progressé de 18 millions, grâce à une meilleure productivité, aux comptes des divisions Voyageurs, Immobilier et Infrastructure et au lancement du plan d'économies de RailFit20/30.

CFF Immobilier a légèrement amélioré son bilan, à 435 millions de francs (433 millions en 2016) avant paiements compensatoires. Le produit de la vente de biens immobiliers a diminué (de 225 à 207 millions), mais les produits locatifs ont crû à 480 millions (+6,4%).

Quant à la division CFF Infrastructure, après une perte de 103 millions en 2016, elle a vu son résultat remonter dans les chiffres noirs pour s'établir à 100 millions de francs. Ce montant alimentera les réserves légales, précisent les CFF.

Les indemnités allouées par la Confédération et les cantons - notamment pour l'entretien de l'infrastructure et les prestations de trafic régional - ont augmenté de 8,1% à 2,666 milliards de francs. Cette hausse s'explique notamment par le nombre accru de travaux d'entretien et de prestations d'exploitation.

CFF Cargo dans le rouge

Du côté du trafic marchandises, CFF Cargo a bouclé l'exercice sur une perte de 239 millions de francs. Si CFF Cargo International a amélioré son résultat malgré l'interruption de la ligne à Rastatt (D), CFF Cargo Suisse a vu le trafic par wagons isolés fondre de 14,5%. "Une tendance appelée à s'accentuer", estiment les CFF.

D'ici 2020, l'ex-régie fédérale compte supprimer 330 des 2200 postes actuels. A la fin de l'année 2023, CFF Cargo comptera environ 800 collaborateurs de moins, pour un effectif total de 1400 personnes; quelque 750 employés quitteront d'ici là l'entreprise "via les fluctuations naturelles".

Cette dernière veut renouer avec les chiffres noirs en 2020, notamment en exploitant les possibilités offertes par l'automatisation et le numérique. Une automatisation de l'attelage et des essais de freins est notamment prévue. Mais elle s'efforce aussi de développer les emplois de demain, assure le directeur des CFF Andreas Meyer.

"Faire plus avec moins"

Il s'agit de "faire plus, mieux et plus vite, avec moins", résume le directeur. "Il n'y a pas d'alternatives. Une entreprise qui ne procéderait pas ainsi péjorerait sa compétitivité." Une vision que ne partagent pas les syndicats. D'après le Syndicat du personnel des transports (SEV), l'entreprise n'est pas consciente de la valeur de son personnel. Et les négociations - en cours - de la convention collective de travail ne sont pas réjouissantes.

"La direction semble vouloir réduire cette CCT en pièces: moins de vacances, moins de protection contre le licenciement, des suppressions au niveau du salaire et des primes d'ancienneté, des réductions des revenus par le biais d'une participation aux frais d'une nouvelle assurance perte de gain en cas de maladie", déplore le SEV dans un communiqué.

(ATS)

CREDIT PHOTO : Keystone/ANTHONY ANEX

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Économie

L'économie suisse reprend de l'élan en février

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La progression est portée notamment par une hausse de la demande du consommateur (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Après une baisse de tonus en début d'année, l'économie suisse semble reprendre de la vigueur. La demande intérieure comme étrangère ont progressé, renforçant l'optimisme pour les mois à venir.

En février, le baromètre économique de Centre d'études conjoncturelles (KOF) de l'EPF de Zurich publié vendredi s'est hissé à 104,2 points, gagnant 0,9 point par rapport au chiffre révisé du mois précédent (103,3 points).

Cette progression, supérieure aux attentes des économistes estimées entre 102,5 et 103,1 points, est essentiellement attribuée à une hausse de la demande du consommateur, y compris à l'étranger, écrit le KOF.

Du côté de la production, les indicateurs sont en revanche plus contrastés. Ceux de l'industrie manufacturière et de la construction affichent une baisse, avec une pression marquée notamment sur les stocks et les bien intermédiaires. Les perspectives positives quant à l'emploi et aux exportations viennent toutefois éclaircir quelque peu l'horizon.

Les secteurs de la métallurgie et de l'imprimerie sont en repli également, alors que le textile et l'électricité voient leurs perspectives améliorées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'économie suisse a légèrement rebondi en fin d'année dernière

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La hausse des exportations a été inférieure à la moyenne, freinant la croissance (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'économie suisse a retrouvé un peu d'allant au quatrième trimestre de l'année dernière, le produit intérieur brut (PIB) augmentant de 0,2% par rapport aux trois mois précédents.

C'est ce qu'indique vendredi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco), confirmant sa première estimation. L'évolution selon les branches s'est révélée contrastée, la demande intérieure soutenant l'activité.

Interrogés mi-février par l'agence AWP, les économistes tablaient sur une évolution du PIB suisse de cet ordre, prévoyant une hausse au dernier trimestre comprise entre 0,1% et 0,4%. Au troisième partiel 2025, un fort recul de l'industrie chimique et pharmaceutique en raison des droits de douane avait pesé sur l'économie suisse, entraînant une contraction du PIB (corrigé des événements sportifs) de 0,4%, alors que le Seco avait précédemment estimé ce tassement à 0,5%. La croissance s'était inscrite à 0,2% au 2e trimestre.

Sur l'ensemble de l'année, l'économie du pays a néanmoins enregistré une croissance de 1,4%, après 1,2% l'année précédente et 1,3% en 2023. A l'image du dernier partiel, la demande intérieure a soutenu la croissance, grâce à la solide expansion de la consommation privée. Dans le même temps, le commerce extérieur a freiné la croissance du PIB, les exportations affichant une hausse inférieure à la moyenne, alors que les importations ont nettement crû.

Après un fléchissement marqué entre juillet et fin septembre, l'industrie chimique et pharmaceutique a renoué avec une croissance modérée (+1,9 %), dans un contexte de hausse de ses exportations. Sur fond de faible dynamique des ventes et des exportations, les autres branches de l'industrie manufacturière ont par contre essuyé un recul de la création de valeur (-1,3%).

Dans l'ensemble, la valeur ajoutée du secteur industriel a stagné, tandis que les exportations de marchandises ont présenté un léger rebond (+0,6 %), après deux trimestres consécutifs de baisse. La demande intérieure finale (+0,5 %) a joué un rôle stabilisateur. La consommation privée a de nouveau affiché une croissance solide (+0,4%), en particulier les achats de vêtements et de chaussures, ainsi que, principalement, les dépenses consacrées au logement, à l'énergie et à la santé.

De plus, les investissements dans la construction (+1,0 %) ont sensiblement progressé sous l'effet de l'expansion de l'activité de construction dans le bâtiment, poussant la création de valeur à la hausse dans le secteur de la construction (+0,6 %). Les dépenses en biens d'équipement ont également augmenté (+0,6%), avant tout à la faveur des investissements dans la recherche et développement. Profitant de la bonne tenue de la demande intérieure, les importations ont progressé dans l'ensemble (+2,7%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Climat

Blatten: premier bilan positif pour le nouvel hôtel de Lauchernalp

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Lukas Kalbermatten (ici avec l'autre propriétaire des lieux, Esther Bellwald) tire un premier bilan positif de la fréquentation du nouvel hôtel du Lötschental (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A la suite de l'éboulement du 29 mai 2025 à Blatten, un nouvel hôtel avait ouvert à Lauchernalp pour les Fêtes de fin d'année. Après deux mois d'exploitation, les propriétaires ont le sourire.

"L'hiver marche très bien", se réjouit Lukas Kalbermatten, l'un des copropriétaires, interrogé par Keystone-ATS. "Jusqu'en avril, nous devrions arriver à 78-80% de taux d'occupation et ainsi atteindre notre objectif d'avant-saison. De plus, nous avons déjà beaucoup de réservations pour l'hiver prochain."

L'établissement trois étoiles se situe à proximité de la station supérieure du téléphérique de Lauchernalp, à 1970 mètres d'altitude. Il comprend 19 chambres pour un total de 64 lits. Inauguré le 19 décembre, il avait accueilli ses premiers clients le jour de Noël.

La catastrophe de Blatten avait réduit, en quelques secondes, la capacité hôtelière du Lötschental de 80%. Les propriétaires de deux des trois établissements impactés avaient alors choisi de rebondir et de construire un nouvel établissement, en à peine sept mois.

Inconnue estivale

"Plusieurs clients sont notamment revenus chez nous par solidarité, et afin de découvrir les lieux. Majoritairement, ils ont réservé pour une durée plus courte qu'à l'accoutumée", relève Lukas Kalbermatten. Selon lui, la durée des réservations pour l'hiver 2026-2027 semble toutefois déjà s'allonger.

Concernant l'été à venir, l'hôtelier parle "d'une demande individuelle encore faible", pas compensée par des séminaires ou la réservation de groupes, les deux structures d'accueil de la région pour ces touristes ayant disparu dans l'éboulement du Petit Nesthorn.

"Je reste persuadé qu'un bon mailing à nos clients va les faire revenir", estime Lukas Kalbermatten, ancien propriétaire de l'hôtel Edelweiss à Blatten. "Pour cet été, nous tablons sur une occupation de la moitié de nos chambres. Les allers et retours en télécabine sont notamment inclus dans la taxe de séjour."

Baptisé Momentum, le bâtiment a bénéficié d'un soutien financier du canton du Valais à hauteur d'un million de francs et de l'Aide suisse à la montagne pour 500'000 francs. Complété par les anciens hôteliers, les remontées mécaniques et divers petits donateurs, l'investissement total a atteint 4,7 millions de francs.

Hiver dans la moyenne

"Au niveau du ski, tirer un bilan de cet hiver 2025-2026 est encore prématuré", analyse quant à lui Mathias Fleischmann, le directeur de l'office du tourisme et des remontées mécaniques du Lötschental, contacté par Keystone-ATS. "La saison dernière, nous avions pour la première fois dépassé les 200'000 passages (ndlr: 207'000), les conditions ayant été idéales toute la saison."

Il ajoute que pour l'hiver en cours "un nombre comparable à la moyenne des cinq hivers précédents" (entre 180'000 et 200'000 passages) devrait être atteint.

En raison du danger d'avalanche et du vent, le domaine skiable du Lötschental a été partiellement (le 12 février) ou totalement fermé (les 16 et 17 février), et ce en pleine période de haute saison. Une situation qui risque d'avoir un impact sur le bilan financier de l'hiver.

Cette année, la saison de ski s'achèvera le 12 avril dans la vallée haut-valaisanne, soit neuf jours plutôt qu'en 2025, date de Pâques oblige.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Changements prévus au conseil d'administration d'UBS

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Markus Ronner (à droite) succédera à Lukas Gähwiler à la vice-présidence d'UBS (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Plusieurs administrateurs vont être remplacés au conseil d'administration de la banque UBS lors de l'assemblée générale du 15 avril. Markus Ronner devra ainsi succéder au vice-président Lukas Gähwiler qui ne se représentera pas pour un nouveau mandat.

Les administrateurs William Dudley et Jeanette Wong ne vont également pas briguer un nouveau siège au sein de l'organe de surveillance. Agustin Carstens et Luca Maestri ont été proposés pour leur succéder, a détaillé la banque aux trois clés vendredi dans un communiqué.

M. Carstens a été gouverneur de la Banque centrale du Mexique entre 2010 et 2017 et a oeuvré pour la Banque des règlements internationaux (BRI) entre 2017 et 2025. Il a également été ministre des Finances du Mexique et directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI).

Quant à M. Maestri, il a été le directeur financier du géant américain Apple et a occupé les mêmes fonctions auprès du fabricant américain d'imprimantes Xerox et de l'équipementier télécoms Nokia Siemens Networks.

Comme annoncé en octobre dernier, Lukas Gähwiler ne se représentera pas au conseil d'administration d'UBS, mettant ainsi un terme à sa longue carrière dans le secteur bancaire. Markus Ronner a été proposé pour lui succéder.

De nationalité suisse, M. Ronner a effectué toute sa carrière professionnelle chez UBS depuis 1981. Il est devenu membre du conseil d'administration du groupe en 2018, lorsqu'il a pris ses fonctions actuelles de responsable de la conformité et de la gouvernance d'UBS.

M. Gähwiler de son côté a occupé plusieurs postes de direction chez UBS depuis 2010. En 2022, il a été nommé vice-président du conseil d'administration d'UBS.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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