Rejoignez-nous

International

Guterres ouvre l'Assemblée générale de l'ONU

Publié

,

le

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a donné le coup d'envoi de six jours de discours. (©KEYSTONE/AP/RICHARD DREW)

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déploré mardi un "monde de plus en plus chaotique" à l'ouverture de l'Assemblée générale annuelle de l'organisation. Il a regretté que "le multilatéralisme soit autant critiqué au moment où il est le plus nécessaire".

"Parmi les pays, la coopération est moins certaine et plus difficile. Les divisions au sein du Conseil de sécurité sont graves", a-t-il résumé, le visage grave, en donnant le coup d'envoi de six jours de discours des 193 pays formant les Nations unies.

Au Conseil de sécurité, sur les deux sujets phares de la semaine - Iran et Corée du Nord -, les 15 membres de la plus haute instance de l'ONU ne parlent pas - ou plus - d'une même voix.

Si les Européens sont d'accord pour réduire l'influence iranienne au Moyen-Orient, ils sont en profond désaccord avec Donald Trump sur sa rupture avec l'accord nucléaire de 2015. Et si 2017 a vu un Conseil unanime sanctionner à trois reprises Pyongyang, la Russie et la Chine réclament de plus en plus ouvertement à Washington (qui refuse) des gestes pour enclencher une dénucléarisation de la péninsule coréenne.

"Aujourd'hui, l'ordre mondial est de plus en plus chaotique, les relations de pouvoir sont moins claires, les valeurs universelles s'érodent", a égrené Antonio Guterres d'un ton pessimiste. Et d'évoquer "les principes démocratiques attaqués, l'Etat de droit sapé, l'impunité en développement". "Plus le monde est connecté et plus les sociétés sont fragmentées", a aussi déploré le Portugais.

Incapacité à mettre un terme aux guerres

Certes, le monde devient "multipolaire", "mais la multipolarité n'est pas en soi une garantie de paix ou de solution globale aux problèmes", a-t-il estimé. "Aujourd'hui, avec les changements dans les équilibres de pouvoir, les risques de confrontation pourraient s'accroître".

"Nous devons renouveler nos engagements en faveur d'un ordre reposant sur des règles, avec les Nations unies au centre", a-t-il réclamé, en appelant à restaurer la confiance des peuples en un avenir meilleur.

"Notre incapacité à mettre un terme aux guerres en Syrie, au Yémen et ailleurs est un scandale", a-t-il aussi lancé. "Le peuple Rohingya est exilé", "les Palestiniens et les Israéliens demeurent dans un conflit sans fin, avec une solution à deux Etats qui s'éloigne", s'est aussi insurgé Antonio Guterres.

Le secrétaire général a enfin estimé que les efforts pour limiter le réchauffement de la planète -"une menace directe pour notre existence" - étaient largement insuffisants. "Nous devons être plus ambitieux et faire preuve d'une plus grande urgence", a-t-il demandé.

(ATS / KEYSTONE - AP - RICHARD DREW)

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Le chanteur américain R. Kelly reconnu coupable de crimes sexuels

Publié

le

Le chanteur R. Kelly a été reconnu coupable d'exploitation sexuelle de jeunes. Sa peine sera prononcée plus tard. Il risque la prison à vie (archives). (© KEYSTONE/EPA/TANNEN MAURY)

La star américaine déchue du R&B, R. Kelly, a été reconnue coupable lundi par un tribunal de New York d'avoir dirigé pendant des années un "système" d'exploitation sexuelle de jeunes, dont des mineures.

Durant les six semaines de procès à Brooklyn, neuf femmes et deux hommes ont déclaré à la barre que R. Kelly avait abusé d'eux sexuellement, décrivant des viols, des prises de drogues forcées, des situations d'emprisonnement ou encore des faits de pédopornographie.

L'artiste de 54 ans, connu pour son tube mondial "I Believe I Can Fly", a également été reconnu coupable par le jury du tribunal fédéral de Brooklyn de toute une série de crimes sexuels, dont celui de "trafic sexuel".

Robert Sylvester Kelly était jugé depuis plus d'un mois notamment pour extorsion, exploitation sexuelle de mineur, enlèvement, corruption et travail forcé, sur une période allant de 1994 à 2018.

L'ex-étoile afro-américaine du R&B, portant veste et cravate, n'a pas manifesté d'émotion particulière à l'énoncé de sa culpabilité. Masqué, il s'est contenté de baisser la tête et de fermer les yeux. Tout au long du procès, il était resté mutique. L'un de ses avocats, Deveraux Cannick, a déclaré à la presse qu'ils étaient "déçus du verdict" rendu par un jury de cinq femmes et sept hommes et qu'ils envisageaient de faire appel.

Condamnation en mai

Comme c'est très souvent le cas dans la procédure pénale aux Etats-Unis, la condamnation à une peine de prison sera rendue bien plus tard, en l'occurrence le 4 mai 2022 pour R. Kelly déjà en détention provisoire. Il risque la prison à vie. R. Kelly est accusé d'avoir perpétré ces crimes en toute impunité, profitant de sa notoriété. Il a toujours nié les faits.

Ce procès est considéré comme une étape majeure du mouvement #MeToo: c'est la première fois que la majorité des plaignantes sont des femmes noires et qu'elles accusent un artiste noir.

Les débats se sont rapidement concentrés sur le "système" qu'avait mis en place R. Kelly pour attirer à lui de très jeunes femmes et les agresser sexuellement, avec la complicité de son entourage, comme dans une sorte d'entreprise mafieuse, selon l'accusation. "Ce n'est pas un génie. C'est un criminel. C'est un prédateur", avait affirmé la procureure adjointe Nadia Shihata dans son réquisitoire la semaine dernière.

Nombre de victimes ont raconté avoir rencontré la star lors de concerts, durant lesquels elles s'étaient vu confier un petit morceau de papier avec les coordonnées du chanteur par son entourage. Il pourrait faire quelque chose pour leur carrière musicale, leur promettait-on.

Au lieu de cela, les victimes se sont fait "endoctriner" dans le milieu sordide de R.Kelly, ont accusé les procureurs de Brooklyn, forcées à des rapports sexuels avec le chanteur et maintenues dans ce système par des "mesures coercitives".

Droguée et violée

Six femmes sont au centre de l'affaire. Parmi elles, Sonja, une stagiaire d'une radio locale, qui a confié s'être rendue depuis l'Etat américain de l'Utah jusqu'au studio de R. Kelly à Chicago, pensant qu'il lui accorderait une interview.

La jeune femme a raconté qu'elle s'était retrouvée piégée par ses associés dans une pièce sans fenêtre pendant plusieurs jours, avant qu'on ne lui donne à boire et à manger et qu'on la drogue. Elle a dit s'être réveillée sans sous-vêtements, en voyant R. Kelly remettre son pantalon.

Une autre femme a raconté que R. Kelly l'avait forcée à avorter, étant tombée enceinte de lui mineure. Quatre femmes ont affirmé qu'il leur avait transmis un herpès, sans leur avoir dit qu'il souffrait de cette maladie.

L'avocate Gloria Allred, qui représentait trois des six plaignantes, a prévenu que le verdict contre R. Kelly devait servir d'exemple pour tous les gens connus qui se servent de leur "notoriété pour faire de leurs fans des proies". "La question n'est pas de savoir si la loi va vous rattraper. Mais quand".

R. Kelly n'en a pas fini avec la justice: il est aussi inculpé d'agressions sexuelles à Chicago et dans les Etats de l'Illinois et de New York.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Une oeuvre composée par un noir, première historique au Met

Publié

le

Le Metropolitan Opera de New York a retrouvé la scène et le public lundi soir pour une première historique: une oeuvre composée par un musicien noir, le trompettiste Terence Blanchard. (© KEYSTONE/AP/Jason DeCrow)

Après un an et demi de rideau baissé à cause du coronavirus, le Metropolitan Opera de New York a retrouvé la scène et le public lundi soir pour une première historique: une oeuvre composée par un musicien noir, le trompettiste Terence Blanchard.

En 138 ans d'existence et malgré de grands compositeurs afro-américains aux Etats-Unis comme William Grant Still, la prestigieuse maison n'avait jamais porté sur scène l'un de leurs opéras.

C'est chose faite lundi, avec "Fire shut up in my bones" de Terence Blanchard, trompettiste de jazz reconnu et célèbre pour avoir écrit les bandes originales de nombreux films de Spike Lee.

Le livret, écrit par la cinéaste américaine Kasi Lemmons, est inspiré des mémoires de Charles Blow, un chroniqueur du New York Times qui raconte son passage à l'âge adulte en tant que garçon noir dans le sud des Etats-Unis, aux prises avec le racisme, les mauvais traitements et la découverte de sa sexualité.

Symbole

Fin 2019, le Metropolitan Opera avait fait cette annonce sans préciser quelle place prendrait cette oeuvre, déjà jouée à Saint-Louis (Missouri), dans sa saison. Un an et demi plus tard, et après l'affaire George Floyd, le Met la met à l'affiche de sa réouverture post-Covid, en faisant un symbole encore plus important.

Cela "dépasse ma personne" avait confié à l'AFP le musicien de 59 ans, récompensé 11 fois aux Grammy Awards et nommé aux Oscars, y voyant un signe qui "en dit plus long sur ce qu'il se passe dans notre pays et dans le monde de l'art".

En plus du Lincoln Center et ses 3.800 sièges, où le Met Opera se produit, la représentation a été diffusée simultanément à Times Square et sur la scène du Marcus Garvey Park, à Harlem.

Pendant la pandémie, le Met, premier employeur des Etats-Unis dans le domaine du spectacle vivant avec plus de 3.000 salariés, a aussi dû faire face à de longues négociations sociales, sur fond de baisses de salaires, pour pouvoir reprendre.

Un accord a finalement été trouvé à la fin du mois d'août: il prévoit des réductions de salaire pour les musiciens, la direction s'engageant à en rétablir une partie quand les recettes de billetterie atteindront 90% du niveau d'avant la pandémie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Ashleigh Barty forfait pour Indian Wells

Publié

le

Ashleigh Barty ne sait pas quand elle rejouera. (© KEYSTONE/EPA/JASON SZENES)

L'Australienne Ashleigh Barty, no 1 mondiale, a renoncé à participer au tournoi WTA 1000 d'Indian Wells, qui débute dans 9 jours, ont annoncé les organisateurs, sans en préciser la raison.

La Japonaise Naomi Osaka (7e) et l'Américaine Serena Williams ont déja annoncé qu'elles ne participeraient pas non plus au tournoi californien, initialement programmé en mars mais décalé à l'automne en raison de la pandémie.

Barty reste sur une élimination prématurée à l'US Open, où elle s'était arrêtée au 3e tour, battue par l'Américaine Shelby Rogers. Lauréate de Wimbledon en juillet, elle avait manqué l'occasion d'enchaîner avec un deuxième Grand Chelem.

Elle avait expliqué "ne plus avoir assez de forces physiques ou mentales dans le réservoir" durant ce match.

Sa saison 2021 n'en reste pas moins réussie, après une année 2020 durant laquelle elle n'avait quasiment pas joué, faisant le choix de rester en Australie durant la pandémie de Covid-19.

De retour sur les courts cette année, la joueuse de 25 ans est revenue à son meilleur niveau, remportant outre Wimbledon, les tournois de Miami, Melbourne, Stuttgart et Cincinnati, sans avoir pris le temps de revenir dans son pays depuis février.

Qualifiée pour le Masters féminin, qui a été déplacé de Shenzen en Chine à Guadalajara au Mexique en raison de la pandémie, sa participation n'en reste pas moins très incertaine.

"Juste effrayant"

Son entraîneur Craig Tyzzer a expliqué récemment que la joueuse avait "besoin de faire une pause". De plus, selon lui, "ce n'est pas facile d'aller jouer ce tournoi au Mexique et d'ensuite revenir en Australie avec deux semaines de quarantaine obligatoire".

Tyzzer avait au passage critiqué le choix de déplacer le Masters dans une ville "à 1500 mètres d'altitude. "Ils utilisent des balles sans pression qui volent. Si vous les utilisez dans des conditions normales, elles ne rebondissent pas. Des conditions inconnues, dans un pays où elles n'ont jamais joué, je trouve que c'est juste ridicule. Comme spectacle, c'est juste effrayant."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Rever pour Kim Clijsters lors de son nouveau retour

Publié

le

A nouveau un revers au premier tour pour Kim Clijsters. (© KEYSTONE/AP/Kamran Jebreili)

Kim Clijsters (38 ans) a de nouveau été battue pour un de ses retours sur le circuit. La Belge s'est inclinée 3-6 7-5 3-6 contre la Taïwanaise Hsieh Su-Wei au 1er tour du tournoi WTA de Chicago.

Clijsters, ancienne no 1 mondial et vainqueur de quatre tournois du Grand Chelem, prenait part pour la première fois à un tournoi significatif depuis plus d'une année et sa défaite au 1er tour à l'US Open.

Clijsters s'était retirée une première fois du tennis mondial en 2007. Deux ans plus tard, elle revenait pour à nouveau quitter la scène trois années plus après l'US Open. La saison dernière, elle avait effectué quelques retours sporadiques. Mais elle a, chaque fois, connu l'élimination au premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Les homicides ont augmenté de 30% aux Etats-Unis en 2020

Publié

le

Les Etats-Unis ont enregistré plus de 21'500 homicides l'an dernier, en hausse de 30% sur un an, selon des chiffres du FBI (photo symbolique). (© KEYSTONE/EPA/MATT CAMPBELL)

Les Etats-Unis ont enregistré plus de 21.500 homicides en 2020, en hausse de 30% sur un an, selon des statistiques publiées lundi par la police fédérale (FBI).

Ce pic avait déjà été rapporté par plusieurs grandes villes mais il s'agit des premiers chiffres officiels et consolidés à partir des données de près de 16.000 des 18.000 agences des forces de l'ordre qui existent dans le pays.

Ils montrent que la hausse des homicides, particulièrement marquée à partir de juin, n'a épargné aucun pan du territoire américain, même si la Louisiane reste en tête des Etats les plus meurtriers.

Cette augmentation est la plus rapide depuis le début de la collecte des données par le FBI dans les années 1960 et porte le total des homicides à un niveau inédit depuis 25 ans, mais encore en deçà du pic des années 1980.

Effets déstabilisateurs?

Les experts peinent à expliquer ce phénomène que certains lient à la pandémie et à ses effets déstabilisateurs, tandis que d'autres insistent sur l'impact des grandes manifestations contre les violences policières ou sur la hausse des ventes d'armes à feu.

Selon le rapport du FBI, 77% des homicides ont été commis avec des armes à feu en 2020, contre 74% en 2019.

La police fédérale n'a pas encore publié de données pour 2021 mais les chiffres préliminaires communiqués par les grandes villes du pays ne montrent pas de reflux.

Il y a eu 6,5 homicides pour 100.000 habitants en 2020 aux Etats-Unis. A titre de comparaison, il y en avait eu, en 2018, 35 au Mexique, 27 au Brésil, 8 en Russie et 1 en France ou en Allemagne, selon les derniers chiffres de la Banque mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Les étoiles vous apportent des idées auxquelles vous n’aviez pas pensé. Notez-les, si vous ne pouvez pas les réaliser immédiatement.

Les Sujets à la Une

X