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Suisse

Trafic de stupéfiants: la justice vaudoise est remise à l'ordre

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Le Tribunal fédéral remet à l'ordre la justice vaudoise dans une enquête sur un trafic de stupéfiants (Archives © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La justice vaudoise est sévèrement remise à l'ordre par le Tribunal fédéral dans une enquête sur un trafic de stupéfiants. Ignorant une première décision de Mon Repos, elle a admis au dossier des preuves recueillies à l'étranger à l'insu des autorités concernées.

Dans le cadre d'une procédure portant sur un important trafic de cocaïne, de haschich et de marijuana, le Ministère public de l'Est vaudois a ordonné la pose de balises GPS et de micros dans des voitures ainsi que des écoutes téléphoniques. Or il s'est avéré que les suspects avaient circulé en France, en Espagne, aux Pays-Bas et en Allemagne. Ils étaient aussi en contact avec le Kosovo et l'Albanie.

Sur recours d'un des protagonistes, le Tribunal fédéral avait ordonné en novembre 2019, dans un arrêt destiné à publication, aux autorités vaudoises d'établir le droit en vigueur pour les Etats concernés. En l'absence de traités autorisant de telles mesures de surveillance secrètes sans accord préalable, elles étaient invitées à détruire les données récoltées hors de nos frontières.

Instructions ignorées

Or le Ministère public n'a pas suivi ces instructions, comme l'explique à Keystone-ATS Me Ludovic Tirelli, qui défend l'un des trois recourants, aux côtés de Me Jérôme Campart et Me Antonella Cereghetti Zwahlen. Au lieu de vérifier le droit applicable, le Parquet a demandé aux autorités étrangères si elles admettaient a posteriori l'exploitation des preuves recueillies chez elles.

Paris, Madrid, La Haye et Berlin ayant donné leur accord, les autorités de poursuite et le Tribunal cantonal vaudois se sont contentés de cette légalisation tardive. Saisi par les trois suspects, le Tribunal fédéral a estimé au contraire que cette manière d'agir était inacceptable et ordonné la destruction des éléments de preuves.

Dans son arrêt rendu le 15 février 2021, la 1ère Cour de droit public souligne que la justice vaudoise, même si elle avait obtenu l'accord des pays concernés, ne pouvait pas faire l'économie d'une analyse du droit applicable.

Légaliser l'espionnage

Les juges de Mon Repos constatent que le Parquet n'a pas requis d'autorisation préalable par le biais de l'entraide internationale en matière pénale (EIMP). Pas plus qu'il n'a averti l'Etat concerné dès que le franchissement de la frontière a été constaté. C'est près de deux ans plus tard qu'il s'est manifesté pour obtenir un accord a posteriori.

Dès lors que l'EIMP est fondée sur la réciprocité, tolérer cette pratique reviendrait à "admettre la récolte de données en temps réel sur le territoire suisse par des autorités étrangères à l'insu de Berne", écrit la cour. Autrement dit, à légaliser l'espionnage.

"Maintenant, le Tribunal fédéral a mis les points sur les i. Il rappelle l'importance des principes de souveraineté et de territorialité en matière d'enquêtes pénales, souligne Me Tirelli. Sauf à violer le droit international, les autorités suisses ne peuvent pas utiliser des preuves qu'elles ont récoltées à l'étranger sans le consentement préalable des Etats concernés."

Le Tribunal fédéral ordonne donc la destruction des données de localisation et des conversations recueillies en France, en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Kosovo et en Albanie. En outre, la justice vaudoise doit statuer sur l'admission des preuves dites "dérivées", soit des informations découlant des preuves recueillies illégalement. (arrêts 1B_302, 307 et 317/2020 du 15 février 2020)

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Suisse Romande

Crans-Montana: entourer les blessés qui cherchent à se reconstruire

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Le psychologue Philip Jaffé explique les difficultés qui attendent les blessés du drame de Crans-Montana. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Deux mois après l'incendie de Crans-Montana qui a fait 41 morts et 115 blessés, le soutien psychologique aux victimes prend une importance capitale. Pour le psychologue et psychothérapeute Philip Jaffé, l'amour des parents pour leurs enfants doit l'emporter.

Outre les douleurs liées au drame, les blessés doivent ou devront apprendre à vivre avec le regard des autres. "Ces grands brûlés portent des stigmates visibles. Il s'agit de cicatrices peu fréquentes dans la vie de tous les jours. Ces victimes vont rapidement se rendre compte que la majorité des gens qui vont les croiser détourneront leur regard", relève Philip Jaffé, dans un entretien accordé à Keystone-ATS. "Si la reconstitution chirurgicale a énormément évolué, on reste dans l'approximation. Leur look actuel, pour certains, est/sera loin du précédent", ajoute-t-il.

Aider les victimes à se reconstruire passe par le recours à des professionnels. "L'accompagnement psychologique doit se faire en deux phases: d'abord à l'hôpital, puis à la sortie du patient", raconte Philip Jaffé. "Ces temps d'écoute doivent permettre d'apprendre à vivre, à accepter son corps défiguré, à recréer une forme d'estime de soi, ce qui n'a rien d'évident. Si certaines victimes préféreront éviter de se regarder dans un miroir, en général, le processus porte ses fruits. Il amène à une certaine réconciliation avec qui l'on est devenu."

Pour l'entourage, il n'est pas anodin de devoir s'occuper sur le long terme d'un enfant meurtri. "Les proches des victimes vont devoir effectuer un immense travail sur eux-mêmes pour être en paix par rapport au drame, à la nouvelle donne qui en découle et le rappel constant de la situation qu'ils vivront lorsqu'ils regarderont l'être aimé", détaille le psychologue.

Des épisodes dépressifs

"Certains n'y arriveront pas et devront surtout manager leur colère", estime le professeur honoraire de l'Université de Genève. "Pour ces personnes, cela se traduit, pour l'instant, par rejeter la faute tous azimuts (sur les gérants du bar, les autorités judiciaires, etc). Il s'agit pour ces personnes de gérer leurs traumatismes, en sachant que leur envie de vengeance ne doit pas aller jusqu'à commettre un geste malheureux (ndlr: en s'en prenant à autrui)."

Quant aux victimes, "elles risquent de passer par des épisodes dépressifs qui vont affleurer selon l'âge et les moments de la vie. Ils peuvent s'accompagner de comportements nocifs comme sur une surconsommation d'alcool, une prise de drogue ou des abus de médicaments contre la douleur afin de davantage supporter, oublier et parvenir à maîtriser son vécu... durant un temps. Le risque de suicide est statistiquement bas en pareil cas", note Philip Jaffé.

"L'amour doit l'emporter"

Pour aider à cette acceptation d'un corps meurtri, le psychologue rappelle l'existence de plusieurs associations venant en aide aux personnes brûlées. "Leurs conseils peuvent être extrêmement soutenants", estime-t-il.

Et de poursuivre: "on dit souvent que la beauté est intérieure. C'est facile de tenir de tels propos lorsque vous êtes une mannequin ou une star de la télévision. Ici, la situation est bien différente. Je reste convaincu que l'on peut être attiré par des personnes dont les traits de caractère l'emportent sur une enveloppe peu aguichante."

Au final, "l'amour voué par des parents à leurs enfants doit l'emporter sur le drame", conclut Philip Jaffé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Inscrire la protection des pollinisateurs dans la Constitution

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Environ 84% des cultures agricoles en Europe dépendent de la pollinisation par les insectes (archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Des organisations apicoles et environnementales veulent inscrire dans la Constitution la préservation des abeilles et autres insectes pollinisateurs. Elles jugent les mesures actuelles insuffisantes face au déclin de ces espèces essentielles.

BienenSchweiz, la Société Romande d’Apiculture, la Federazione Ticinese di Apicoltura, la Fondation Future 3.0 et les Amis de la Nature Suisse annoncent le lancement d’une initiative populaire dans un communiqué publié dimanche. La récolte des signatures doit débuter le 20 mai prochain, à l'occasion de la Journée mondiale des abeilles. Le texte, actuellement examiné par la Chancellerie fédérale, vise à ancrer un objectif de garantie de la pollinisation dans la Constitution.

Selon les initiants, près de la moitié des quelque 600 espèces d’abeilles sauvages recensées en Suisse sont menacées et 59 sont déjà éteintes. La biomasse des insectes aurait diminué de plus des trois quarts en trois décennies. Or, environ 84% des cultures agricoles en Europe dépendent de la pollinisation par les insectes. En Suisse, la valeur économique de cette contribution est estimée jusqu'à 479 millions de francs par an.

L'initiative ne prévoit pas de prescriptions concrètes, mais charge la Confédération et les cantons de veiller à la pollinisation des plantes cultivées et sauvages et de favoriser la diversité des pollinisateurs. Les organisations estiment que, malgré plusieurs interventions parlementaires adoptées ces dernières années, les mesures fédérales restent insuffisantes. Elles entendent constituer une large alliance et renoncent au recours à des collecteurs de signatures commerciaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Attaques contre l'Iran: aucun Suisse touché dans la région

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Le DFAE ne mène pas de départs organisés pour les ressortissants suisses. (© KEYSTONE/AP/Firdia Lisnawati)

Depuis les attaques des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, le DFAE n'a pas connaissance de ressortissants suisses blessés ou tués dans la région. Cependant, plusieurs personnes ne peuvent pas quitter le pays en raison des restrictions imposées au trafic aérien.

Depuis le début des combats, le service d'assistance téléphonique du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a répondu à plus de trois cents demandes, a déclaré dimanche le porte-parole Michael Steiner à l'agence de presse Keystone-ATS. Les capacités ont dû être augmentées.

Le DFAE est également en contact avec les ressortissants suisses qui ne peuvent quitter la région en raison des restrictions imposées au trafic aérien. Ceux-ci bénéficient d'une aide "dans la mesure du possible".

Le DFAE ne mène toutefois pas de départs organisés pour les ressortissants suisses. Les personnes qui souhaitent quitter le pays doivent s'informer auprès des compagnies aériennes et des voyagistes sur les possibilités qui s'offrent à elles et utiliser les moyens de transport commerciaux disponibles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Journée des malades: "Ne laissons personne seul", dit Guy Parmelin

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Dans son discours, le président de la Confédération Guy Parmelin appelle à offrir son humanité à l'occasion de la Journée des malades de dimanche (photo symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Journée annuelle des malades, ce dimanche, est placée sous la devise "autodéterminés et impliqués". Les organisateurs et le président de la Confédération Guy Parmelin soulignent l'importance du soutien des proches pour surmonter un problème de santé.

Dans son discours, le président de la Confédération souligne que l'autonomie "est une valeur centrale de notre société", y compris pour gérer une période de maladie dans la dignité. Guy Parmelin encourage les patients à échanger au sein de groupes d'entraide, afin de recevoir du soutien et de l'orientation.

"Soyons attentifs. Allons les uns vers les autres. Ne laissons personne seul", enjoint-il à la fin de son discours. "L’autonomie donne de la dignité. Être intégré donne de la force. Si nous rendons ces deux choses possibles – dans nos familles, chez nos voisins, dans notre société –, alors nous offrons plus qu'une simple aide. Nous offrons de l'humanité", déclare-t-il.

Des concerts, la remise de cadeaux dans les EMS et des services religieux sont prévus dans le cadre de cette journée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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